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Christian Lemarcis

lundi 25 février 2008


Compagnie Artistique du Sud Aquitaine : C.A.S.A.
2008 - 2012

Préambule

Il s’agit là d’une ébauche d’un constat objectif qui devra être enrichi par les interventions et les travaux des différends acteurs culturels afin de déboucher sur un projet qui sera remis au maire, en mars 2008.

Introduction

Le spectacle vivant dans l’agglomération paloise est constitué d’un réseau de compagnies professionnelles et amateurs qui produisent et diffusent des spectacles sans coordination dans une communication désordonnée et insuffisante. En effet, trop ponctuelles, trop éparpillées, elles manquent cruellement de cohésion et de synergie.

Par ailleurs, il n’existe pas - en dehors de la musique autour de l’Orchestre de Pau et des pays de l’Adour - de volonté de programmation ambitieuse (avec éducation des jeunes publics et formules attrayantes d’abonnement).

Ainsi le Théâtre et la Danse ne sont guère diffusés auprès du grand public et sont souvent l’objet de manifestations confidentielles réservées à un auditoire d’happy-few (exemple : la scène conventionnée du Saragosse).

Nous sommes loin d’une ambition culturelle populaire insufflée par une volonté politique.

Cette situation est nuisible aux artistes locaux (qui s’éloignent de la ville) et aux citoyens qui n’ont guère accès à cette ouverture d’esprit que propose le spectacle vivant.

Par cette vacuité culturelle, Pau jouit aujourd’hui de la honte et du ridicule nationaux.

Triste constat pour la « vie rêvée des villes » privée de rêve !

PROJET

La Compagnie Artistique du Sud Aquitain (CASA) développera son projet artistique autour des missions suivantes :

· la création artistique

· la programmation des spectacles

· la formation des acteurs et des publics

La création

La Casa sera constituée, dès sa création, d’une troupe permanente.

Qui dit spectacle vivant de création dit troupe permanente. Rappelons qu’à l’origine, les centres dramatiques nationaux ont été tous constitués autour d’une troupe d’acteurs et de techniciens, menée par un ou plusieurs metteurs en scène. Soucieux de retrouver une identité forte et de s’implanter en réseau, les directeurs actuels de centres dramatiques veulent recentrer leur institution sur la création et la présence permanente d’artistes, engagés au minimum à la saison (artistes qui seront des comédiens bien sûr, mais aussi, selon le projet de chaque maison, des auteurs, metteurs en scène, chorégraphes, compositeurs, vidéastes...).

Il existe des artistes de talent originaires ou vivant à Pau, certains ont du s’expatrier, d’autres rêvent de s’y établir. La compagnie permanente constituée d’une dizaine d’artistes, recrutera ses membres parmi ces palois - présents ou futurs - disponibles et enthousiastes. Cette troupe aura pour ambition de se développer et de se composer, dans un juste équilibre, d’artistes confirmés auxquels se joindront des plus jeunes, issus de différentes écoles spécialisées dont celle ouverte par ses soins localement (ouverture de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse à l’Art Dramatique).

Cette troupe aura vocation à travailler non seulement pour ses créations, mais aussi avec des artistes invités à créer dans une démarche d’ouverture et de diversification. Les comédiens, étroitement associés au fonctionnement de la compagnie, interviendront dans les actions de formation auprès des apprentis acteurs et des jeunes publics. La création s’articulera essentiellement autour de la mise en relief d’un répertoire qui permettra au public du Béarn d’accéder à des œuvres qui lui sont actuellement confisquées.

Il est effarant en effet de constater combien les enfants de Pau et de son agglomération, qui étudient en classe avec profit Molière, Racine et Marivaux, comme tous les élèves de France, ont de difficulté à assister à la représentions vivante de ces textes. La mission originelle de la Casa sera de palier cette carence. Il s’agit là d’un véritable service public !

Fort de cette démarche, la Casa ne s’interdira pas pour autant la création d’œuvre nouvelle, d’auteurs francophones ou non.

Ainsi, sur la base d’un répertoire constitué tout à la fois d’œuvres connues ou nouvelles, il s’agira chaque saison de pouvoir initier une ou deux commandes de spectacles vivants à des artistes français, auteurs, chorégraphes ou metteurs en scène, extérieurs à la compagnie.

Par ailleurs, chaque saison verra la commande d’une création de petites formes itinérantes à destination des communes rurales du Béarn.

La programmation

Avant toute chose, la programmation sera faite en concertation et harmonie avec les autres acteurs culturels, notamment avec l’Orchestre de Pau, le festival Pluriels et les autres lieux. Il importe en effet d’offrir aux palois une offre culturelle diversifiée et non concurrentielle, la plus large possible.

La programmation de la Casa respectera un équilibre entre le répertoire classique et moderne.

Cette programmation sera présentée dans les structures existantes de l’agglomération paloise, qui seront gérée par la Casa, jusqu’à - si nécessaire - l’ouverture d’un lieu propre (lieu ayant vocation à devenir une scène nationale).

Au théâtre Saint-Louis :

Ø Deux à trois fois par mois : une grande œuvre du répertoire

Ø Une fois par trimestre : invitation d’une compagnie extérieure

Ø Chaque semaine durant l’année scolaire : une matinée classique

Au théâtre Saragosse :

Ø Chaque semaine : une soirée poétique, musicale et/ou chorégraphique (voire mélange des genres)

Ø Un week-end par semaine : un séminaire

Ø Des répétitions ouvertes

Aux Abattoirs :

Ø Des résidences mensuelles de compagnies lointaines

Ø Une fois par mois : une lecture ou répétition ouverte d’œuvres nouvelles

Ø Une ou deux fois par an : une création d’auteur vivant

Au théâtre de verdure :

Ø Des animations estivales en tout genre

Dans la cour du château :

Ø Une grande évocation historique (en liaison avec le festival de Gavarnie)

Outre ces spectacles (avec décors et proscénium), présentés à Pau même, la Casa proposera des spectacles itinérants de structure plus légère, reposant sur un concept de politique culturel des villages.

Amener au théâtre les gens qui s’en tiennent éloignés sera une mission orgueilleuse de la Casa. En effet, elle doit d’abord être un centre dramatique de proximité et d’irrigation du goût du spectacle sur le territoire. C’est ce qu’on appelle :

"Comédie des villes, Comédie des champs".

En outre, les compagnies indépendantes auront toujours accès dans la programmation de la Casa, dès lors qu’elles proposent un vrai projet culturel professionnel et rigoureux.

Plus de spectacles amateurs, plus de productions de collèges et autres écoles commerciales de danse, plus d’arbres de Noël et manifestations en tout genre et sans genre dans les lieux gérés par la Compagnie (il y a d’autres endroits pour les accueillir : maison des jeunes et de quartier notamment), mais des spectacles professionnels choisis afin de mieux coproduire et accompagner ces compagnies, et de développer notre mission de pôle de ressource et de diffusion de l’action culturelle. Cela sera d’autant plus nécessaire et utile que les relations avec les compagnies paloises seront fréquentes et rapprochées : échanges, interactions, partenariats...

Par ailleurs, la Casa pratiquera des échanges avec d’autres scènes nationales et portera ainsi dans d’autres régions le lustre de notre cité.

Enfin, il appartiendra à la Casa de relancer le festival de Pau, autour d’une idée neuve, par exemple un festival des théâtres européens (concept qui n’existe pas ailleurs).

La formation

La formation des acteurs

La formation professionnelle initiale est assumée efficacement pour la musique et la danse par l’Ecole Nationale de Pau. Il conviendra de lui associer un centre de formation d’art dramatique et aussi de lui rattacher l’école du cirque.

En effet, le sud-ouest de la région Aquitaine doit se pourvoir d’une politique d’actions en matière d’apprentissage professionnel. De ce fait, la création d’une unité de formation sera créée autour des axes prioritaires suivants :

Développement de la conscience de l’humain par l’implication et la pratique.

Réalisation de savoir faire et travail d’expression et d’écriture.

Mis en œuvre des valeurs du travail collectif.

Recherche d’un vrai professionnalisme dans le champ théâtral

Encouragement à l’expression de soi et à la recherche personnelle dans le domaine théâtral.

Projet pédagogique

Trois années durant, deux fois six élèves s’exerceront, jour après jour, au métier de comédien, soutenus, accompagnés, guidés, par des de professeurs (chant, danse, acrobatie, coaching corporel, yoga, clown, kendo, dramaturgie,...) et d’intervenants artistiques (pour des stages d’interprétation de deux à six semaines). L’enjeu de la pédagogie n’est pas tant de leur enseigner un savoir, que de leur transmettre quelques valeurs, quelques repères, pour leur permettre de construire, eux-mêmes, leur chemin d’artiste, d’hommes et de femmes de ce temps.

L’Ecole se voudra ancrée dans la ville : représentations dans les collèges et lycées de l’agglomération paloise, lectures ou représentations organisées dans les hôpitaux, en service de gériatrie ou pédiatrie, en psychiatrie, dans les maisons de retraite, lectures publiques présentées au théâtre Saragosse ou à la Centrifugeuse. Toutes ces propositions mêlant les élèves et les membres de la Compagnie permanente, ces derniers devenant par ailleurs enseignants.

Insertion professionnelle

Une institution dramatique, qui possède une Ecole de formation, se doit de favoriser l’insertion professionnelle des artistes qu’elle a formés. La Casa continuera à leur sortie de formation à aider ces jeunes comédiens à trouver leur juste place dans le paysage culturel, régional et national, soit en suscitant des rencontres avec d’éventuels futurs employeurs, soit en leur proposant, autant que possible, des périodes d’emplois longues et régulières dans l’une des créations de la Compagnie.
Pas de spectacle sans public !

Or, si le public se gagne, il ne se fidélise qu’en s’étant formé à la profession de spectateur.

Il doit donc se mettre en place une communication permanente entre la Casa et son public. Cependant, le public béarnais ne fréquente guère les salles de théâtres. Depuis la fin du festival de Pau, le désert théâtral s’est encore accru. Il y a donc tout un travail initial de séduction et d’apprentissage à initier. Au fil de notre parcours de recherches et de créations, une convergence d’objectifs culturels se développera.

Le travail en direction des établissements scolaires du Béarn s’ajoutera aux actions menées et décrites ci-dessus. Elaboration lente et patiente d’une culture théâtrale, découverte du spectacle vivant et de ce qui s’y rapporte, affirmation du sentiment critique constituent les principes fondateurs. Les instruments proposés dans le cadre pédagogique seront :

rencontres avec les artistes dans les classes, ateliers, stages, répétitions ouvertes, visites techniques ; mise en relation avec les artistes ; répétitions ouvertes ; lieu de ressource et de conseil pour aider les enseignants désireux de mettre en place les dispositifs d’éducation culturelle et artistique proposés par l’Education Nationale (Classes à Projet Artistique et Culturel, itinéraires de découverte, ateliers artistiques...) ; diffusion de petits spectacles dans les établissements scolaires, lectures ; confection de décors et de costumes par les lycées professionnels. L’équipe de la Casa de Pau bâtira un théâtre citoyen.

Il sera par conséquent fondamental de créer les passerelles avec le public par un esprit d’ouverture, un dialogue permanent, un débat sans cesse reconsidéré de nos choix et de nos orientations. Le dialogue doit être réellement la méthode de travail de la compagnie qui doit considérer son auditoire comme un public-spectateur certes, mais surtout comme un public-citoyen, dans l’esprit des pères fondateurs de la Décentralisation, Vilar, Copeau, Dasté...

" Le théâtre ne cessera jamais d’exister, parce que l’homme ne pourra jamais cesser de vivre sans l’angoisse de sa propre connaissance, sans la nécessité existentielle d’être, à la fois, spectateur de soi et spectateur de ses actions. L’art du Théâtre se nourrit de ses composants psychiques, et ainsi peut renaître millénaire après millénaire et il continuera d’exister tant que l’Être humain restera le fruit naturel de l’amour" (Iakovos Kampanellis, dramaturge grec).

- par Christian Lemarcis


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Votre commentaire



> Christian Lemarcis
25 février 2008, par didier  

c’est fou comme le théâtre déchaine les passions et les articles fleuves. je ne vais jamais au théâtre. Ca m’ennuie. Je préfère le cinéma. Alors adaptons le théâtre à son public...

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par Jacques Saury  

    Ce n’est pas uniquement de théâtre qu’il s’agit ici. Mais de mettre en place une vraie politique pour le théâtre.

    Adapter le théâtre à son public ? Question importante. Mais d’abord, quel public, puisque nous remarquons qu’il est bien rare. Ensuite, comment l’ "adapter" sans le dévoyer, sans lui ôter ce qui fait la magie du spectacle vivant, de l’instant, du verbe, du jeu etc.

    Si le Moïse de Michel-Ange ne plaît pas, doit-on raboter le marbre, trancher, cisailler, pour lui donner la superbe et beaucoup plus publique apparence de... Carla Bruni ?  smiley

  • > Le slip du cerveau électoral par BEROU
    26 février 2008, par Le journaliste d’investigation  
    Le slip du cerveau électoral par BEROU

    Le slip du cerveau électoral par BEROU

    (Théâtre de campagne électorale)

    Résumé

    Une nouveau parti politique (secte) préconise le slip sur la tête pour cacher le cerveau, pendant les campagnes électorales

    Avec un remerciement particulier à Philppe Absous .../... Extraits

    Berou - Et alors ? Pourquoi mon slip ne serait-il pas religieux ?

    Urticant mort de rire - Un slip ? Religieux ?

    Berou - Et alors ? Pourquoi pas ? Le slip est avec le cheval le meilleur ami de l’homme ! Toujours au contact !

    Urticant se retenant de rire - Le slip est comme le cheval ?

    Berou - Si je vous le dis !

    Urticant toujours au bord de l’éclat de rire - Evidemment, si vous me le dites ! Et quelle religion ce meilleur ami de l’homme symbolise t’il ?

    Berou - Ah ! Enfin une question intelligente ! Il était temps ! Urticant - Merci !

    Berou surveille la réaction de Urticant - Je professe le couillisme !

    Urticant prêt à exploser de rire - Non ?

    Berou - Si !

    Urticant mort de rire - Le couillisme ?

    Berou - Oui M. l’hérétique ! Le couillisme ! La religion de la couille !

    Urticant mort de rire - Ah ! Non ! Arrêtez, je vais mourir de rire !

    .../...


    S’il faut faire du théâtre pour cacher l’info. Allons y !

  • le Slip du Cerveau Electoral de Berou !
    26 février 2008, par Aristote  

    Didier,

    Va voir le Slip du Cerveau Electoral de Berou !

  • > le Slip du Cerveau Electoral de Berou !
    26 février 2008, par Jerlau  

    Ci-dessous, un Post de Bernard Boutin datant de l’époque où AP faisait un vrai job d’information.

    La Foundry : secte s’il en est, ou en est-elle à Pau ?


    Les dossiers d’A@P > Aménagement - Urbanisme - Grands projets Vous en avez beaucoup comme cela, M. le Maire ? mercredi 13 septembre 2006 par Bernard Boutin

    Vous venez de nous confirmer que La FOUNDRY doit 165 388,04 euros d’arriérés de loyers à la CDA (Sud-Ouest du 13septembre).

    Après le trou d’hier du FiPau (plus de 1,2 million d’euros - pas tous dû à la ville, heureusement), on peut se demander combien de sociétés gravitant autour du PBC sont « plantées » et doivent à la CDA des arriérés ?

    Souvenons-nous que le PBC est un échec commercial. Toutes les sociétés en place pour le faire tourner et le commercialiser doivent connaître de graves difficultés et donc de l’argent à leurs fournisseurs dont la CDA.

    À quand un bilan « public » sur le PBC ? À quand une enquête interne en profondeur sur les disfonctionnements du projet ?

    Quant à La FOUNDRY, je me souviens que quand la Mairie a annoncé sa venue avec « tambours et trompettes », j’avais lu, sur le site américain de la « société », de longs monologues pas très clairs et constaté surtout une absence totale de chiffre et bilan !

    Aujourd’hui, vous nous dîtes ne pas savoir quelle est l’activité précise de La FOUNDRY ? Mais qui est donc allé la chercher aux USA ?

    -  par Bernard Boutin

  • > le Slip du Cerveau Electoral de Berou !
    26 février 2008, par Jerlau  

    Palois allez voir sur ce site ce que disait AP sur les NPM, il y a maintenant bien longtemps.

    Depuis que ce site a été fagocité par les pro-bayrou, les animateurs AP n’informent plus, hors les DATA-JOKE.

    Des questions ont-elles été posées à Bayrou ?

    Y a t -il eu des réponses ?

    Ce sont les futures Nouvelles Pratiques Municipales. un gout de déjà vu si Bayrou et élu

    Alors tous oeuvrons pour que Bayrou ne soit pas élu !


    Ce que disait AP, il y a fort longtemps !

    comment l’argent public est utilisé. NPM et « l’Ecole Citoyenne »

    L’ensemble des services municipaux travailleront à la préparation de modules d’informations sur leurs activités réciproques et ouvriront leurs portes aux Palois qui le désirent à des journées d’information sur leurs missions municipales.

    Cette « école citoyenne » permettra de valoriser le travail fait par les équipes municipales et favorisera les échanges entre celles-ci et les Palois. En début de mandature, cette école sera spécialement dirigée vers les nouveaux élus.


    Incroyable !

    Les Animateurs d’AP ont écrits cela il y a bien longtemps.

    Quand est ce qu’ils fermeront le site ?

    On prend les paris ?

  • > Que d’incohérence chez certains !
    26 février 2008, par Jacques Saury  
    Que je sache, le nouveau maire n’est pas encore élu et ces NPM n’ont pu être mises en pratique par qui vous citez ! Ce ne sont que procès d’intention, tout ce que vous racontez là, et n’a strictement rien à voir avec le passionnant sujet de Ch. Lemarcis ! C’est minable.

  • > Que d’incohérence chez certains !
    26 février 2008, par Jerlau  

    Jacques Saury,

    Vous vous adressez à Micheline ou à Jerlau.

    C’est Lemarcis qui a écrit les NPM ?

    Quel salmigondis !

    Vous voyez un footeux s’entrainer dur

    Pensez vous qu’il pourra jouer le lendemain au rugby.

    Il y a un esprit du jeu, un esprit des textes, un esprit des comportements.

    AP est un exemple d’un certain salmigondis !

  • > Que d’incohérence chez certains !
    26 février 2008, par Jacques Saury  
    Vous écrivez ici sous et après l’article de Ch. Lemarcis et lui répondez. A votre non-sens vous ajoutez la mauvaise foi. Je le redis : c’est minable.

  • Le bedeau et sa cloche
    26 février 2008  
    à Jerlau, mon ami

    Un bedeau, fier de sa natale cloche,

    Se prenait pour le meilleur sonneur

    Du Béarn. Gouvernant dièses et croches,

    Il sonne, sonne de tout son cœur.

    Quelle joie de le voir à l’ouvrage !

    Le curé en était tout remué :

    « Dieu, bombonnait-il, est juste et sage ;

    Il sait, dans sa grande charité,

    Donner de la joie au misérable.

    Mon bedeau et sa cloche sont gais.

    N’y voyez-vous pas l’un des effets

    De la Providence charitable ? »

    La Providence ayant entendu

    Les paroles de ce bon apôtre,

    Fatigué de l’un, lasse de l’autre,

    Pour éviter tout malentendu,

    Fit fondre la cloche en canon

    Plus gros que Berthe de Mayence.

    Depuis lors notre maître sonneur

    Se prend pour le plus grand artilleur

    De France.

    Il canonne, canonne, nom de nom !

  • {{Le Bérou et sa Pioche}}
    26 février 2008, par Docteur Watson  

    Le Bérou et sa Pioche

    Un Berou, fier de sa natale pioche,

    Se prenait pour le meilleur défloreur

    Du Béarn. Gouvernant dièses et croches,

    Il sonde, sonde de tout son cœur.

    Quelle joie de le voir à l’ouvrage !

    La bonne du curé en était tout remuée :

    « Dieu, bombonnait-elle, est juste et sage ;

    Il sait, dans sa grande charité,

    Donner de la joie au minou consécrable.

    Mon Bérou et sa pioche sont gais.

    N’y voyez-vous pas l’un des effets

    De la Providence charitable ? »

    La Providence ayant entendu

    Les paroles de cette bonne des nôtres,

    Fatigué de l’un, lasse de l’autre,

    Pour éviter tout malentendu,

    Fit fondre la pioche en téton

    Plus gros que Tertre de Jouvence.

    Depuis lors notre maître sondeur

    Se prend pour le plus grand titilleur

    De France.

    Il calçonne, décalçonne, téton de nom !

  • Le petit pois du cerveau électoral de Jerlau
    26 février 2008, par CV  

    La nouvelle lubie de Jerlau, ce sont les data-joke... smiley

    Je prends celui-ci au hasard, mais on les trouve maintenant dans presque tous ses messages !!!

    Si on pouvait m’expliquer ce que sont les data-joke.... !!!!! smiley

  • > Le petit pois du cerveau électoral de Jerlau
    26 février 2008, par Jerlau  

    CV,

    La Data-Joke, c’est un petit pois qui existe pour fausser le cerveau électoral.

    Tu remarqueras que depuis quelques jours,semaines, tout au moins depuis que la censure n’est plus totale sur ce site, les articles mis en un une, ou en page d’accueil n’ont qu’un lointain rapport avec les élections municipales.

    Tu remarqueras qu’il y a des rafales de petits posts qui font plonger dans les profondeurs les posts que AP veut qu’on ne voit pas trop.

    Tu remarqueras la profusion de posts poétiques.

    C’est cet ensemble que j’apppelle Data-Joke ( comme informations pour plaisanter ) qui est un dérivé de DATA-Jockey, lui-même dérivé du Disc-Jockey bien utile dans une boîte.

    Tu remarqueras aussi qu’on pose des questions de fond à Bayrou depuis longtemps et qu’on attend toujours les réponses.

    Alors place aux Data-Jokes ! Pour une censure subtile !

    JS en raffole !

  • > Le petit pois du cerveau électoral de Jerlau
    26 février 2008, par CV  

    1) parce que les palois ont un lointain rapport avec les élections cantonales par exemple ??? Tiens !.... smiley

    2) les posts apparaissent là où les posteurs veulent les mettre ! petits ou grands

    3) des posts poétiques ?... ben pas les vôtres assurément ! pourtant, un peu de douceur dans ce monde de brutes... smiley

    4) Data-machin-chose... c’est donc bien ce que je pensais : une invention jerlauesque qui n’a pas beaucoup de sens smiley

    5) Les questions à Bayrou, pourquoi n’allez-vous pas les lui poser lors des réunions à Pau ? ah ! vous ne pouvez y aller ?.... smiley faites-le donc à Paris, alors ! Je n’ai pas remarqué que Bayrou intervenait sur ce site.

    6) Votre paranoïa de la censure commence vraiment à être lassante et sans aucun fondement. Sinon, il y a bien longtemps qu’on ne vous lirait plus ici.

  • Le petit pois du cerveau de Jerlau
    26 février 2008, par J-P.  
    s’il écrivais le français un peu mieus, sens toute ses faute, peutètre qu’il panserai mieus

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par micheline  

    Moi c’est pas dans ce sens que je lis cet article.

    Une salade sans gout et uniforme : Mettez tous les légumes et autres ingrédients savoureux dedans (peu importe lesquels tant qu’ils sont du secteur culturel) et faite une bonne grosse sauce qui tache et bien grasse afin de lier le tout. Vous obtenez une bonne salade culturelle, avec un peu de tout pour que ça plaise à tout le monde. La bonne grosse sauce qui lie les ingrédients entre eux uniformise tout ce qui pourrait ce distinguer en saveur ou en originanlité. Et voila, le tour est joué.

    Régalez vous de ce qu’on vous fait miroiter comme une salade culturelle extraordinaire smiley

  • > La vue culinaire de la culture selon Micheline : Un vrai régal, simple et onctueux !
    26 février 2008, par Jerlau  

    Micheline,

    Les felochs !

    Il leur manque plus qu’un slip sur la tête.

    C’est ce qui arrive à l’intellectualisme de la culture. A force de vouloir tout cacher le ridicule descend du ciel, tout seul.

    Micheline, remettez en nous une couche pour le dessert ?

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par D’Alembert  

    C’est très sévère, Micheline, pour l’intéressante contribution de Christian.
    -  "peu importe lesquels tant qu’ils sont du secteur culturel". Ça, c’est votre caricature. Ca n’a rien à voir avec les idées de Ch. Lemarcis. Il y a bien autre chose que votre raccourci. Dommage de régler son compte comme ça à son effort constructif

    Ce serait intéressant que vous développiez vos idées

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par Jerlau  

    Micheline,

    Pour te remonter le moral, va voir le Berou qui avait lu Daudet.

    Ca en vaut le Minou !

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par Faya  
    Avançons au lieu de faire du vent

    L’article de christian Lemarcis, me fait penser à de la confiture à des cochons.. Oui, on a là des idées, ou en tout cas déja une idée, pourquoi pas avancer ensemble pour l’améliorer, proposer d’autres projets, y greffer des projets en cours, etc etc...

    au lieu de ça on a des gens, qui râlent... ceux qui regrettent, à leur âge, de ne pas avoir été des punks à la bonne époque et qui quand on pense ’OUI’ vont nous prouver que ’NON’...

    Merci à Christian pour son article, merci à ceux qui veulent faire avancer le spectacle vivant à Pau.

    et Tant pis pour ceux qui préfère contribuer à l’essort du MEGA CGR que de faire vivre des artistes palois.

    PS : J’ai pas compris le rapport entre Bayrou et l’article de Ch. Lemarcis.

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par CV  

    Oui, vous avez raison Faya, on se laisse polluer par certains et on tombe dans le piège : difficile de ne pas répondre aux énormités !

    C’est là qu’il faudrait une intervention des modérateurs pour remettre un peu de discipline dans les sujets et ne pas tout mélanger.

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par D’Alembert  

    ah, CV... si A@P modère, il se fait traiter de censeur et pire !! alors... Tout le monde modère, mais A@P c’est des "fachos", comme le dit si sottement et honteusement un intervenant.

    Je n’ai pas envie de salir mon clavier en écrivant son nom... surtout à la suite du mien !

  • > Christian Lemarcis
    26 février 2008, par Jean  

    A@P continue d’être un lieu de libre expression, ce me semble.

    Les quelques posts insultants ou inadéquats sont le prix à payer pour cela.

    Les "boules puantes" ne manqueront pas de surgir en fin de campagne, dans les boites aux lettres et sur les forums.

    Mais bon ! Cela fait partie du jeu et chacun fera la part des choses.

  • > Christian Lemarcis
    12 mars 2008, par la buse  
    En effet Jean, il est indispensable de garder A@P car c’est l’un des rares voire le seul site à proposer un forum sur la ville de pau. Alors je crois que si on exagère, si on vomit sur tout et tout le monde, on aura plus la possibilité de dire ce qu’on pense, meme quand ce sera positif. C’est si facile de critiquer ! Personne ne réouvrira un tel lieu de parole sur pau, cela me parait bien clair. A moins que Jerlau ne se décide ! (rires) la buse

  • > Christian Lemarcis
    12 mars 2008, par D’Alembert  

    Ces relents de poujadisme sont étonnants, décoiffants. .

    Mais ils ne se rendent compte ni de ce qu’ils disent ni de ce qu’ils entraînent de rejet global de l’"Établissement" comme dit quelqu’un.

    Oui, les candidats sont ambitieux, orgueilleux. Oui, ils veulent le pouvoir ! ET ALORS ? Ils sont candidats pour ça ! Pour l’exercer ! Et ceux qui vomissent sur eux ici iront mettre un bulletin dans l’urne dimanche.

    Et qu’ils ne répondent surtout pas qu’ils ne le feront pas ! Ou alors, ils ne méritent pas la démocratie que ces mêmes candidats leur offrent !

  • > Christian Lemarcis
    25 février 2008, par Hélène Bonnefoy  

    A Christian Lemarcis pour la future Compagnie Artistique du Sud Aquitain

    Et A TOUS MES AMIS :

    ARTISTES, COMEDIENS, BENEVOLES D’ASSOCIATIONS CULTURELLES ET SOCIALES, DIRECTEURS DE COMPAGNIES, METTEURS EN SCENE, REGISSEURS, PERSONNELS DES THEATRES ET SALLES DE SPECTACLE MEDIAS :REDACTEURS, CHEFS D’ANTENNES ENTREPRENEURS D’IDEES, CONCEPTEURS D’EMOTIONS ARTISTIQUES, FABRICANTS DE LIEN SOCIAL AU GRAND COEUR SPECTATEURS ACTIFS et en DEVENIR !

    Bonjour,

    Je me sens bien concernée par l’ébauche et les réflexions de cet article de Christian Lemarcis.

    La future CASA dont j’apprécie l’avancement des travaux mais dont malencontreusement je n’ai pas eu connaissance avant ce papier (fort généreux du reste) mais reçu le 25 février dans Alternatives Paloises, semble vouloir consulter les acteurs actuels. Comment faire si la restitution en mairie doit avoir lieu le mois prochain ????

    Comment envisagez-vous de solliciter les acteurs du tissu culturel actuel de la Communauté d’Agglomération qui, malgré tout, existent et qui ont peut-être aussi des idées, des envies, des énergies et qui se battent dans l’ombre pour promouvoir leur créations et faire bénéficier de leurs capacités de formation. Entendez-vous les associations qui se sont mises en demeure de réussir le pari de faire créer en collaboration des amateurs adultes ou enfants et des professionnels ? De former des publics à l’école du spectateur... ?

    Notre ville et notre région ne manquent pas à proprement parler de compétences artistiques. Ce qui manque me semble-t-il et que nous constatons année après année sans réussir à débloquer la situation, c’est une CONCERTATION généreuse, une cohérence en matière de politique culturelle, une ligne générale correspondant à des attentes formulées des publics potentiels et les acteurs au sens large du terme : ceux qui offrent leurs efforts dans la perspective de communiquer leur enthousiasme artistique.

    Le spectacle vivant et les arts de la scène doivent pouvoir toucher toutes les couches de la société. Il ne s’agit pas comme on le prône souvent, de la gratuité de spectacles par exemple, il s’agit d’une éducation au sens large du terme. La possibilité de recréer du lien social par l’accès à des "chemins de traverse" respectant les différences des publics et des acteurs et s’en nourrissant.

    Le conseil général lors de l’opération "Les Ateliers de la Rénovation" avait, il y a quelques années, donné l’occasion d’un travail remarquable de réflexion commune entre les acteurs culturels du département.

    Les participants, très nombreux sur un nombre très important de réunions, ont dit, montré, et détaillé le potentiel de ces forces de création.

    Malheureusement, l’exploitation de ces travaux considérables a été beaucoup trop limitée...

    Comment une telle idée n’a ˆt-elle pas donné plus de fruits ??? "L’état des lieux" constaté lors de ces ateliers sur le plan culturel était d’une très grande richesse et d’une grande générosité.

    Quand on est malade, un diagnostic fait par des "experts, s’avère nécessaire. Grâce à ce diagnostic, les remèdes et la posologie sont prescrits pour entamer la guérison. Parfois, elle n’est pas immédiate mais c’est vers elle qu’on tend.

    L’état des lieux qui se doit de précéder toute action de "construction" de tout type que ce soit, contient dans ses lignes, le schéma directeur d’une politique globale. On y voit les offres aussi bien que les besoins explicites.

    On voit aussi que certains lieux manquent cruellement pour permettre ce travail de fond réalisé très souvent par des bénévoles dont on entend dire qu’ils sont indispensables et incontournables, ou dont n’entend rien dire du tout, ce qui n’est pas de bon augure !

    Chacun voudrait sans doute être compris même s’il est conscient qu’un travail selon des priorités peut le mettre de côté quelques temps. Cependant l’absence de communication permanente suscite un tel sentiment de frustration que les acteurs, au lieu de mutualiser leurs potentiels, se referment sur eux-mêmes et tentent de survivre par tout les moyens. Sans doute cette situation développe-t-elle des capacités et des compétences particulières comme l’art du contournement d’obstacles ! Mais la plupart du temps elle est stérile et détourne l’énergie et le potentiel artistiques au profit d’un état de tension peu productif.

    Toutes ces associations pour ne parler que d’elles, qui donnent, avec leur tout petits moyens, du travail à des artistes, en puisant , avec leur accord, dans les fonds personnels des "meneurs de jeu", toutes ces structures qui sont en état de bataille pour réussir à dépasser des difficultés énormes, ne constituent-elles pas un "patrimoine" respectable à entretenir et protéger ? Nul n’est indispensable mais toutes ces associations ont leur utilité et mobilisent une belle partie de la population. Elles sont une force évidente.

    Peut-on leur donner la parole avec de véritables experts et modérateurs extérieurs pour faire un travail de fond ? Je suis sans doute très utopiste, mais j’ose y croire !

    Bien cordialement à vous tous et n’attendez pas que ma date de Péremption soit atteinte pour me donner la réplique.

    Hélène Bonnefoy

    Directrice artistique et fondatrice de l’Atelier Musique et Voix de Pau en 1993

    (Si vous souhaitez recevoir notre newsletter ou venir nous rejoindre le lundi soir au grand ch˛ur : helene.bonnefoy@orange.fr)

    Wikomedia...pourquoi pas ?
    25 février 2008  

    en tout cas une ébauche intéressante, bravo Christian ! En espérant que ton implication ne nous prive pas d’un bon joueur dans le futur smiley Paolo BOI

       
     
     
     
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