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Obama : Qui l’eut cru ?

mercredi 5 novembre 2008 par Bernard Boutin


Pour avoir vécu 2 ans dans l’Amérique raciste du Sud profond, à la fin des années 70, l’élection de Barak Obama, 44e Président des Etats-Unis pourrait me surprendre. Et bien non !

C’était vite oublier qu’en près de 40 ans, la composition sociale du pays s’est profondément transformée avec une immigration qui a fait gagner au pays 100 millions d’habitants durant la même période ; immigration planétaire mais toujours moins WASP (white anglo-saxon protestant).

Dernièrement Condoleezza Rice et Colin Powell nous avaient montré que des Blacks, fils d’immigrés jamaïcains dans le cas de Colin Powell, pouvaient accéder aux plus hautes fonctions.

C’est ça le rêve américain. Tout est possible.

La grande tâche originelle du racisme qui marqua la fondation de ce pays s’effacera-t-elle pour autant ?

Quand à notre pays où les blacks, beurs, jaunes sont rarement en fonction, notre pays , promoteur de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, il a beaucoup à apprendre en matière d’ascenseur social. Les seuls blacks, beurs, jaunes que vous voyez aux manettes sont presque toujours nommés (pour l’image), rarement élus...

S’il est une autre leçon à retenir (pour nous autres français) de l’élection de Barak Obama, dont le père était Kenyan, c’est bien celle de l’extraordinaire vitalité de l’ascenseur social des Etats-Unis.

- par Bernard Boutin


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> Obama : Qui l’eut cru ?
7 novembre 2008, par P. AUZAT-MAGNE  

Obama : Qui l’eut cru ?

Moi, je le croyais, et je le soutenais depuis une année, mais son directeur de campagne passait son temps à me demander des sous...

Je m’étais même fendu de deux photos de moi avec portrait du sénateur et ensuite avec son co-listier.

Obama (ou une de ses petites mains) s’est même fendu d’un courrier.

J’ai donc répondu que je soutenais, mais que je n’étais n’y américain, malgré mon prénom, n’y électeur, juste un "maudit français" qui avait de la sympathie pour sa "juste" cause pour avoir partagé ma vie avec une afro-américaine - une auteure universitaire de l’Ohio.

Le Docteur Trica Keaton, car c’est elle, est partie du bas de l’échelle sociale, et avec un emprunt de 250 000 FF, à l’époque, a pu financer ses études. Aujourd’hui, elle est directrice de son département. Pour une femme noire, et jeune, ce n’est pas évident aux USA, mais c’est aujourd’hui possible.

Mais pour cela, il a fallu de nombreuses luttes et 4 assassinats de leaders politiques américains de premier plan :

-  John Fitzgerald Kennedy,

-  Martin Luther King,

-  Malcolm X,

-  Robert Kennedy,

et beaucoup d’hommes noirs, et de femmes noires éxécutés, pendus, torturés...

Aujourd’hui, un homme blanc, une femme noire, ou l’inverse, ensemble est devenu possible.

Barack Obama est le fruit de cette union.

Plus que tous les chiffres d’endettement des USA, de coûts de campagnes, et autre babioles bonnes à remplir les journaux... La vraie victoire, c’est qu’un homme de couleur (peu importe la teinte) puisse accéder au pouvoir, dans un pays de racistes sur-armés.

24 heures (la série) et son président noir, David Palmer, ont certainement aidé à cette perception.

Nous avons vécu, pendant 8 années, avec un fasciste, et son gouvernement fascisant à la tête d’une démocratie.

Je n’en démords pas.

Une démocratie peut se donner un gouvernement fasciste, même si il peut sembler qu’un pays puisse avoir des institutions démocratiques...

Mensonges, coups fourrés, guerre contre des pays non bélligérants, spoliation du peuple, Presse aux ordres, etc.

Les idiots chercheront à nous convaincre que nous avons affaire à une démocratie, certains de nos dirigeants iront "lècher le cul" en allant dire que nous sommes "tous des américains".

Aujourd’hui, vous allez payer une guerre que vous n’avez pas faite.

Aujourd’hui, vous allez rembourser une récession, et un gaspillage planètaire de ressources épuisées.

Alors, bien sûr, j’applaudis à ce "nouvel" homme qui n’eut de cesse que d’avoir un discours réellement différent, pas comme notre Bayrou qui se dit "différent", et qui continue à faire pareil. (d’ailleurs un homme qui se prévaut d’Alain Juppé, peut-il être différent ?)

Ici, en France, après la victoire HISTORIQUE de Barack Obama...

Qu’avons-nous entendu : "l’homme noir" par ici, "l’homme noir" par là, etc...

J’aurais aimé entendre parler de ses compétences, de ses programmes, etc.

En tout cas, Monsieur Girouette, à l’Elysée, qui était super pôte avec G.Walker Bush, est devenu super pôte avec "l’homme noir"... Il a tout de même des points communs avec lui... N’est-il pas un descendant de hongrois ? Il pourra toujours faire sa prochaine campagne sur sa qualité de fils d’émigré marié avec une italienne... Nous l’avons échappé belle, elle aurait pu être "pizzaiola".

Bon, aujourd’hui, j’aimerai que le français lambda arrête de dire :

"le vendeur noir", "le journaliste de TF1 noir", "la présentatrice noire", etc...

Dit-on le journaliste blanc ? Non, nous disons P.P.d’A. ou Poivre d’Arvor.

Jamais votre interlocuteur ne se sent obligé de parler de la couleur du blanc.

Par contre, il se sent toujours obligé de parler de la couleur de l’homme venu d’Afrique, ou des îles.

J’ai remarqué, souvent le français, pour ne pas paraître RACISTE, ce qu’il est pourtant, va dire le "black", parce qu’il sent bien que

si il dit "le noir", il sera à juste titre étiquetté raciste.

Il y a quelques années, un village de normandie avait élu un maire, issu d’un pays africain. Toutes les presses en ont fait des gorges chaudes, puis quelques semaines plus tard... le soufflé s’est dégonflé, et notre société est retombée dans sa somnolence habituelle. Ces phénomènes sont comme les villages engloutis sous les eaux furieuses.... nous en parlons le temps que sèche la boue, et les larmes mélées...

Puis nous passons tout de suite, à autre chose de superficiel.

L’autre soir, sur le journal de France 3, je vois le "journaleux" qui interroge Rama YADE, notre si jolie ministre, sur monsieur Obama... Bon , Rama YADE est la bonne conscience à la fois du rêgne Sarkozy, mais aussi des ces journalistes à la noix. Le "journaleux" l’avanie de questions toutes aussi superficielles les unes que les autres, puis il l’expédie pour les restes de l’actualité, et qu’est-ce qu’ils ont collé juste derrière l’entretien "Rama YADE"... ?

"Je vous le donne Emile", comme dirait Coluche ?

La prise d’otages par les méchants Camerounais rebelles qui ont tué ou qui ont fait tué un "gentil prisonnier"...peut-être français, allez savoir !!!

Il y a des raccourcis qui font mal, comme lorsque McCain disait : "je vais le fouetter" en parlant d’Obama... Il y a des lieux communs qui ont la vie dure.

Un truc rigolo de Pehache : " pas vraiment inconnu, quand même, il était sénateur depuis 2004 ".

Qui se targue parmi nous d’avoir relevé les déclarations de Obama en 2004 ?

Ne jouez pas aux snobs maintenant, en faisant croire que vous vous intéréssiez à l’homme brillant de l’Illinois, ici en France.

Pour la majorité, vous n’êtes pas fichus de relever des phrases cruciales de nos députés et de nos sénateurs, ici en France... Combien êtes-vous, amis lecteurs, à regarder LCP, et à regarder les questions au Gouvernement, en direct de l’Assemblée Nationale, tous les mercredis ????

Qui savait que Obama était Président de la prestigieuse revue de Droit à Harvard ?

Peu.

Certains français, je dirais même la majorité, ne savent MÊME pas que des Madelin, Longuet, Juppé ont été membre du sinistre GUD. Alors comment pourriez-vous mieux connaître la vie de Obama avant qu’il démarre sa campagne, voici deux ans ?

Et, de grâce, arrêtez de dire Blacks, Beurs, Jaunes (ou Niakoués) à tout bout de champ. Quand j’entends ces expressions, j’ai l’impression d’être en Afrique du Sud dans les années 70. Et à l’Exposition Coloniale avant 1940...

P.AUZAT-MAGNE

Pau, Jeudi 06 novembre 2008

***************************

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    7 novembre 2008, par pehache  

    Bon, vous semblez en vouloir à la terre entière vous... (et vos histoires de poser avec le portrait d’Obama sont prêtent un peu à sourire...)

    Un truc rigolo de Pehache : " pas vraiment inconnu, quand même, il était sénateur depuis 2004 ".

    Qui se targue parmi nous d’avoir relevé les déclarations de Obama en 2004 ?

    Ne jouez pas aux snobs maintenant, en faisant croire que vous vous intéréssiez à l’homme brillant de l’Illinois, ici en France.

    Bien sûr que je ne connaissais pas Obama avant qu’il soit candidat aux primaires de son parti. Mais là n’est pas la question : ce qui compte n’est pas de savoir si les Français le connaissaient, mais si les américains le connaissaient. Et vu qu’il était sénateur depuis 2004, on ne peut pas dire que c’était un parfait inconnu.

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    12 novembre 2008, par P. AUZAT-MAGNE  

    Bonjour Pehache,

    Oui, j’avais eu envie de rigoler, et j’avais vu cette fille qui avait posé pour un des candidats dans des spots rigolos. Je me suis dit, si le nain de l’Elysée pose aux côtés du nain, scientologue en chef, Cruise, et de "Marcheur" Bush ; pourquoi n’irais-je pas faire, au bas mot, l’andouille pour Obama.

    Après, j’ai bien conscience que l’homme défendra les intérêts de l’Amérique et des Américains, redneck ou pas.

    Mais, je caresse l’espoir que ce nouveau président me rendra les américains moins "antipathiques"... Je ne me sens pas pour autant "américain" ; et je continuerai à détester certains mauvais comportements chez ce peuple.

    Un des seuls français, si j’ai bonne mémoire, qui avait relevé le discours d’investiture du sénateur Obama, en 2004, était Bernard-Henri Lévy (B.H.L. pour les intimes) dans son ouvrage "American Vertigo", édité chez Random House en 2006.

    Il y faisait un essai à la manière de :

    "De la démocratie en Amérique" de Alexis de Tocqueville.

    Pour ceux qui veulent lire A. de Tocqueville, je peux leur envoyer les deux tomes sous forme de eLivre. Ce philosophe politique a écrit un grand nombre d’ouvrages, j’ai aussi ses réflexions sur le Coran et les autres religions.

    Avant de nous séparer, voici une petite citation à méditer, sur l’ascension rapide des "grands" hommes... La chute peut être très dure... Et si jamais, Barack O. venait à être assassiné, il resterait Joe Biden.

    Sarah Palin n’a pas perdu le Nord, car elle s’est mise à la disposition du nouveau président, sacrée Sarah !

    Et non, je ne suis pas neurasthénique, comme la Madame Verdurin de Proust. Parfois, une petite mélancolie passagère, fugace, traverse mon esprit...

    P. AUZAT-MAGNE

    Pau, mercredi 12 novembre 2008

    **************************************

    << Ce qu’il faut craindre, ce n’est pas tant la vue de l’immoralité des grands que celle de l’immoralité menant à la grandeur. Dans la démocratie, les simples citoyens voient un homme qui sort de leurs rangs et qui parvient en peu d’années à la richesse et à la puissance ; ce spectacle excite leur surprise et leur envie : ils recherchent comment celui qui était hier leur égal est aujourd’hui revêtu du droit de les diriger. Il s’opère ainsi je ne sais quel odieux mélange entre les idées de bassesse et de pouvoir, d’indignité et de succès, d’utilité et de déshonneur. >>

    | Source : De la démocratie en Amérique

    TOCQUEVILLE (Charles Alexis Clérel de)

    **************************************

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    12 novembre 2008, par Science-Pau  

    "Pour ceux qui veulent lire A. de Tocqueville, je peux leur envoyer les deux tomes"

    non, non merci... ils sont dans toutes les librairies... en format éco-poche... PAM délire et se prend pour le sauveur de notre pensée...

    Eh, le gaucho : tu fais l’apologie du libéralisme, là, avec Tocqueville !

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    7 novembre 2008  
    eh bien PAM ? T’es neurasthénique, ce matin ? smiley

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    7 novembre 2008, par Le Pti K.(han I -you))  
    Obama au blanc des accusés, ou l’Amérique profonde in a black hole

    Tout ce que je crains pour cet homme c’est qu’il ne se fasse assassiner. Pour la suite, il reste à craindre que les politiques Etats-Usiennes ne fassent pas plus pour la démocratie (le bonheur des gens) qu’auparavant. L’argent et le pouvoir traversent les mandats (tiens) des élus sans distinguo, le yes you can remplira encore les jerricans des 4x4 yankees, chinois, hindous d’une eau interdite aux espoirs assoifés (may be une eau noire hiroshimiesque)... Passera le temps, tout empirera dans la soute à bagages si personne ne se met au charbon (noir et ardent). Pour l’instant, tirons une ligne (blanche), demain un trait (au fusain). En voiture, Simone, c’est Obama le pilote. God bless America.(Demain, le sujet sera Ying et Yang au pôle Nord)

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    12 novembre 2008, par P. AUZAT-MAGNE  

    YES, JERRY CAN !

    Obama, qui l’eut cruche, tant elle va à l’eau qu’elle se casse...

    Evidemment, que nous paierons encore pendant des années tout ce pétrole...

    Il suffit de voir tout ce peuple qui se presse au salon de l’automobile ou aux courses du Grand Prix de Pau...

    Nos peuples sont des victimes consentantes, et bèlantes...

    La subtilité du message : "YES, WE CAN". permet au candidat de dire le moment venu, si je n’y suis pas arrivé, c’est parce que VOUS n’avez pas fait l’effort avec moi...

    Le message est moins MEGALOMANE que si il avait dit : "YES, I CAN".

    La formule lapidaire est propre au système de propagande américain : souvenez-vous de l’affiche de l’Oncle Sam, pointant un doigt accusateur, et disant : "I WANT YOU", ou récemment le "THINK DIFFERENT" de la société Apple.

    Et pour avoir assisté à une de leurs Keynote, je peux vous confirmer que cela fanatise un public.

    Cette propagande étudiée fait de très beaux posters pour chambre d’adolescent(e)s boutonneux...

    Et, consciemment ou inconsciemment, nous relayons cette misère communicante ; ainsi chaque fois, que je vois, sur mon écran, la face cramée du publicitaire mondain, je ne peux m’empêcher de penser au sinistre Dr Josef Goebbels.

    P. AUZAT-MAGNE

    Pau - mercredi 12 novembre 2008

    **************************************

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    12 novembre 2008  

    "la face cramée du publicitaire mondain, je ne peux m’empêcher de penser au sinistre Dr Josef Goebbels."

    Là, ça ne va plus du tout, AuzatMagne...  smiley

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    12 novembre 2008, par Marj O’Ry  

    Être un "intelectuel" comme Patrick AUZAT-MAGNE c’est présenter un certain bagage de base, avoir étudié longuement les bons auteurs et accessoirement disserté dans sa thèse restée fameuse "A quoi servirait l’intelligence si l’imbécillité n’existait pas ?". C’est donc à ces divers titres que le Dr. P. AUZAT-MAGNE s’est vu offrir une tribune par Alternatives Paloises.

    Cer excellent PatAM, après un passage dans des instances accréditées de la République durant ses jeunes années, il a appris la sociologie des minorités ethniques opprimées par la France dans les oeuvres du Dr Trica Keaton, a correspondu avec le Vice-president in charge of contributions to the campaign (qui lui a envoyé un message standardisé dédicacé tellement c’est un mec éblouï), il a assisté (à la télé ?) à un Keynote meeting, et il manie le calembour au point de se faire rire lui-même "Obama a cassé la baraque" et il trouve encore l’énergie de nous distiller les réflexions profondes que lui inspirent ses nuits d’insomnie. Qu’il en soit ici remercié

    Pouvoir résumer en 20 mots les grands problèmes du moment comme il le fait le 12 novembre

    " YES, JERRY CAN !

    Obama, qui l’eut cruche, tant elle va à l’eau qu’elle se casse...

    Evidemment, que nous paierons encore pendant des années tout ce pétrole..."

    ce sont les propos d’un réel visionnaire comme on en avait pas vu depuis Pierre Dac “Quand on voit ce qu’on voit, que l’on entend ce qu’on entend et que l’on sait ce que qu’on sait, on a raison de penser ce qu’on pense.”

    Nous attendons désormais chaque jour la livraison de cet incomparable AUZAT-MAGNE dont les digressions avec leur style si particulier, avec les nuances subtiles d’une pensée si rapide et les commentaires d’autant plus définitifs que la matière lui est étrangère, augurent d’un brillant avenir politique pour peu que le site Alternatives Paloises ne ferme pas avant les prochaines élections et que les petits cochons ne le mangent pas d’ici là.

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    12 novembre 2008, par Science-Pau  

     smiley smiley smiley

    Marj O’Ry : smiley smiley smiley

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    12 novembre 2008  

    ça -> ""Obama a cassé la baraque"" J’avais même pas réalisé... c’est géant smiley

    Ou la nullité élevée au rang d’éditorialiste... smiley

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    6 novembre 2008  

    "notre pays , promoteur de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen"

    Totale confusion de qui n’y connaît rien.
    -  La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) est de 1789
    -  La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) est de 1948

    ce sont deux textes différents aux noms différents

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    9 novembre 2008, par Perplexe  
    Oh le nul !, il ne connait pas les espaces de Sobolev et n’a pas d’avis sur l’interpr�tation d’Oxford de l’intrication en m�canique quantique. Un nul je vous dis.

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    6 novembre 2008, par pehache  

    Comme beaucoup, j’aimerais croire que l’élection de Barack Obama tient avant tout à ses idées et à ce qu’il représente.

    Mais devant les chiffres de dépenses de campagne, on peut légitimement se demander si celui qui a gagné n’est pas tout simplement celui qui a récolté et dépensé le plus d’argent pour sa campagne : 2 à 3 fois plus par Obama que par McCain. Ce qui lui a permis de passer beaucoup plus de spots publicitaires que son adversaire.

    Les chiffres annoncés donnent le vertige en tous cas.

    Le point

    Le JDD

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    6 novembre 2008  

    c’est probablement plus simple que ça, Pehache.

    Il ne fait guère de doute que malgré ces sommes colossales, un Républicain eût gagné ces élections face à un noir. Le réflexe racial jouait. Sauf si...

    au point où en étaient sondages, études, analyses etc., tous les observateurs avisés sont d’accord depuis longtemps pour dire que si
    -  1 Rien ne se passait : Républicain élu
    -  2 Crise internationale : Républicain élu
    -  3 Crise intérieure : Démocrate élu

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    6 novembre 2008  
    c’est pour ça que Irak et Afghanistan ont été absents de la fin de la campagne

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    6 novembre 2008, par pehache  

    A voir...

    Combien de % de voix la crise intérieure a-t’elle "rapporté" à Obama ? Mais là c’est le jeu...

    Combien de % sa campagne flambante (flamboyante, aussi) lui a t’elle "rapporté" ?

    Difficile de dire...

    On me souffle dans mon oreillette cet autre article, ou la démocratie marketing.

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    7 novembre 2008  

    Intéressant cet autre article. Mais les recettes d’un succès sont-elles importables ? Le étatsunien réagit-il comme le français et son cartésianisme ?

    Le % rapporté par la crise ? il a été mesuré au fur et à mesure, dès le 15 septembre. Ce jour-là, l’avantage mou d’Obama (qui ne laissait rien présager de bon pour lui) a commencé à se confirmer...

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008, par pehache  

    C’est ça le rêve américain. Tout est possible. ... S’il est une autre leçon à retenir (pour nous autres français) de l’élection de Barak Obama, dont le père était Kenyan, c’est bien celle de l’extraordinaire vitalité de l’ascenseur social des Etats-Unis.

    Tout est possible, gagner au loto aussi. L’ascenseur social américain n’est-il pas en partie un mythe ? Voir : http://duarte.over-blog.com/article-22526434.html

    "Aux Etats-Unis, le rêve américain porte bien son nom. Un enfant né dans une famille à bas revenus n’a qu’une chance sur cent de finir parmi les Américains les plus riches. En revanche, 22 % des "dauphins" de riches Américains le demeurent. Les enfants de la classe moyenne, eux, sont un peu plus nombreux (39,5 %) à avoir un niveau de vie inférieur à celui de leurs parents qu’à monter dans l’échelle des revenus (36,5 %). Avant la crise actuelle, un nombre croissant d’Américains (16,6 % en 2003 contre 13 % en 1990) voyaient leurs revenus diminuer sensiblement d’une année à l’autre.

    En 2005, une enquête de la London School of Economics menée au Canada, en Allemagne, en Suède, en Norvège, au Danemark, en Finlande, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis avait même démontré que c’était dans ces deux derniers pays que la mobilité sociale était la plus faible."

    (la suite de l’article n’est pas tendre non plus avec la France, néanmoins)

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008, par pehache  

    Le lien vers l’étude de l’OCDE (organisation peu suspecte d’égalitarisme primaire) : http://www.oecd.org/document/9/0,3343,fr_2649_201185_41530761_1_1_1_1,00.html

    On y lit : "...la mobilité sociale joue moins dans les pays à fortes inégalités, notamment les États-Unis, l’Italie et le Royaume-Uni, alors que dans les pays nordiques, où les revenus sont répartis plus équitablement, on observe davantage de mobilité sociale."

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    6 novembre 2008  

    c’est probablement plus simple que ça, Pehache.

    Il ne fait guère de doute que malgré ces sommes colossales, un Républicain eût gagné ces élections face à un noir. Le réflexe racial jouait. Sauf si...

    au point où en étaient sondages, études, analyses etc., tous les observateurs avisés sont d’accord depuis longtemps pour dire que si
    -  1 Rien ne se passait : Républicain élu
    -  2 Crise internationale : Républicain élu
    -  3 Crise intérieure : Démocrate élu

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008  

    Les States ont choisi un président jeune, black et inconnu en politique. c’est une leçon...

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008, par pehache  

    Les States ont choisi un président jeune, black et inconnu en politique. c’est une leçon...

    Thierry Henry président smiley !

    (Obama : pas vraiment inconnu, quand même, il était sénateur depuis 2004)

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008, par Le Pti K.  

    Du coup Obama a la frite et Mac Caïn l’a dans l’Obaba-ma. smiley

    > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008, par Virginie P.  

    Moi j’y croyais !

    Excellente nouvelle du matin !

     smiley smiley

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008, par Virginie P.  

  • > Obama : Qui l’eut cru ?
    5 novembre 2008  
    super dessin smiley smiley smiley smiley smiley

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