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Ô temps ! suspend ton vol

mardi 5 janvier 2010 par Georges Vallet


« La nécessité d’aller vite, toujours plus vite, balaie chaque jour nuances et subtilités conceptuelles.

Une dimension médiatique s’est développée : la volatilité. Pas seulement de l’information comme la logique du zapping, amnésie, curiosités éphémères, mais également des explications qui vont avec. Ces logiques bouleversent sans cesse le fonctionnement de l’économie, de la politique, de la production culturelle, etc.
Quelles logiques ? Celles de la vitesse et du nomadisme, de l’absolue précarité des concepts et des visions du monde. Confronté à une telle vitesse, le concept de vérité lui-même nous file entre les doigts. L’oreille collée au transistor, on n’entend plus guère que des vérités provisoires, changeantes et successives énoncées, souvent, par des experts autoproclamés. Jour après jour, quelque chose n’en finit pas de se diluer, de s’émietter, de se décomposer dans le paysage informatif. Les tiroirs s’ouvrent et se ferment aussi vite On pointe fugitivement l’explosion des inégalités, l’accroissement vertigineux du nombre de pauvres, la précarisation, etc. Puis, on oublie tout cela. Le noir redevient blanc !

La volatilité explicative est aggravée par une règle impérative : aller vite. On juxtapose dans les bulletins d’information, sur le même ton et dans la même phrase, sans ponctuation parfois, la souffrance d’un enfant , la nouvelle copine d’un joueur de foot ou les déboires du Cac 40 ! Dix fois par jour, l’auditeur entend la même injonction : le temps nous presse. Il faut précipiter le discours, accélérer et conclure un raisonnement, congédier nuances et subtilités conceptuelles : le temps nous presse.

Un tel sautillement langagier nous balade ainsi continûment entre une vérité et son contraire. Thèse et antithèse : ce qui désespérément nous manque, c’est la synthèse. »

L’impermanence explicative. D’après Jean-Claude Guillebaud

J’ai trouvé ce texte intéressant et d’une brûlante actualité. Une telle évidence ne peut que perturber profondément notre conscience citoyenne ; nous devenons incapables de juger avec discernement, de la justesse, de la valeur des projets présentés, de défendre enfin une politique sensée, un choix justifié ; nos moyens d’expression sont mis sous contrôle, nous sommes toujours trop longs, trop explicatifs ; il faut des flashs, des jugements de valeurs sans preuves.

Pour beaucoup d’historiens de la pensée scientifique, cette situation n’est pas conjoncturelle mais structurelle ; elle est le résultat d’une évolution du transfert de l’information, depuis le paléolithique. Au cours de l’évolution biologique, les caractères nouveaux obtenus, soit par mutations, soit par reproduction sexuée, doivent attendre une génération pour se retrouver, par hasard, dans une partie de la descendance (transmission verticale). Dès l’apparition de l’homme culturel surtout, s’est ajoutée une transmission horizontale de plus en plus rapide dans l’espace et dans le temps. La connaissance nouvelle est envoyée dans la seconde qui suit, non seulement à la descendance, mais au monde entier. Un édifice colossal de connaissances, justes ou fausses, grandit exponentiellement, où chacun peut aller puiser à tout moment. L’accélération est donc calquée sur celle la technologie des moyens de communication.  

À notre niveau, nous subissons la même dynamique, les Newsletters succèdent aux Newsletters, les articles aux articles, pas trop longs ! On lit, pas tout parfois, par manque de temps, d’intérêt ; on discute, on s’invective, souvent brièvement, et...on passe à autre chose.

À plusieurs reprises, a été mis en valeur l’importance du temps. Les propositions de trajets d’autoroutes ou de LGV ont soulevé des débats passionnés pour des gains, parfois, de quelques minutes !!.

Le temps n’est plus celui de l’histoire mais du chronomètre. Il nous étourdit, il file toujours entre nos doigts.
• Est-il possible de gagner indéfiniment du temps ?
• Si oui, est-on plus heureux quand on gagne du temps ?
 L’inadaptation entre les possibilités de l’homme biologique et l’accélération incessante imposée par l’homme culturel, commence à montrer ses limites, la vie de tous les jours nous en donne des exemples.

Les salariés perdent leur temps à gagner leur vie, et les consommateurs perdent leur vie à gagner du temps.

 
- par Georges VALLET
 


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Votre commentaire



> Ô temps ! suspend ton vol
5 janvier 2010, par claudiqus  

cela me rappele ...

une nouvelle, parue dans un journal il y a de cela longtemps, et dont j’ai oublié le titre et l’auteur .

l’évocation concernait un homme qui chaque jour, prenait l’ascenceur au sortir de son appartement pour se rendre au travail . afin de grapiller quelques minutes supplémentaires sur un emploi du temps toujours plus chargé, il prend peu à peu l’habitude de faire de plus en plus de choses durant ce laps de temps consacré à la descente ... au début un peu par jeu, puis de façon plus déterminée, achevant de s’habiller ou prenant son café . petit à petit, il s’habitue à accomplir des taches toujours plus complexes en un délai toujours plus restreint, parvenant à écrire des notes, étudier des dossiers et ingérer une somme toujours plus importante de travail au cours de ce bref intermède en vase clos ...

mais voila qu’un jour comme les autres, la machinerie de descente tombe en panne, notre quidam reste bloqué dans la cabine plusieurs heures, le temps qu’arrivent les secours et que l’aide technique s’effectue ... lorsque l’ascenceur est enfin débloqué et la porte enfin ouverte ... les sauveteurs ne retrouvent dans la cabine enfin libérée ...qu’un squelette déséché !...

> Ô temps ! suspend ton vol
5 janvier 2010, par Marc  

Sur le fond, le texte oublie une notion essentielle : Le temps (comme la distance) est une donnée subjective dont la perception varie en fonction du contexte dans lequel on se trouve.

"Les salariés perdent leur vie à la gagner" ? Au contraire, nous vivons dans une société ou les salariés n’ont jamais aussi peu travaillé et eu autant de loisirs. Nous vivons aussi beaucoup plus vieux qu’auparavant et le temps de la retraite s’est allongé démesurément. En fait nous n’avons jamais eu autant de temps libre.

Si le temps nous apparaît restreint, c’est parce que les possibilités qui nous sont offertes sont immenses, parce que nous sommes plus que jamais confrontés au choix de l’utilisation de notre temps, alors qu’auparavant cette utilisation nous était souvent dictée par la nécessité. C’est la pléthore de possibilités pour utiliser son temps qui crée l’illusion de son absence.

La solution sera le plus souvent individuelle : A chacun d’avoir la sagesse de réfléchir à ses choix, de gérer son temps en fonction de ses capacités, de ses besoins et de ses désirs propres, et non en fonction des sollicitations extérieures. Prendre son temps, c’est le début de la sagesse.

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    5 janvier 2010, par Maximo  
    Marc a dit : "Le temps (comme la distance) est une donnée subjective dont la perception varie"
    à rapprocher de
    Georges a dit : "Le temps n’est plus celui de l’histoire mais du chronomètre"
    De toute manière, le temps varie en fonction de la vitesse smiley

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par le coq  
    théorie des cordes vocales

    je cite : le temps varie en fonction de la vitesse ...c’est la meilleure de la science absurde. Un nouvel ordre vient d’être trouvé méritant un prix Nobel de physique. En divisant l’unité de temps par une vitesse epsilon on obtient l’ETERNITE.... il fallait y penser MAXIMO porte bien son pseudo. Il est vrai que la connerie est infinie quand on dispose de temps libre. Il n’y a que les retraités qui ont un intéret pour l’éternité.

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par Maximo  

    Tiens, plutôt que de me lancer dans une longue démonstration, je trouve ceci dans wikipedia qui suffit amplement :

    "L’examen attentif du concept sous l’angle de la physique permet d’approfondir les relations entre mouvement et temps, et de les distinguer plus nettement en rejetant quelques erreurs d’apparence. Ainsi une notion immédiate s’impose à nos sens et à notre raison : chaque objet matériel composant l’Univers a une « quantité de mouvement », qui s’analyse mathématiquement comme le produit de sa masse par sa vitesse. Cette vitesse nous devons l’exprimer par une mesure d’espace divisée par une autre mesure, que nous nommons par convention « temps ». Le temps n’est donc pas une donnée immédiate, comme l’espace, ni une donnée transcendantale. C’est un « être mathématique », pur produit de notre activité cérébrale, nécessaire pour exprimer cette réalité première, la vitesse, propriété intrinsèque du mouvement. Cet « être mathématique », le temps, permet bien des développements qui sont totalement étrangers à cette approche sur son origine et sa nature « d’être mathématique pur »"

    Avant de me traiter de con, révise ta physique ou va demander à un astrophysicien, par exemple. Quelqu’un de plus qualifié que moi ne pourrait-il répondre à cet énergumène, lui expliquer en mots simples la théorie de la relativité ?

    "la connerie est infinie "... l’arroseur arrosé !! Au fait, il n’y a donc aucune modération ici, qui ôte les insulte, surtout gratuites ?

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par le coq  
    arrosé sans eau...

    Sauf mauvaise interprétation de conférences suivies avec le Professeur Berthoulet ( ?)physicien bien connu venu à Pau nous parler de physique quantique déjà dépassée par "la théorie des cordes" il a été annoncé que l’espace et le temps ne sont plus dans la même relation/relativité. Le mouvement des électrons autour du noyau devient totalement désordonné et les bases de la physique sont à moderniser..... sans aller plus loin et écouter les "Nostradamus de l’université". La théorie de la relativité est remise en cause et dépassée par la physique quantique et maintenant c’est la théorie des cordes...Alors Maximo il ne faut pas confondre "connerie et con" ce qui relève d’un raccouci impropre et d’une erreur d’adresse sur le fond.

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par Maximo  

    ma connerie ne relève pas de la même espèce que la tienne, si désormais je ne suis plus con, et j’espère qu’enfin un modérateur viendra virer ces posts infâmes.

    Ou ce site n’est même plus digne

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par Maximo  
    cela dit, je persiste et signe : le temps n’est pas le même selon que la vitesse ne l’est pas non plus.

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par pehache  
    La théorie des cordes ne remet en cause ni la relativité ni la physique quantique, elle est une tentative d’unifier ces deux dernières théories en une seule.

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par Maximo  

    et quand bien même serais-je dans l’erreur que cela ne vaut pas d’être traité de con. Ou de dire que ma connerie est infinie ce qui est exactement la même chose, que ce mec cesse d’ergoter pour mieux manier l’insulte gratuite et odieuse.

    Il y a un monde entre être sévère et chahuter quelqu’un pour une faiblesse et le traiter de con.

    D’ailleurs, selon ce coq, nous le sommes tous.

    Modérateur ?????????????????? smiley

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    6 janvier 2010, par Maximo  
    et dans le titre, rajoutez enfin un s à ce "suspend" de
    "Ô temps ! suspend ton vol"
    qui me chatouillait, mais après ces invectives finit par m’agacer superbement !

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    9 janvier 2010, par le coq  
    Tu as raison Maximo... il vaut mieux temporellement rester au chaud que couper un degré en quatre.

  • > Ô temps ! suspends ton vol
    6 janvier 2010, par Marc  
    Lecoq est la réincarnation de Cordebrume qui passait également son temps à insulter le monde entier. Mais, suite aux mêmes plaintes, Boutin avait déclaré qu’il était bon de garder ce personnage car, de son avis, il pimentait le site. smiley

  • > Ô temps ! suspends ton vol
    6 janvier 2010, par le coq  
    le nid du coq

    Marc tu fais erreur...Cordebrume et Le coq sont totalement différents sur le fond. Le premier voulait rebondir sur les EGO démesurés de certaines personnalités (lors des grèves à l’UPPA principalement) en général et qui pensent non seulement détenir la vérité (privilèges des chercheurs de fac, dont tout le monde se fout - les problèmes sont ailleurs comme les résultats) mais veulent imposer "aux masses populaires" une vision du xxème siècle - "taisez-vous, je sais, je dis, je fais, ...payez". Le corporatisme refuge et protecteur qui n’accepte, ni remise en cause, ni critique, par la "langue du peuple" ils détiennent LA VERITE. Alors que ces personnages des principales institutions : politique, éducation, services divers mais fonctionnaires en principe, empoisonnent la vie du citoyen au quotidien par exemple avec une surdose de grèves et de zèle. N’attendant rien de leurs services, il est indispensable de ne point pratiquer la langue de bois et encore moins de ramper. Ayant suffisamment joué au "balltrap" . "le coq"est arrivé dont le message est davantage sur le fond et le partage d’idées et sans rechercher l’attaque des personnes voire de provoquer des conflits . Je reconnais que je ne suis pas le seul "sanguin" de la bande mais que je suis le seul à ne pas me plaindre, quand on me cherche, car j’aime et je réponds surtout à ces grands détenteurs de l’orthographe maîtrisée. Voici Marc sans rien te cacher ni renier. Maintenant quant BB me supprime un article - à partir de 9h le matin - je n’en fait pas une maladie, ça prouve qu’il me lit et je ne le manque pas non plus, à l’occasion lui comme sa "cour" s’il en a une. Vole au-dessus du nid du coq !

  • > Ô temps ! suspends ton vol
    6 janvier 2010, par Marc  
    Désolé Lecoq, je n’avais pas vu le fond.. juste la forme ! smiley

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    6 janvier 2010, par Georges Vallet  

    Ô temps ! Suspends ton vol !

    Marc

    « Sur le fond, le texte oublie une notion essentielle : Le temps (comme la distance) est une donnée subjective dont la perception varie en fonction du contexte dans lequel on se trouve. »

    Comme la distance ??? Quand on fait 1Km, on le fait objectivement ; suivant le moyen de locomotion utilisé, le temps du chronomètre, sera plus ou moins long et le temps subjectif variable suivant les conditions psychologiques qui règnent pendant le trajet.

    Sans vouloir rentrer dans un débat sur « Qu’est-ce que le temps ? » dont on ne sortirait pas vivant, je suis d’accord pour considérer qu’il y a au moins deux sortes de temps qui sont inclus dans le texte, sans peut-être les expliciter : le temps physique, celui des horloges, et le temps subjectif, celui de notre psychisme, de la.conscience qu’on en a.Il n’est pas exclu d’avoir aussi à introduire un temps biologique.

    Je crois que l’objectif du texte de Guillebaud ne se situait pas dans cette distinction analytique, c’était une réflexion d’ordre synthétique, sociologique surtout. Il voulait mettre en avant l’évolution des conditions de vie, telles qu’elles sont et non telles qu’elles pourraient être : l’angoisse, l’incertitude ; la perte d’explication, de possibilité de juger, que la société nous impose, volontairement ou pas, choisies ou pas ; c’est un constat ; c’est notre vie, telle qu’on la vit.

    Je pense que de dire qu’on a de plus en plus de temps libre est trop réducteur car ce n’est pas toujours vrai. Par exemple, dans le monde du travail, du fait du besoin de rentabilité, il faut faire de plus en plus, pendant de moins en moins de temps : exemple, les chaînes de gavage de canards imposent que le personnel gave de plus en plus en de moins en moins ! Ce n’est pas subjectif ! Dans le monde médiatique, le débit des présentateurs, la vitesse du nombre des informations transmises....Tout cela, c’est le chronomètre...... Pendant les loisirs, il faut considérer les loisirs officiels définis par la loi, et les loisirs réels. La plupart des cadres, public ou privé, les professions libérales......, doivent travailler pendant les heures de « loisirs ». y compris la nuit parfois. Ils n’ont pas la possibilité de choix sages !. Votre remarque porte plutôt sur les loisirs des retraités, au moins pour ceux qui ont la chance de ne pas être obligés de travailler plus pour gagner plus, afin de vivre « basiquement » et faire vivre leurs enfants au chômage. Reste effectivement ceux que l’ont considère comme des privilégiés, dont je fais partie, et qui peuvent perdre leur temps en choisissant de discuter et même être assez maso pour se laisser eng... ! Il y en a de moins en moins, au moins un de moins, peut-être, dans l’avenir, si cela continue !

    La sagesse est un conseil infiniment souhaitable, mais, je crois, irréalisable ,car elle impose un choix ; or, pour moi, « le libre arbitre » n’existe pas, nous sommes dépendants de tant de facteurs : conditions extérieures, santé, psychisme, familial, relationnel, professionnel.... qu’il nous est impossible de faire ce que l’on veut quand on veut !

    Quel que soit le temps considéré, je pense que la vie devient vraiment une course contre-la-montre, qu’on le veuille ou non.

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par Marc  

    1. "Comme la distance". Oui Georges. Un exemple vécu : J’ai passé trois ans de ma vie dans une très petite île d’environ 50km de long. Nous allions souvent passer le "week end" dans un hôtel touristique situé à l’opposé de la ville principale, et bien qu’il nous fallait moins de temps pour s’y rendre que pour traverser Paris, nous nous comportions et préparions cette excursion comme si nous allions effectuer un long voyage très loin de chez nous. Tout notre univers étant constitué par cette petite île, nous en allongions inconsciement les distances afin de les rendre plus conforme à notre notion d’espace, tel que nous le concevions.

    2. Vos réflexions sur le travail mélangent plusieurs choses : Il est vrai que la pénibilité du travail, productivité oblige, a tendance à s’aggraver dans nombre de professions. Il est également vrai que nous sommes nombreux à ne pas savoir ce que 35h veulent dire. Cela ne change rien au fait que la population dans son ensemble a de plus de temps à utiliser pour ses loisirs, y compris la population active employée. Dans toutes les sociétés industrielles, le temps de travail moyen diminue, c’est un fait objectif.

    3. "Reste effectivement ceux que l’ont considère comme des privilégiés, dont je fais partie, et qui peuvent perdre leur temps en choisissant de discuter et même être assez maso pour se laisser eng... ! Il y en a de moins en moins, au moins un de moins, peut-être, dans l’avenir, si cela continue !" Non Georges, il y en précisément de plus en plus. Baladez vous sur internet et réfléchissez à la somme de temps passé par nos semblables à dialoguer électroniquement, que ce soit depuis chez soi, depuis le bureau ou dans les cours de récréation ! C’est absolument énorme !

    Nous avons l’impression de courir contre le temps parce qu’il nous semble nécessaire d’avoir de plus d’activités en nous soumettant ainsi à la pression d’une société qui nous en propose de plus en plus. A nous de faire des choix, personnels comme politiques.

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par Maximo  
    l y en a de moins en moins, au moins un de moins
    A qui pensiez-vous ?

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par Georges Vallet  

    "Il y en a de moins en moins, au moins un de moins, peut-être, dans l’avenir, si cela continue !"

    Vous suivez mon regard quand je me vois dans un miroir ; c’est le principe de réflexion qui, dans ce cas, est employé au sens propre et au sens figuré ! Traduction : je parlais de moi.

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par Maximo  
    Ah, non, non, non ! Restez !

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par le coq  
    Et Maximo t’es pas très bavard sur le coup, le coq te convient mieux n’est-ce pas ? Mais non il faut savoir manier la fourche et la peluche selon les sensibilités espèce de brutus inconsistant.

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par le coq  
    le teint-ta-marre

    Mais non GV il ne faut pas fuir devant le miroir ! Changer de lunettes suffit souvent. Se poser la question qui suis-je ? vaut mieux que qui est-ce ? la suivante étant qui sont-ils ? Sans doute avec des différences mais quoi de plus normal ! Cependant ne pouvant définir dans le temps qui a raison mais seulement qui a peut-être tort sur l’instant, il est certain que votre départ serait nous priver du délice de vous faire étaler une prose affable et délicate sur la forme et sur le fond. La vérité n’appartient à personne mais celui qui aboie a plus de chances d’avoir raison s’il n’est pas professeur ou simplement gauchiste bon teint.

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par Georges Vallet  

    Le coq, nouvel et ultime essai.

    J’ai remarqué qu’en changeant de lunette, tout devient flou. C’est le cas en lisant votre dernier message.

    J’y perçois : • D’un côté un ton tout à fait différent, encourageant même, pour continuer le dialogue.

    • D’un autre côté, « le délice de vous faire étaler » me met sur mes gardes ; le principe de précaution s’impose. On m’ a appris : chasser le naturel, il revient au galop !

    « Celui qui aboie a plus de chances d’avoir raison s’il n’est pas professeur »

    1°)Cela m’affole que vous vous basiez sur cette conviction,car c’est justement la technique commerciale du matraquage utilisée par nos dirigeants politiques et économiques, technique que vous semblez condamner par ailleurs.

    2°) Je réfute totalement la supériorité affichée pour les professeurs. Si c’était le cas, je puis vous assurer que si leur enseignement l’avait emporté, l’enseignement de l’école de la République aurait construit une autre société que la nôtre !

    Pour la suite de ma participation, j’attends une confirmation.

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par Maximo  

    Si c’était le cas, je puis vous assurer que si leur enseignement l’avait emporté, l’enseignement de l’école de la République aurait construit une autre société que la nôtre !
    En effet. Et quel que soit ses erreurs, les déviances post 68, les mauvaises orientations, les "valeurs" ont longtemps demeuré. Je crains que ce ne soit plus le cas, mais ce n’est pas le sujet.

    Et si l’École de la République a failli, ce n’est pas la faute de l’école mais de la République.

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par le coq  
    Mais bien sûr GV, personne ne vous veut du mal seulement il faut crier fort quand on ne veut pas entendre raison et puis c’est celui qui réagit le plus fort qui gagne dans ce monde d’androgynes. Alors je réagirai toujours selon ma sensibilité sur le fond sans être un spécialiste du curling, à chacun de réagir. Sans haine ni rancune car la vérité n’appartient à personne. Allez "Papi au mouchoir de soie parfumé dans la poche gauche" sort le hérisson et défend ta cause pour éviter le barbecue. Bisous

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    7 janvier 2010, par claudiqus  

    sans doute même, deux !

    mais je crois que le second passera sous silence ...

  • > Ô temps ! Suspends ton vol.
    9 janvier 2010, par le coq  
    C’est vrai GV....si le temps perdu s’inscrit dans la liberté de pouvoir le perdre il est aussi bon que le pain perdu.... à moins qu’il ne s’agisse de pain d’épices !

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    5 janvier 2010, par le coq  
    temps perdu

    toujours le même style et un contenu absent.

  • > Ô temps ! suspend ton vol
    5 janvier 2010, par Maximo  

    Ah, non, non, pas d’accord du tout. Voici soulevé, même, un aspect fondamental de notre vie quotidienne, de notre vie, tout court.

    Elégamment, et par GV et par JCG. Merci. smiley

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