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Jean ORTIZ

lundi 18 mai 2009 par Bernard Boutin


Rencontre avec un homme entier, riche en convictions et en luttes diverses : Jean ORTIZ, 43 ans de militantisme pour défendre la cause des pauvres et des ouvriers, pour réhabiliter la mémoire des républicains espagnols, pour développer son Festival « CulturAmerica ». Arrivé avec un peu de retard, je retrouve ce dernier en train de tracter à l’entrée de l’UPPA. Au charbon, comme toujours. Guevariste, il aime à perpétuer le personnage. Un engagé atypique.

Alternatives-Paloises - A Pau, dès qu’on pense à un combat, le nom de Jean ORTIZ vient à l’esprit. Cela commence comment ?
Jean ORTIZ - Je suis un fils de la classe ouvrière rouge du Tarn. Sur les bassins du Tarn et de l’Aveyron, à Carmaux, Mazamet, Castres, Decazeville, j’ai vu mourir au nom de l’Europe le textile, la métallurgie, la sidérurgie. Je suis engagé dans la résistance ouvrière depuis 1966.

Pourquoi cet engagement quand tellement d’enseignements, comme vous l’êtes, se laissent enfermer dans un « corporatisme de classe » ?
Je suis un fils de « guérillero », résistant au franquisme d’abord, à Vichy et au nazisme ensuite. Mon père à 18 ans était engagé auprès des républicains sur le front de Madrid. Communiste, à la chute de la République, il s’est retrouvé aux camps d’Argeles et de Barcarès. Il a été agent de liaison dans la résistance espagnole en France. A la fin de la deuxième guerre mondiale, il a voulu repartir au combat en passant par le Val d’Aran. Ma famille a laissé 7 fusillés sur la terre d’Espagne. A Decazeville mon père mineur puis maçon dans le Tarn, j’ai grandi la rage intacte du capitalisme. Fils de pauvre, il n’y avait qu’une solution pour s’en sortir : accéder à la culture et au savoir...
Cela explique mon combat pour maintenir de toutes mes forces l’UPPA, université de proximité, ouverte aux pauvres. Les fils de riches vont à Bordeaux, Toulouse ou ailleurs.

Vous êtes engagé dans les européennes comme candidat du Front de Gauche. Pourquoi cet engagement ? On est plus habitué à vous voir dans les combats locaux...
Nous venons de vivre « 20 ans de plomb » avec la loi du marché, de l’argent et le dépècement de l’Etat. On ne parle plus d’Etat et de régulation. La nouvelle plate-forme sociale est une bonne chose tout comme la redécouverte de la lutte des classes.

Mais la gauche semble à court d’idées au niveau idéologique...
Elle est creuse. Il lui faut élaborer en urgence des concepts nouveaux. Ségolène Royal est le niveau zéro de la pensée. Je n’ai pas compris l’engagement de Martine Lignières-Cassou derrière elle.

La gauche manque de rouge. Elle est mollassonne. L’essentiel, c’est le mouvement social. L’Etat doit aussi prendre toute sa place de même le service publique. Cela passe aussi par la nationalisation des entreprises qui doivent appartenir au peuple.

Vous êtes marginal en Europe...
Non, la contestation est massive en Grèce, en Italie, en Espagne et chez nous. Le capitalisme ne peut pas être régulé.

A Pau, l’UPPA vient de passer dans une zone de remous...

On sort de 15 semaines de luttes. Mais les examens finalement auront tous lieu. C’est une bonne chose. Je ne suis pas opposé aux pôles régionaux mais il faut que Pau ait toute sa place auprès de Bordeaux. Il ne faut absolument pas oublier les universités de proximité et maintenir le maillage national. Il a manqué une implication claire de nos élus. Rousset à Bordeaux a tardé à reconnaître à l’UPPA le statut de membre associé auprès de l’Université de Bordeaux. Martine Lignières-Cassou et François Bayrou n’ont pas eu d’initiatives claires pour défendre les universités de taille moyenne. L’université est lâchée, livrée à elle-même.

Il y a un consensus entre les partis « classiques ». Transformer les universités en entreprises. La privatisation est rampante. On va vers moins de contenu et de pensée critique.

Sarkozy a crée une cassure entre les chercheurs enseignants et le gouvernement. Son gouvernement est pétainiste, vichysiste...

Vous n’aimez pas le Sarkozy et que pensez-vous de Zapatero, issu du Parti Socialiste ouvrier Espagnol. Il a plus grâce à vos yeux. Il est descendant des « républicains » de la Guerre Civile...
Son gouvernement a fait beaucoup de concessions à la droite. Il a favorisé une bulle immobilière, la spéculation, la précarisation du travail. C’est là aussi un échec du modèle.

Il nous reste CUBA. Un succès ou un échec...
Castro a réussi tout d’abord à tenir 50 ans face aux Etats-Unis, face à 600 tentatives d’assassinat. C’est un référent en matière de résistance. Mais tout n’est pas parfait. Ce n’est ni paradis, ni goulag. Il a eu tord de passer de la dépendance américaine à la dépendance russe. Mais le niveau de santé et d’éducation est un de plus fort d’Amérique centrale et du sud.
Il a manqué à Castro un projet économique. Obama est une opportunité historique pour débloquer la situation.

Il n’y a pas une espèce d’ échec après tant d’années de combats...
En 73, je me suis présenté aux législatives à Castres. J’ai vite été échaudé par l’appareil et la politique politicienne. Je suis projeté dans le combat social de toutes mes forces et cela continue. Mais crier sa colère ne suffit plus, le mouvement social doit se politiser (d’où l’engagement de Jean Ortiz dans les européennes dans la liste du Front de Gauche pour le Sud-Ouest).

C’est pas trop dur, cette lutte perpétuelle...
Il ne faut pas tellement penser à soi. J’ai une éthique de l’engagement total. Je suis très guévariste. On ne peut pas faire semblant. Je milite au nom des miens. Je déteste l’eau claire et le rôle de l’intellectuel est de balancer le pavé dans la mare.

Un objet de fierté dans vos luttes...
Avoir contribué à récupérer la mémoire collective rouge des républicains espagnols en démarrant il y a 20 ans. Avoir réussi à mettre en cause l’amnésie, le pacte de l’oubli. Avoir favorisé le passage de témoin des vieux républicains.

Mais on n’est pas allé jusqu’au bout du travail. La loi de mémoire est incomplète. Il y a un trou noir sur environ 30.000 enfants arrachés à leurs familles républicaines et mis d’office dans des familles franquistes. Il y a aussi le travail des milliers d’esclaves, prisonniers de « guerre », exploités dans des grands chantiers jusque dans les années 60 à construire des canaux ou barrages en Espagne.

- Propos recueillis par Bernard BOUTIN.
 Jean ORTIZ n’a pas voulu les relire avant publication. Il était déjà reparti sur d’autres combats...

Pour Jean ORTIZ, la lutte ne s’achèvera jamais. Cela dit, qu’on on fait remarquer à Jean ORTIZ que le libéralisme scandinave est peu ou pas contesté, Jean ORTIZ est bien obligé de dire qu’il y a effectivement là un consensus social. Et, sur ses combats répétitifs, il lâche à un moment : « parfois, c’est lourd » et à propos de Cuba finit par dire : « le socialisme doit intégrer les libertés individuelles, de pensée, d’opinion ». Jean Ortiz n’a pas lâché « d’entreprendre ou d’entreprise ».

Pour mieux connaître Jean ORTIZ, lire son très autobiographique livre publié en France en Espagnol. Recueil de poème paru chez Atlantica où il apparait « fragile, vulnérable, noir, provocateur, rebelle, écorché vif ».


Festival CulturAmerica


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Votre commentaire



> Jean ORTIZ
22 mai 2009, par RV  

Est ce que je me trompe ? N’y avait il pas cet apres midi ici meme une intervention se referrant a l’Holodomor ukrainien reconnu comme crime contre l’humanite par le parlement europeen depuis fin 2008. Y aurait il une censure sur A-P ? Quelqu’un peut il me repondre ?

  • > Jean ORTIZ
    23 mai 2009, par Maximo  

    Non, non, tu ne te trompes pas, RV. Même que je l’ai lue et que je l’ai trouvée super intéressante car je n’en savais absolument rien !!

    Pourquoi enlève-t-on les textes intéressants et rares, ici ? Pourquoi me refuse-t-on d’apprendre quelque chose ?

    "Apprendre"... suis-je bête ! En règne dictatorial, c’est un crime smiley

  • > Jean ORTIZ
    24 mai 2009, par alain  

    Si vous avez fouille sur internet vous aurez probablement appris que le seul groupe a s’etre oppose a la reconnaissance de crime contre l’Humanite par le parlement europeen fut le groupe communiste. Tous les autres deputes l’ont approuve unanimement.

    Extrait d’un article de Benoit Hopquin paru dans Le Monde du 25-11-06 : "La gravité de la famine est cependant contestée par quelques historiens revendiquant leur fidélité communiste. "La Française Annie Lacroix-Riz, qui enseigne à Paris-VII, dénonce ainsi une "opération de propagande", "un bobard" et préfère évoquer "une sérieuse disette conduisant à un strict renforcement du rationnement" (Sur la "famine" en Ukraine en 1933 : une campagne allemande, polonaise et vaticane). Contactée par Le Monde, l’historienne n’a pas donné suite à notre appel".

    Suite aux ecrits de cette historienne, les Ukrainiens ont porte plainte pour negationnisme aupres du gouvernement francais. Ce fut immediatement une levee de bouclier de tout le ban et l’arriere ban universitaire communiste. Personnellement le parallele avec Faurrisson et le ban et l’arriere ban de l’extreme droite francaise me vient immediatement a l’esprit.

  • > Jean ORTIZ
    23 mai 2009, par pehache  
    Haem... Le message parlant de l’Holodomor (que je ne connaissais pas non plus) est toujours là, il n’a pas été supprimé.

  • > Jean ORTIZ
    19 mai 2009, par Gavroche  

    Si l’on en juge par le nombre de voitures garées sur le campus, il n’y a pas que des fils de pauvres à l’UPPA. Il y a aussi des enfants gâtés.

    Et si l’on publiait les statistiques sur l’origine sociale des étudiants ?

    > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par Femme nulle.  
    Quel niveau avez-vous ?

    Pour M. Ortiz, Mme Royal et Mme Lignères Cassou font partie des femmes qui ont un niveau zéro de la pensée .

    Heureusement, ce révolutionnaire relève le niveau à Pau et en France !

    Parions qu’il va faire gagner sa liste .

    > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par bertille  

    Moi,je dis BRAVO a Monsieur ORTIZ c’est un vrai militant de gauche ,n hesitant pas a payer de sa personne. Sa presence au Parti de Gauche m’a redonne envie d’aller voter aux Europeennes

    > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par pehache  

    "Propos recueillis par Bernard BOUTIN. Jean ORTIZ n’a pas voulu les relire avant publication."

    Ce qui est tout à son honneur... Tout comme le fait d’accepter les commentaires comme celui de Lou Tillou smiley

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009  

    Non, il s’en fout d’une publication petit-bourgeoise, PH, c tout !

    Le crois pas plus magnanime qu’il n’est, va, les conceptions de la liberté de la presse, chez ces gens d’extrême gauche, étant toutes... relatives ! smiley

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par pehache  

    Non, il s’en fout d’une publication petit-bourgeoise, PH, c tout !

    Si il s’en foutait tant que ça, il n’aurait même pas répondu aux questions de BB, non ?

    Le crois pas plus magnanime qu’il n’est, va, les conceptions de la liberté de la presse, chez ces gens d’extrême gauche, étant toutes... relatives !

    Si seule l’"extrême-gauche" avait ce travers, ça se saurait !

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par Vval  

    Mr Ortiz est prof ? IL enseigne quoi ?

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009  

    "Mr Ortiz est prof ? IL enseigne quoi ?"

    Le Commerce. La mairie est en train de réfléchir à la mise en oeuvre de sa thèse préconisant l’expropriation des commerçants privés et la municipalisation de leurs activités.

    C’est ça que vous aviez envie de lire, non ?

  • > Jean ORTIZ
    19 mai 2009, par Vval  
    Non, je veux juste savoir ce qu’il enseigne. Quand on se réclame d’une gauche radicale,comme lui, ce n’est que de la curiosité. Je suis curieux et je ne pense pas insulter quelqu’un en posant la question.

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par ltrobat  

    Le "libéralisme scandinave" c’est aussi et surtout la privatisation des postes, les dévolutions de service public aux entreprises privées, le chèque-éducation qui a permis le développement des écoles privées et la fermeture de 80% des lits des hôpitaux publics en Suède... Assez curieusement les sociaux-démocrates français passent ceci sous silence quand ils font l’éloge du "modèle suédois". Comprenez en tout cas qu’il s’agit d’un modèle de société qui ne fait pas rêver un véritable homme de gauche !

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par HBC  
    Il se trouve que le modele communiste que defend Jean Ortiz me fait encore moins rever : prisonniers d’opinion, tortures, massacres absence totale de democratie sont le lot commun dans ses regimes et il n’y a pas d’exception. Les seuls a en tirer quelques profits sont les membres du parti communiste. Pour les autres des conditions de vie tres souvent deplorables, tres souvent la misere. Oui il valait mieux etre pauvre en Europe de l’Ouest, dans des regimes tres souvent sociaux democrates que dans la patrie du socialisme.

  • > Jean ORTIZ
    19 mai 2009, par Alexandra  

    L’important c’est que c’est démocratiquement que les Suédois ont choisi ce qui leur convenait, abandonnant le dirigisme administratif et un peu du corporatisme syndical pour plus de responsabilités données aux hommes politiques élus. Qu’y a-t-il à leur reprocher ?

    Seriez-vous un adepte du centralisme démocratique pour vous étonner que ce ne soit pas un appareil de notables, syndicalistes et politicards, mais bien les citoyens de base qui ont fait ce choix ?

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par alain  

    Cuba : derniere dictature en Amerique Latine, plusieurs centaines de prisonniers politiques dans des conditions deplorables dont certains gravement malades, 300 a 400 000 departs clandestins ces dernieres annees, une economie exangue qui trouve une perfusion dans les subventions de Chavez. Il est beau le modele d’Ortiz

    Les defenseurs du regime dessortent toujours l’antienne de la sante et de l’education auxquels j’etait egalement sensible. Apres avoir lu des temoignages d’exiles souvent venus de la gauche, j’en suis egalement revenu et partage la douleur de tout un peuple soumis a un regime barbare d’un autre siecle. La recente crise financiere nous a montre ce qu’il y avait de pervers dans l’ultraliberalisme , la chute du mur de Berlin avait egalement 30 ans auparavant signe la mort de l’economie etatisee.

  • > Jean ORTIZ
    19 mai 2009, par bilou  

    "Apres avoir lu des temoignages d’exiles souvent venus de la gauche, j’en suis egalement revenu et partage la douleur de tout un peuple soumis a un regime barbare d’un autre siecle."

    arrêtes de lire et rends toi a Cuba,je reviens de Cuba et du brésil,j’y ai séjourné pendant un mois dans chaque pays( pas dans des tours opérator, mais chez les habitants.

    effectivement, il est vrai que pour nous occidentaux,leurs conditions de vie interpellent.

    en partageant leur vie au quotidien, je peux t’assurer que leur condition est assez loin du tableau que présente les médias français.

    pour rien te cacher, j’aimerai que nos médias,nous propose un reportage sur les ghettos français(eh oui, malheureusement ils existent) que sur un quartier de la Havane ou une favela.

    alors tu sais, si tu visites ces pays,sans arrières pensées politiques, tu te rendra compte par toi même que le tableau idyllique que nous présentent les médias français est souvent plus a charge.

    c’est bien connu en France pour évacuer un problème, on crée une commission, et nos médias utilisent le bon vieux principe "des reportages qui arrangent les politiques pour démontrer au bon peuple, qu’il y a plus malheureux que lui".

    rends toi sur place, et tu te fera ta propre opinion.

    a ton retour,tu ne peux être d’accord,mais ça peux enrichir ta réflexion.

    pour ma part, j’avoue que la désinformation active de nos politiques en place m’inquiète,pas pour moi,mais pour notre descendance,on les sait déjà endettés pour des décennies,on va pas les accabler encore plus en les privant de liberté.

    faisons le ménage chez nous, plutôt que chercher la paille dans l’œil du voisin.

    tu as le droit de ne pas être d’accord.comme toi je ne suis pas promoteur du modèle Cubain,mais tout n’est pas noir, ni tout blanc.

    Ortiz : sans l’offenser, on peut penser, qu’il ne connait pas AFFELOU.

    bien a toi

  • > Jean ORTIZ
    22 mai 2009, par alain  

    absolument d’accord Bilou tout n’est jamais noir ou blanc ; aussi j’ai bien precise que malgre l’absence totale de libertes, les centaines de prisonniers d’opinion (lisez les temoignages les concernant) des personnes fuyant l’ile par dizaines de milliers chaque annee (apres tout quel plus terrible constat) j’etais sensible a l’argument des defenseurs du regime cubain : education et sante jusqu’a ce que je m’y interesse de plus pres au travers du temoignage de refugies certains ayant ete longtemps des compagnons de route. Comme je n’ai ni le temps ni les moyens de me rendre sur place je m’informe en effet en lisant des temoignages, en discutant avec des personnes qui se sont rendus sur place je pense sans a priori.

    Personne ne nie (du moins je pense) les ghettos francais. Mais malgre ce que vous dites la presse, la television des reportages les montrent. Meme s’il existe des tentatives de les cacher de les minimiser la presse est libre et en parle. J’ai eu l’occasion de me rendre dans les pays de l’est avant la chute du Mur et la aussi j’ai vu beaucoup de misere et de mal etre, le tout accompagne de l’absence totale de liberte y compris de circuler (du moins en URSS), d’une terrible repression et de l’interdiction absolue de formuler la moindre critique sous peine au mieux d’emprisonnement au pire de deportation dans des camps. (lisez les heures noires du communisme ; terrible accablant) .

    Comparez les deux Coree ; Je suis sur qu’en Coree du Sud il y a des personnes dans le besoin. Qu’en est il en Coree du Nord alors qu’ils sont partis a peu pres du meme point dans les annees 50.

    Actuellement deux approches differentes apparaissent en Amerique du Sud : celle de Lula et celle de Chavez. Rendez vous dans 10-20 ans pour savoir quelle est celle qui aura sorti le plus grand nombre de personnes de la misere sur le long terme. Au Chili Bachelet qui a connu les prisons de Pinochet qui a vecu la repression dans sa chair directement et au travers de sa famille a fait le meme choix. L’histoire jugera. Je crois qu’elle a deja rendu son verdict sur l’economie etatisee que defend Jean Ortiz.

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009  

    Quelle présentation subjective de M. Ortiz ! Soutien fervent de la dictature cubaine dont il vente les prétendus mérites en faisant l’impasse sur ses crimes. Ce personnage à une mémoire sélective car rappeler celle des républicains espagnols en refusant de voir aujourd’hui les victimes du régime castriste, cela le décrédibilise. Par ailleurs, il est l’un des principaux acteurs des difficultés de l’UPPA en étant chaque année le premier soutien des blocages par une minorité extrémiste. Or il faut savoir que trois années successives de blocage font fuir beaucoup d’étudiants ayant des parents qui ont les moyens de les faire étudier à Toulouse ou à Bordeaux. Le nombre d’inscrits à l’UPPA a ainsi très nettement chuté depuis deux ans, ce qui mettrait cette université en péril si cette tendance se poursuivait. Un éclairage sur ce personnage qui méritait d’être apporté.

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par Maurice  

    M Ortiz dit "cela explique mon combat pour maintenir de toutes mes forces l’UPPA, université de proximité, ouverte aux pauvres. Les fils de riches vont à Bordeaux, Toulouse ou ailleurs"

    et si c’était que les "pauvres" souhaiteraient bien eux aussi quitter l’UPPA où ils sont les plus démunis et les premières victimes de cette politisation et du blocage

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par Lou Tillous  
    Moi, je ne vois qu’une solution, inspirée de celle de ses copains de l’ère stalinienne : une camisole et une place à Saint-Luc.

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par pehache  

    et si c’était que les "pauvres" souhaiteraient bien eux aussi quitter l’UPPA

    Exactement. En ce domaine le "combat" serait plutôt de faire en sorte que les "pauvres" puissent eux aussi choisir d’aller à Bordeaux ou Toulouse ou n’importe où ailleurs si ils le souhaitent. Le concept "fac locale pour les pauvres" part peut-être d’une bonne intention mais risque bien de finir en ghetto pour démunis transformés en "clientèle" captive.

  • > Jean ORTIZ
    18 mai 2009, par HBC  
    Tout a fait d’accord pour dire que cette presentation est vraiment subjective. La memoire de Jean Ortiz est egalement selective en ce qui concerne l’espagne republicaine puisque elle se reduit pour lui essentiellement a l’action du parti communiste espagnol oubliant le grand nombre de crimes dont ce parti s’est rendu responsable vis a vis d’autres republicains sur ordre du Komintern et de Staline. Oui M.Ortiz la liberte la democratie la liberte d’expression sont un combat de tous les jours et on ne peut pretendre defendre ses valeurs qu’en denoncant tous les regimes qui les bafouent. Cuba est tout de meme la derniere dictature americaine fuit chaque annee par des dizaines de milliers de personnes. Le dernier pays americain ou les prisonniers politiques se comptent par centaines ... et cela dure depuis 50 ans

  • > Jean ORTIZ
    19 mai 2009, par Lou Tillous  

    Lors des premiers jours de la parution de la tribune libre du camarade Ortiz, il s’intitulait "guévariste". Pourquoi cette timidité de violette ? Stalinien qui conviendrait mieux sent-il trop les remugles du Goulag ?

    La "rentoyne",comme on dit chez nous, que nous sert le camarade Ortiz, sur les Républicains espagnols, nous l’entendons depuis 1945.Dans la France d’aujourd’hui, un homme courageux a fait preuve de non-conformisme et d’honnêteté. Il s’agit de Michel del Castillo. Cet écrivain talentueux vient de publier chez Fayard : "Le temps de Franco" qui remet les pendules à l’heure. Et Michel del Castillo n’a aucune , mais alors aucune leçon à recevoir du camarade Ortiz. Fils d’une journaliste républicaine, il a été réfugié en France et il a mené une vie de bâton de chaise qui n’ a rien à voir avec le statut protégé de professeur d’université et d’agitateur professionnel, grassement payé par la république bourgeoise.

  • > Jean ORTIZ
    20 mai 2009, par Marc de Bernis  

    "aucune leçon à recevoir du camarade Ortiz".

    Cher "Lou Tillous", je vous retourne le compliment. Les participants à ce forum n’ont aucune leçon à recevoir de quelqu’un comme vous qui répond à la libre expression en prônant la camisole de force et l’enfermement psychiatrique (cf. votre message du 18 mai).

    Bien à vous.

  • > Jean ORTIZ
    21 mai 2009, par Simplet  

    La camarilla des "compagnons de route" est là pour défendre Monsieur Ortiz, qui prof, d’on ne sait quoi, est depuis des années l’agitateur permanent à l’université de Pau et contribue à sa perte. Sous prétexte de justice sociale, rêver de Grand Soir est prendre Che Guevara comme modèle serait risible si ce n’était pas si triste et même dramatique.

    Le devoir de mémoire existe aussi pour les victimes du communisme.

  • > Jean ORTIZ
    21 mai 2009  
    Simplet ? que voilà un pseudo qui sied bien à ce message...

  • > Jean ORTIZ
    21 mai 2009  
    En quoi est-il simplet ? Simple mais juste au contraire, bien que je n’en connaisse pas l’auteur ! Dites en quoi il est simplet, SVP ? Car, voyez-vous, nous sommes nombreux à penser comme lui.

  • > Jean ORTIZ
    22 mai 2009, par alain  
    Tout a fait d’accord simplet. De meme que La Communaute Europeenne a denonce les crimes contre l’humanite perpetres par les nazis, il est temps qu’elle denonce les crimes contre l’humanite perpetres par les regimes communistes. En Europe tout le monde sait qu’Hitler a extermine 7 millions de juifs en 10 ans, mais peu de personnes savent que Staline a extermine le meme nombre d’ukrainiens en seulement 2 ans.Un premier pas a ete fait le 26 octobre 2008 quand le Parlement europeen a reconnu l’Holodomor en Ukraine comme un crime contre l’humanite. De meme qu’en France le negationnisme contre les crimes nazis et l’holocauste est poursuivi, depuis le 28 novembre 2006, l’Ukraine a officiellement qualifié l’Holodomor de "génocide", prévoyant des peines pour négationnisme à l’encontre des personnes qui en discuteraient la nature. En Europe de l’Ouest, nous connaissons les charniers et les crimes commis par par les regimes fascistes, a l’est ils connaissent les charniers et les crimes, pour en rester la, commis par les regimes communistes. La difference entre les deux, c’est que ces derniers ont pu perdurer beaucoup plus longtemps.

  • > Jean ORTIZ
    22 mai 2009, par Vval  
    J’ai voyagé a Cuba il y a une dizaine d’années, la misère et la pauvreté, mais la fierté d’être cubain, se marient d’une façon difficile a comprendre pour nous européens. Certains me disaient que l’embargo americain etait la source de leurs problèmes et d’autres me racontaient qu’il n’y avait pas de peinture pour rénover leur maison, mais beaucoup pour ecrire sur des grands murs "la Revolution Vaincra". On buvait un verre ensemble, de toute façons. Il y a deux ans j’ai sejouné a Caracas, très different. Certains te disent être au bord de la guerre civile, et d’autres que grâce a Chavez la vie est belle. Même discour à peu près, suivant le camp où on se place, toujours est ’il que les investisseurs s’en vont les uns après les autres et ceux qui restent Chavez les privatise. En attendant l’insecurité est partout, partout sauf là où il y a beaucoup de touristes : Isla Margarita.J’y ai rencontré des entrepreneurs et des ouvriers issus de l’imigration grèque, libanaise, chinoise....De là a dire que dans les îles c’est toujours mieux ? Un chauffeur de taxi, descendant de portuguais , me racontait qu’il avait quitté Caracas a cause de la violence et qu’ici du fait de l’insularité tout est plus tranquile. Castro l’a compris, ils ne peuvent pas s’échapper, seulement au risque de leur vie, Chavez lui fait régner la police et l’armée. Les contrôles multiples et les fouilles au corps quand on est a l’embarquement sont inquietantes, pour nous européens, moi comme les venezueliens j’ai fini par les subir tranquilement et sans animosité. Force d’habitude. Tout ça pour dire que des personnes comme Mr Ortiz ont le droit, chez nous, de dire ce qu’ils aimeraient comme modèle de vie ; mais qu’on est en Europe ! la democratie les empêchera toujours d’aller trop loin. D’ailleurs beaucoup veulent venir vivre avec nous. Ce n’est pas pour rien.

  • > Jean ORTIZ
    22 mai 2009, par Vval  
    En relisant mon message, je me rends compte d’une erreur. A Cuba j’ai vu de la pauvreté et non de la misère, ce n’est pas la même chose, par contre, oui je l’ai vu au Venezuela, tant a Caracas comme ailleurs dans le pays.

  • > Jean ORTIZ
    28 mai 2009, par Doudou lapin  
    le but est atteint

    le pire, c’est qu’ Ortiz est déjà passé à autre chose....il doit bien rigoler s’il entend parler de tous ces messages .....le but est atteint ON PARLE DE LUI !

    moi, je l’aime bien cet agitateur intelloculturelpolitique, qu’est-ce qu’on s’ennuierait s’il n’était pas là !

    Doudou smiley

  • > Jean ORTIZ
    28 mai 2009  
    Oui c’est vrai Doudou et puis ca permet à Vval de raconter ses vacances.

  • > Jean ORTIZ
    3 février 2012, par tonica63  
    je viens d’assister hier, à Clermont au film doc sur le cargo winnipeg : très intéressant.par contre le débat qui suivait n’a été qu’un monologue enflammé de M. ortiz sur la politique française actuelle, peu en lien avec le thème du film !!! ce n’est pas la 1ere fois que M. Ortiz monopolise la parole et empêche tt intervenant de s’exprimer ! DOMMAGE

  • > Jean ORTIZ
    3 février 2012, par peyo  

    Le Winnipeg, une grande action de Neruda en 1939.

    Le compañero Ortiz en aura probablement profité pour déclamer l’oeuvre occultée (mais pas oubliée) de Neruda

    ode à Staline

    Staliniens. Nous portons ce nom avec orgueil.

    Staliniens. Telle est la hiérarchie de notre temps.

    Dans ses dernières années la colombe

    La Paix, l’errante rose poursuivie, se posa sus ses épaules

    et Staline, le géant, la porta à la hauteur de son front.

    Ainsi virent la paix les peuples éloignés.

  • > Jean ORTIZ
    4 février 2012, par AK Pô  

    Heureusement, Neruda , c’est aussi cela :

    Cuerpo de mujer, blancas colinas, muslos blancos,

    te pareces al mundo en tu actitud de entrega.

    Mi cuerpo de labriego salvaje te socava y hace saltar el hijo del fondo de la tierra.

    Fui solo como un túnel. De mí huían los pájaros

    y en mí la noche entraba su invasión poderosa.

    Para sobrevivirme te forjé como una arma,

    como una flecha en mi arco, como una piedra en mi honda.

    Pero cae la hora de la venganza, y te amo.

    Cuerpo de piel, de musgo, de leche ávida y firme.

    ¡ Ah los vasos del pecho ! ¡ Ah los ojos de ausencia !

    ¡ Ah las rosas del pubis ! ¡ Ah tu voz lenta y triste !

    Cuerpo de mujer mía, persistiré en tu gracia.

    ¡ Mi sed, mi ansía sin límite, mi camino indeciso !

    Oscuros cauces donde la sed eterna sigue,

    y la fatiga sigue, y el dolor infinito.

    Quant à Ortiz, si l’homme mérite le respect par son vécu, sa jeunesse, c’est un stalinien pure souche, qui ne laisse parler personne, et sans doute, n’écoute donc que lui. ( expérience personnelle, constat triste, lors du premier festival "culturamérica"). Trop d’égo détruit l’égalité, monsieur Ortiz. Tempo y tiempos, las palabras siguen suos caminos de verdades. smiley

  • > Jean ORTIZ
    4 février 2012, par Autochtone palois  

    Concernant l’aventure du Winnipeg, bateau affrété pour transférer de France vers le Chili des Républicains espagnols réfugiés en France, elle serait idéalisée à la manière de l’aventure de l’Exodus vers Israël, dans le film de Jean Ortiz.

    En effet le témoignage d’un Français ayant connu et parlé directement, au Chili, avec des passagers du bateau, corrige le message du film. Il l’a dit lui-même à Jean Ortiz : pendant la traversée, des bagarres ont éclaté entre communistes et anarchistes espagnols, se reprochant mutuellement trahison et échec de la lutte contre le coup d’état franquiste.

    Ce témoin, contrairement à Jean Ortiz n’a pas recueilli que des témoignages de seconde main, c’est-à-dire des descendants de passagers.

  • > Jean ORTIZ
    4 février 2012, par AK Pô  

    D’un point de vue extérieur mais non contradictoire avec Autochtone Palois, disons plus générique :

    On en revient à la seule et sans doute trop simple question, question d’hommes surtout, bien plus que de femmes, en ces termes :

    "que reste-t-il, de nos amours ? "

    La CIA ? Sebastian Piñera, avec 28% d’opinions favorables ? Michèle Bachelet ? Augusto Pinochet ? Ou Valparaiso, tout simplement ?

    Le véritable combat, c’est la poésie. Du moins, pour l’instant. Juste avant que ne passent les marchands de poudre aux yeux.

     smiley

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