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Pau summer-se-meurt

lundi 26 juillet 2010 par Bernard Boutin


L’idée de la Mairie de répondre aux affiches des commerçants palois « Pau se meurt » par un slogan « Pau summer » est dérisoire, déplacée et montre dramatiquement le fossé qui existe entre la municipalité et une partie des commerçants de la ville. Répondre au désespoir par de l’humour n’est tout simplement pas sérieux !

Faut-il revenir dessus ? Le chiffre d’affaires de nombreux commerçants palois baisse. Cela la Presse l’écrit de temps à autre. Mais, elle ne va guère plus loin. Moins de chiffre, c’est payer ses fournisseurs plus tardivement avec le risque de ne pas recevoir les nouvelles collections et voir son chiffre baisser plus encore. Moins de chiffre, c’est avoir des difficultés à honorer les déclarations de TVA. Moins de chiffre, c’est avoir à demander au banquier de repousser des échéances de prêts. Moins de chiffre, c’est avoir à se saigner, ne pas se payer soi-même pour payer ses salariés quand on en a encore...

En ville, une commerçante croisée, me disait payer son loyer avec la pension de réversion de son mari décédé !

Oui, pour le fonctionnaire, pour le salarié qui voit la paye tomber régulièrement à la fin du mois, la baisse des recettes de son administration ou de son entreprise n’a guère de conséquence.

On n’a pas le droit à l’humour quand on sait que les commerçants en difficultés ne sauront pas quand prendre leurs retraites, quel sera le (petit) montant de celle-ci, que leur fonds de commerce, mince espoir pour financer leurs « vieux jours », baisse toujours plus etc.

« Pau summer » était clairement mal placé et montre surtout la faiblesse d’une équipe municipale qui ne sait que dire face aux demandes des commerçants. N’y a-t-il personne auprès de MLC pour défendre ces commerçants sans lesquels Pau, ne peut pas être « Porte des Pyrénées » ?

Bien entendu, on pourra rétorquer que le monde du commerce change, que c’est aux commerçants à s’adapter et c’est vrai.

Mais, dans ce monde qui change, la ville participe aussi au mouvement. Elle l’accélère même en modifiant régulièrement l’environnement dans lequel le commerce palois doit travailler : une piétonisation faite à marche forcée, une modification rapide des modes de transports, une accessibilité au centre-ville sans cesse modifiée etc.

La ville en imposant ces changements aux commerces a une responsabilité directe dans leurs difficultés. Elle se doit d’être solidaire et, ce n’est pas par l’humour que de justes solutions seront trouvées.


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Votre commentaire



> Pau summer-se-meurt
11 août 2010, par AB  

Non, Pau ne se meurt pas...

Il y a de la vie, des initiatives innovantes et charmantes : un mini-plage-bac-à-sable entre les tours du Palais des Pyrénées, entre Zara et le magasin des sacs à main ! Le bonheur des bébés fait toujours plaisir aux mamans (qui sans cette sympathique installation ne seraient peut-être pas allées centre ville...)

L’initiative des commerçants ? de l’Office du commerce ? de la Comité des Fêtes ? Bravo à l’inventeur !

LIVRAISONS DANS L’HYPERCENTRE
2 août 2010, par sheller  

Depuis la fermeture du centre-ville à la circulation automobile, les livraisons sont interdites de 11h00 à 17h00. Les employés des magasins doivent être mobilisés pour traiter les réceptions de marchandises à partir de 17h00 (moment où ils devraient pouvoir aller chercher leurs enfants à l’école). Le livreur stoppe son camion sur la rue et arrête ainsi, devant chaque point de livraison, la circulation des bus (et des voitures de riverains qui klaxonnent) pendant 5 à 10 minutes. Idem pour les ambulances et les taxis. Les électriciens, plombiers et autres réparateurs refusent quand à eux toute intervention qui pourrait les exposer à verbalisation !

> Pau summer-se-meurt
28 juillet 2010, par AK Pô  
A vendre ou à laisser péricliter

Ce qui serait intéressant, ce serait de savoir les types de commerces qui se créent et ceux qui mettent la clé sous la porte, avec les pourcentages, selon les catégories. Existe-t-il des documents accessibles consultables par quiconque (j’en doute mais) ?

  • > Pau summer-se-meurt
    28 juillet 2010, par Pyreneesgascogne  

    Si, si, une étude a bien été faite en 2009.

    Je l’ai obtenue alors que je voulais savoir si les travaux du centre avaient effectivement généré une augmentation probante de fréquentation ? Et la réponse est.... Non, pareil !

    Dans cette étude on retrouve la composition des commerces de l’extra centre avec en prime le détail (exprimé en %) des créations, reprises et fermetures définitives. On y apprend également qu’il y a 52% de magasins de fringues contre 7% alimentaires etc.

    Cela aurait pu être instructif si l’étude avait également porté sur les C.A des commerces implantés sur cette zone, or ce n’est pas le cas... Où alors ça a été fait mais comme il n’aura pas été démontré que les travaux ont effectivement généré une hausse du chiffre d’affaires on aura préféré laisser ça de côté ? Je n’affirme rien mais je trouve plutôt étrange de faire une étude sur la baisse de fréquentation sans tenir compte des C.A

  • > Pau summer-se-meurt
    4 août 2010, par Max  
    Pyreneesgascogne, pouvez-vous nous dire qui a fait cette étude, comment elle s’appelle et où peut-elle être consultée ? Merci.

  • > Pau summer-se-meurt
    28 juillet 2010, par L’ OURS du Bois  

    bravo a tous !!!! enfin un "forum" qui ne flingue pas tout azimut vous commencez a être intéressants

  • > Pau summer-se-meurt
    28 juillet 2010, par AK Pô  
    A l’OURS du bois : méfiez-vous quand même, avec votre pseudo ! smiley Bonne journée

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Max  

    C’est toujours un vrai régal de lire les commentaires de ceux qui ne palpent rien aux dossiers abordés. Puisque Bordeaux est souvent citée en exemple, il est bon d’y regarder à 2 fois. Depuis les travaux, le commerce bordelais a repris. Mieux qu’avant les travaux ? De mémoire, l’étude de l’Observatoire créé à cette époque n’est pas très brillante. Mais ce qui est surtout très intéressant est d’observer désormais la nature des commerces restants : les succursales (en gros, que des salariés de grands groupes) sont toujours là. Les franchisés (patrons indépendants qui ont une enseigne nationale aux dessus de la tête) aussi si leur trésorerie était conséquente. Et les indépendants ? Disparus ou presque. Or à Pau, 80% des commerces sont des indépendants (si, si, comptez les...). Conclusion, comme dans tous les centres villes qui ont réalisé ces même mutations (puisque tous les urbanistes sortent des mêmes moules/écoles), le commerce indépendant disparait, la diversité, la proximité et le service (pour ceux qui ne l’ont pas oublié, mais il y en a encore bcp) donc aussi, pour tendre vers une uniformisation des centre-villes. Même à Florence en Italie, vous retrouvez les même Sephora ou Zara ! Ce n’est donc pas propre à Pau, mais que dire donc à ces 80% de commerçants qui n’ont pas d’avenir ? Plus de 800 entreprises. 2000 emplois. Allez oups du balai, dégagez, votre place est au cimetierre. Je ne connais pas une seule profession/administration/corporation qui accepterait un tel traitement. Oui, mais là il s’agit de commerçants. Leur vie c’est l’argent. Sale, pas beau. Et puis ils ont été riches il y a encore 15 ans, alors tant pis pour eux aujourd’hui. Tout le monde s’en fout. Presque. Car il y a des villes en France, de droite ou de gauche, qui ont anticipé, agissent et se projettent (posez la question au Club des Managers de Centre Ville http://www.clubmanagercv.org/, structure très intéressante). Mais l’équipe actuelle, appelons un chat un chat, incompétente en ce domaine, a encore bcp de mal à sortir de ses dogmes. Fera-t-elle sa mutation interne ? Les commerçants ne votent peut-être pas à Pau mais leurs 2000 salariés certainement...

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Rêveur des villes  

    Je ne connais pas Bx, mais à Toulouse, il y a beaucoup de boutiques indépendantes non franchisées, (Bayonne aussi je crois).

    Le vieux Toulouse n’est généralement pas piéton, mais peu de voitures y vont.

    Pour que le CV ne soit pas "asceptisé", quelle solution pour sauver les indépendants sans faire rentrer des voitures, "inutiles" (à part personnes handicappées etc) dans "l’hyper-CV" puisque ce dernier est cerné de parkings souterrains ?

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Max  
    Comment comparer Pau, ville de 87 000 habitants, moins de 20 000 en centre ville, et Toulouse 470 000 habitants ? C’est comparer la TPE de 9 salariés et L’Oréal... ! Toutes les 2 sont des entreprises, mais si différentes ! Pour Bayonne, c’est déjà plus cohérent, même s’il y a là aussi 2 fois moins d’habitants. Et puis la mutation a eu lieu il y a 10 ans... Je crains qu’il n’y ait pas de recette miracle immédiate à dupliquer.

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Rêveur des villes  

    Eh bien, que proposez-vous ? Réouvrir le CV aux voitures ? Existe t-il à votre avis une solution juridique ?

    Je crois que rénové et piéton, le CV attire davantage de monde, donc le prix des loyers commerciaux augmente donc les indépendants sont remplacés par des franchisés.

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Max  
    Cette angle de vue de l’usage de la voiture n’est pas la bonne, à mon sens. Ce n’est pas qu’il faut que les voitures traversent le coeur. Il faut que le coeur soit irrigué. Cela se traduit par l’accessbilité, la fluidité, l’évidence pour le conducteur/consommateur mono-neuronné. Comme pour un PC, l’instinctif doit être la règle. Or, alors que le volume de la circulation n’est pas un problème (contrairement à ce qui disent les urbanistes), les problèmes viennent du volume des travaux depuis 2006, alors que rien n’avait été fait depuis 20 ans, les modifications de sens de circulation depuis 2006 alors rien n’avait changé depuis Alfred de Lassence, l’absence de signalétique claire, que Labarrère balayait d’un revers de la main, l’absence de matraquage publicitaire hors de nos murs sur l’attractivité du nouveau CV, oui Pau est un produit à vendre, bref sur des habitudes prises depuis des lustres, révolutionnées du jour au lendemain en 2006 et qu’il est dur à changer. Résultat, nous avons un problème de fréquentation la semaine et le WE ne suffit pas à combler le manque. Quant au problème de l’augmentation des loyers, sur Pau ce n’est pas d’actualité, puisqu’ils sont déjà très élevées. En revanche, si vous trombosez votre coeur, je ne donne pas cher de votre survie... Et en plus il faut des actions concrètes pour stimuler l’économie. Et il n’y a pas de politique éco ni à la ville ni à la CDA (cf l’article de Boutin à ce sujet). Le problème a été pris à l’envers et les commerçants le paient très chers.

  • > Pau summer-se-meurt
    28 juillet 2010, par pehache  

    Ce n’est pas qu’il faut que les voitures traversent le coeur. Il faut que le coeur soit irrigué. Cela se traduit par l’accessbilité, la fluidité, l’évidence pour le conducteur/consommateur mono-neuronné.

    Quand on fait un centre piéton inacessible aux voitures, il faut (entre autres) pouvoir tourner autour très facilement, avec un parcours très bien identifié et le plus fluide possible, genre une mini-rocade. Et c’est là que ça pêche le plus à mon avis.

    Après il faut pouvoir se garer. Mais là franchement les parkings on les a.

  • > Pau summer-se-meurt
    4 août 2010, par Max  

    Pour une fois, Pehache, je suis d’accord avec votre intervention. Et c’est bien là que le bas blaisse puisque cela n’a pas été prévu, ou pire, cela a été idéalisé sur des voies déjà bien chargées lorsque le traffic est dense. Donc pas de fluidité lorsqu’il y a du monde. Mais comme l’objectif était de satisfaire le "non voiture" (merci à JP B.....d), il est atteint !

    En ce qui concerne les parkings, certains sont rénovés depuis seulement peu de temps (Halles, Aragon) - après 30 ans d’abandon (merci DD) - et les usagers n’ont soit pas le réflexe d’y aller systématiquement (longtemps les gens ont cru que Aragon était réservé aux abonnés) soit le quartier les révulsent (Halles l’après-midi). Bosquet bien que "destiné" aux arrivants de l’est fonctionne plutôt bien. Beaumont est trop loin (j’y reviens) et peu pratique pour entrer et sortir (même en familiale compacte). Quand vous dites "franchement, on les a", en nombre de places je suis d’accord. Par contre, Clemenceau attirera tjs plus que les autres de par sa proximité, parce que pour les béarnais marcher 300m (et non 100 comme à Bayonne par exemple), mettra plus de temps ds les mentalités que prévu. N’oubliez pas que l’on n’oblige jamais un consommateur, jamais un touriste, mais souvent le citoyen et toujours le contribuable. Pourtant... c’est le même !

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Vval  
    Je crois que Max et Boutin ont bien résumé le problème ! Des comparaisons fantaisistes avec des villes + grandes . Une Mairie avec des idées sur les commerces + que retrogrades. L’uniformisation, tous, en souffrons, mais nos élus en raffolent ! Jamais vous verrez un dirigeant de Zara ou autre enseigne se pleindre en Mairie ou critiquer sa décision, on ne peut dire la même chose pour un independant. Toutes fois, certains votent, leurs employés votent et leurs cients aussi votent. C’est a eux de convaincre les electeurs, comme le font les politiques que l’on ne voit sur les marchés qu’a l’occasion des élections !

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Rêveur des villes  

    Je ne crois pas que mes comparaisons avec Bayonne et Toulouse soient fantaisistes. Si un état de fait est valide pour une ville petite et pour une ville grande, il y a de bonnes chances, à mon avis, pour qu’il le soit pour une ville moyenne.

    D’ailleurs, Max en fait une avec Bx, qui n’est pas de la même taille que Pau non plus.

    Je crois qu’il ne fait pas trop taper non plus sur les grandes enseignes. Si beaucoup de gens viennent à Pau, c’est justement pour Zara et la FNAC.

    Que les commerçants paient aujourd’hui la catastrophe-AL d’accord, mais il faut bien faire ces travaux de rénovation, et à un rythme soutenu vu l’ampleur de la tâche.

    Donc, les petits commerces indépendants qui donnent une âme à un CV ont disparu à Bx et se sont maintenus à Bayonne et Toulouse. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais je crois que c’est ce genre de question qu’il faut creuser.

    Qu’il faille promouvoir le nouveau centre aussi, quand il aura été assez largement rénové.

  • > Pau summer-se-meurt
    28 juillet 2010, par Max  
    Pas sûr qu’il y ait autant d’indépendnats que cela à Tlse. Mais je n’y suis pas allé depuis longtemps. En revanche, si les indépendants demeurent à Bayonne c’est parce qu’il y a 10 ans que la ville a mis des amortisseurs à leur disparition : nombreux parkings relais à moins de 300 m, à des tarifs à 1€ la journée (remis en cause aujourd’hui pour des raisons financières, entrainant déjà des effets négatifs), une navette électrique au parcours intelligent, un centre piéton d’une taille adaptée, un centre ville entretenu et propre, pas de marginaux, une police municipale maintenant un sentiment de sécurité, un office de commerce avec de puissants moyens d’actions et surtout une politique de développement économique. Cela ne semble pas être la panacée puisque le maire se fait tirer à boulets rouges par les commerçants (l’herbe du voisin est tjs plus verte !), mais cela a permis apparemment de mieux préparer l’avenir, pour une bcp plus petite ville que Pau, sans ses bastions de cadres et d’industries lourdes en personnels.

  • > Pau summer-se-meurt
    26 juillet 2010, par Jack Fagot-Barraly  
    Pau se meurt ?

    Pau se meurt ? Les commerçants le crient sur tous les toits ? Mais que proposent-ils pour que Pau vive ? smiley Des vitrines decorées comme a Salies de Bearn pour le tour de France ? Ou des sourires quand on rentre dans leur boutique ?

    Des villes comme Grenoble ,Chambery ou même Bordeaux ont fait de grands travaux et les mêmes ralaient tant et plus alors qu’a ce jour plus personne ne "moufte"

    Patience encore quelques mois et notre belle ville aura retrouvé sa sérénité . Avec Urieta ou Bayrou les travaux auraient duré ..... 3 ans !

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Max  
    Bonjour Jack, Pouvez-vous m’indiquer le lien web vers l’étude statistique sérieuse sur laquelle vous vous appuyez pour dire "à ce jour plus personne ne moufte" ? (sans doute parce que tout va bien).

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Max  

    Patience encore quelques mois et notre belle ville aura retrouvé sa sérénité .
    C’est ce que dit le médecin a son patient atteint d’un cancer incurable... Sympa pour le malade. Et le médecin touche son chèque.

    Avec Urieta ou Bayrou les travaux auraient duré ..... 3 ans !
    Sans doute ? Peut-être ? On ne le saura pas et le problème n’est pas là !!

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par claudiqus  
    "plus cancéreux que moi, tu meurs !" Pierre Desproges smiley

  • > Pau summer-se-meurt
    26 juillet 2010, par manzana  

    Je pense que beaucoup des commerçants qui se plaignent sont surtout victimes de la crise économique et des remises en cause qu’elle engendre. C’est aussi à eux de s’adapter. Par contre, en ce qui concerne l’aménagement du centre ville, il y quand même un problème. Le centre ville piéton est beaucoup trop grand. Ce qu’il faudrait, c’est rendre à la circulation automobile l’axe des rues maréchal Foch et Joffre. Cela couperait le centre piéton et créerait une animation qui maintenant fait défaut. Ce serait un bon compromis entre l’ancien centre ou tout était trop automobile et le nouveau ou tout est trop piéton.

    > Pau summer-se-meurt
    26 juillet 2010, par le coq  
    Quand on ne peut lever la tête on marche à quatre pattes

    Il y a de nombreuses raisons à la crise du commerce palois. Encore faut-il accepter de trouver des solutions constructives d’activités économiques. 1 - Première cause : la crise économique Paloise (baisse des emplois industriels, chômage des jeunes, peu de débouchés réels), ville trop chère pour y vivre. 2 - Deuxième cause - Des élus super protégés non concernés personnellement par la crise et qui refusent les solutons proposées par les citoyens. Protectionnisme corporatif ou politique 3 - Troisième cause - une ville vieillissante et des retraités à faible revenus, associés à un très gros niveau de RMI, chomeurs, assistés... 4 - Les erreurs du passé ne servent pas de leçon au contraire on continue. Marcher à quatre pattes c’est avoir les mains et les pieds dans la "gadoue" pour rester correct.

  • > Pau summer-se-meurt
    26 juillet 2010, par claudiqus  

    et puis ...

    il faut ajouter que l’achalandage et l’éventail de produits ne propose rien de plus en centre ville qu’en périphérie, commodité d’accès en prime . et, au risque de provoquer un tollé, pareille commodité semble être itou au détriment de l’intra muros pour ce qui est de l’acceuil ! certains commerçants palois ne sont apparemment pas en attente de clientèle, ou se livrent à leur activité avec une part de dilétantisme, au vu de leur amabilité extrème ... (je ne dis pas qu’ils soient majoritaires, mais ce genre d’attitude n’incite pas à prendre un abonnement de fidélité ) . smiley

  • > Pau summer-se-meurt
    26 juillet 2010, par Roger Carouzo  

    Mouais, je suis partagé. Je suis d’accord avec le manque crucial de lisibilité dans les changements entrepris par la Municpalité, les travaux, etc. Je trouve effectivement qu’il manque, à chaque fois, un véritable aboutissement à tout cela. Il ne suffit pas, par exemple, de peindre 3 lignes sur le sol pour décréter des transports en commun rénovés ! Il faut réaliser aussi des parcs-relais, des itinéraires alternatifs, une VRAIE campagne de com, etc. C’est toujours très brouillon, finalement, y compris pour les sens de circulation. Mais de là à clamer partout que "Pau se meurt" à cause la Mairie, là, non ! Les commerçants nous fatiguent à toujours balancer la faute sur les pouvoirs publics. Franchement, pour flâner devant les vitrines, c’est pas mieux d’être dans des espaces rénovés et piétonnisés qu’au milieu des bagnoles ? Allons. C’est pas un pauvre trottoir qui va expliquer la baisse de CA d’une entreprise. Peut-être cela y participe-t-il, en effet. Mais le discount guerrier des zones commerciales énormes et d’internet ne peut-il expliquer aussi un peu le phénomène ? Les commerçants palois ont-ils créé un "Pau se meurt" sur facebook ? Enfin, personnellement, le "Pau-summer" m’a bien fait rire et, contrairement à ce que vous dites, je crois que, justement, il est excellent de répondre au désespoir par l’humour, et que cela peut rester malgré tout très "sérieux".

    > Pau summer-se-meurt
    26 juillet 2010, par Rêveur des villes  

    Des autocollants "Pau-Summer" avec le même design que "la vie rêvée des villes" ont été collés à l’extérieur sur des vitrines affichant le panneaux "Pau se meurt". Par exemple sur le magasin à côté de la CCI.

    Je ne cautionne pas le slogan "Pau se meurt..." parce qu’il me semble maladroit. Mais coller des autocollants "Pau-Summer" sur les vitrines...

  • > Pau summer-se-meurt
    26 juillet 2010, par Roger Carouzo  
    Sans blague ? C’est étrange, je croyais que l’article traitait exactement de cela.

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par isard64  

    La crise est une réalité.

    Le chiffre des personnes du centre ville de Pau qui sont déjà dans la misère risque de nous surprendre.

    Dans ce contexte que les commerçants aient des craintes, c’est évident.

    Utiliser les couloirs de bus pour crier "au loup", placarder ces affiches, c’est créer un climat qui n’a rien de dynamique ou de constructif et ce n’est certainement pas annonciateur d’un partenariat amélioré Commerçants/Mairie.

    C’est peut-être pour les commerçants se tirer une balle dans le pied car ces affiches ne donnent plus aucune envie de rentrer dans ces magasins.


    Et je reprends bien volontiers les propos de "Customer" :

    ah les commerçants : la catégorie qui souvent n’habite pas les villes dans lesquelles il font leur vie (largement pour certains) mais qui vivent à la campagne, là ou l’on paie les impôts locaux les moins chers. C’est aux citoyens de la ville de prendre des décisions, pas à une minuscule catégorie en terme de pourcentage. A bordeaux les commerçants ont eu le même réflexe : ce sont aujourd’hui les premiers bénéficiaires de ces changements (circulation, tram, etc.) Si vous voulez faire bouger une ville, n’écoutez surtout pas les commerçants, ils vous la ferons disparaître par immobilisme. Pour eux, tant que l’argent rentre, les autres ne comptent pas.

  • > Pau summer-se-meurt
    27 juillet 2010, par Max  
    Isard64, votre vision des commerçants datent des années 90, mais admettons que 90% d’entre eux méritent leur situation. Souvenez-vous tout de même que 50% des ressources de la ville étaient des taxes provenant des entreprises (comme la fameuse taxe professionnelle). Et que, comme par hasard, sa suppression a fait réagir tous les élus (doite et gauche confondus). Comme à Pau, hormis TOTAL, le commerce représente une part prépondérante dans le montant de la TP, votre mépris de ce monde signifie juste que la disparition de 50% des ressources de la ville ne sont pas un problème. Et dans cette part, Leclerc et Auchan pèsent très très lourd... Sans compter le financement de l’Elan ou de la Section... Mais je suppose que le sport de ht niveau vous répugne aussi. Bref, ok, foutons par terre le commerce indépendant parce que ce sont blaireaux, flinguons les grandes surfaces parce que ce sont des salauds et... il ne reste rien. Si, 2000 chômeurs de plus sur la zone. Chiche ! smiley

  • > Pau summer-se-meurt
    29 juillet 2010, par isard64  

    Max, je pense que vous m’avez mal lu.

    Pour moi il ne fait pas de doute que certains commerçants ont une vision du commerce qui date des années 80/90.

    Comme nous tous, tous les commerçants sont pris dans la crise économique génératrice d’angoisse.

    Par qui cette angoisse est-elle instrumentalisée (exp : couloirs de bus), et exacerbée (exp : affichage à caractère dramatique), sur des sujets qui n’ont rien à voir avec les mutations à venir ?

    Décriés dans un premier temps, les couloirs de bus ont bien redynamisés Bordeaux et le réseau de bus palois avait 20 ans de retard.

    Je pense sincèrement que certains tentent de récupérer une parties des commerçants en utilisant les difficultés liées aux mutations imposées par la crise pour diviser les palois et dramatiser le climat social à des fins qui n’ont rien à voir avec les problèmes réels soulevés par cette mutation.

  • > Pau summer-se-meurt
    29 juillet 2010, par Vval  
    Isard64 vous pouvez penser que beaucoup de commerçants sont dépassés, c’est vrai . Mais le slogan a été porté par beaucoup de monde, et si vous pensez que tout se monde est resté en 1990 vous vous trompez lourdement ! Il n’a fait que relever le problème rencontré avec la municipalité depuis longtemps ! Problème qui apparait aussi Av Jean Mermoz . Beaucoup ont mis se slogan sur leur vitrine et ne font pas parti de l’association. Parler comme vous le faites c’est méconnaître le commerce ! Il n’a que faire de la politique, il veut juste qu’on le laisse travailler ! Le commerce ne prospère pas dans un climat exacerbé ! Et les réponses a celui qui a un chiffre d’affaires en baisse du genre ce n’est qu’un ressenti, prouvent le climat que la municipalité entretien ! C’est elle qui divise !

  • > Pau summer-se-meurt
    4 août 2010, par Max  
    Merci Vval d’essayer de mieux faire comprendre ce métier qui est - et c’est aussi de la responsabilité des commerçants eux mêmes - très mal (re)connu. Isard64, peut-être/sans doute/rien ne prouve que Maya est/soit instrumentalisé par "l’intéri-maire" de l’époque. Une majorité de commerçants "modernes" se moquent effectivement de la couleur politique de la ville (de droite ou de gauche, partout en France, les maires se font allumer smiley ), ne réduisons pas le dossier à cela, cela serait bcp trop simple. C’est une prise de conscience sur une partie du monde éco de Pau et le règlement de pbs techniques dont il s’agit. MLC l’a-t-elle compris ? C’est une bonne question (que je me félicité de poser smiley ).

  • > Pau summer-se-meurt
    5 août 2010, par Vval  
    Il est incroyable la somme de bêtises qui peuvent se dire sur les commerçants. Comment les gens peuvent’ils ignorer le nombre d’employés qui dépendent du commerce ? Comment se fait ’il que l’on ne se demande jamais combien le commerce laisse dans une ville en taxes, que l’on ne se pose pas la question des rues avec des grilles baissées, qui perdent leur attractivité et de ce fait que la valeur des habitations au dessus soit en chute libre ?....... La mairie refait la ville et c’est un besoin, mais on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs et les oeufs c’est les commerçants. La municipalité compte sur des nouvelles poules pour pondre des nouveaux oeufs quand se sera fini, elle a raison, il y aura de nouveaux commerces, mais elle oublie que les nouveaux qui viendront seront des enseignes, les indépendants auront disparu, et les enseignes ne veulent que des rues passantes. Là est le problème, quid des rues comme la rue Sammonzet, la rue Cordeliers, la rue Taylor......ce seront les futures rues Lespy et il sera trop tard pour revenir en arrière. Il aura fallu a Tarbes 20 ans pour redevenir une ville attractive, après les erreurs de l’ancienne municipalité. Un peu de cohérence, un peu de compréhension, un peu savoir faire et on ne rencontre pas ces problèmes ! Je n’arrive pas a comprendre pourquoi MLC veut absolument aller au clash avec tous les dossiers : piscine, halles, ESAC, rugby, basket, travaux, plan de circulation...... Je ne veux pas croire que c’est de l’incompétence, peut être du masochisme ? Les commerces du centre ville et ses revendications ne sont qu’une partie de l’iceberg que cette municipalité a crée, un iceberg qu’elle ne voit pas venir en sa direction, un iceberg qui la coulera mais qui fera beaucoup de victimes et elles ne seront pas que celles du petit commerce. J’espère vraiment me tromper !!

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