Abonnement à la newsletter d'A@P

Votre email :

Valider
 

 

Le temps qu’il reste

lundi 24 août 2009


Le temps qu’il reste

Réalisateur et scénariste : Elia Suleiman
Avec : Elia Suleiman, Saleh Bakri, Amer Hlehel, Ali Suliman

Synopsis : De la création de l’Etat d’Israël en 1948 à nos jours, au travers de l’histoire de Fuad, un homme membre de la résistance palestinienne, se dessine la quête d’identité de son fils.
Ce bouleversement politique amène Elia Suleiman, acteur dans son propre film, à se poser une question : est-ce lui qui porte la Palestine là où il va, ou bien la Palestine qui s’étend au reste du monde ?...

 

En compétition à Cannes en 2002 avec Intervention divine, Elia Souleiman faisait alors entrer la Palestine au Festival. Très remarqué, le film était une variation pleine d’humour sur ce qu’il dénonçait comme la ghettoïsation des Palestiniens en Israël, en situant toute son déroulement dans un embouteillage à un check point. Il reprend son thème avec plus d’ambition et de maîtrise dans Le Temps qui reste, en étendant sa narration de 1948 à 2008 pour exposer la situation arabe en Israël.

Partant de la guerre sur laquelle s’est fondé l’Etat d’Israël, jusqu’à la seconde intifada, Souleiman, expose l’histoire d’une famille, sa famille, lui-même interprétant son propre rôle, une fois adulte. C’est dire si Le Temps qui reste est personnel, vécu de l’intérieur. Film militant certes, il n’en est pas moins mis en scène avec recul, grâce à l’humour incomparable de son auteur, déjà présent dans Intervention divine.
Divisé en quatre parties, il s’ouvre sur la mort du père et se termine sur celle de la mère. Aussi, Souleiman ne retrace-t-il pas l’histoire d’Israël vue du côté palestinien, il ne se veut pas didactique, mais expose le quotidien d’une famille, partie intégrante d’une communauté considérée comme minoritaire en son pays.
Il en résulte une suite de situations cocasses, sinon absurdes, que le cinéaste a interprétées à partir des carnets de souvenirs de son père, et de sa propre expérience familiale, avant de s’exiler volontairement pour 12 ans à New-York. Il émane alors une sorte de complicité, une identification conviviale, une intimité, comme si nous connaissions depuis toujours cette famille avec laquelle, nous, occidentaux, n’avons pourtant rien, au moins si peu en commun.
S’il y a de l’humour, il y a donc aussi cette poésie évidente d’Elie Souleiman, créateur d’un ton qui lui est propre et original, que confirme ce troisième film (le premier, Chronique d’une disparition ayant été réalisé pour la télévision). Mais avec trois films en quinze ans, il est aussi trop rare.

-Une critique de Marcel Hartmann


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 
 
 
Votre commentaire



   
 
 
 
Les rubriques d’A@P
Citoyenneté
A compte d’auteurs
"Arpenteurs sans limites"
"Les sorties de Michou"
"Un samedi par semaine - tome 2"
"Un samedi par semaine - tome I"
Au ras du bitume
Enquêtes
Evasion
Maréchaussée Paloise
A@P.com
Courrier d’e-lecteurs
Hommes et femmes d’ici !
Opinion
Portraits, Entretiens
Tribune Libre
Humeurs
La Charte d’A@P
Le défouloir !
Les cartons
Les cartons mi-figues mi-raisins
Les cartons rouges
Les cartons verts
Les Nouvelles Pratiques Municipales (NPM)
Vu dans la presse
”Les Causeries d’A@P”
Détente
Loisirs
Spectacles
Economie
Aéroport Pau-Pyrénées
Enjeux
Enjeux environnementaux
Enjeux européens
Enjeux sociétaux
Grand Pau
Lescar
Billère
Gan
Gelos
Idron
Jurançon
La CDA Pau-Pyrénées
Lons
Point de vue
Grands projets
"LGV des Pyrénées" : la desserte du Béarn et de la Bigorre
BHNS (Bus à Haut Niveau de Services)
Le "Pau-Canfranc", la Traversée Centrale des Pyrénées
Nouveau complexe aquatique de Pau
Nouvelle voie routière Pau-Oloron
Nouvelles Halles de Pau
Pau
Du Côté des Quartiers
La vie
Une idée pour la ville
UPPA
Politique
Forums des Partis
Politique locale
Politique régionale et nationale
Territoires
Aragon
Béarn
Bigorre
Espagne
Europe, Monde
Pays Basque, Euskadi
Pyrénées
 
   
 
  Envoyer à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)



[ Imprimer cet article ]
 


 
Autres articles

Pierre Palmade et Michèle Laroque "Ils se RE-aiment"
L’écume des jours
Le temps de l’aventure
Lendemains de fête
The place beyond the pines
Anne Sofie von Otter avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse
Sunderland
Memori Terhapus
Babx
"A Yiddishe Mame"
« Étudier, aimer, révéler, Pyrénéistes protestants au XIXe siècle »
L’avare de Molière
Jean Michel Pilc
Khaos
Laure O "La Femme "
Camille Claudel 1915
Les Amants Passagers
La nuit tombe...
Beijing Danse Theater
"Apache"



[ Haut ]
 

Vous pouvez afficher les publications de Altern@tives-P@loises sur votre site.

Site mis en ligne avec SPIP | Squelette GNU/GPL disponible sur © bloOg | © Altern@tives-P@loises