Abonnement à la newsletter d'A@P

Votre email :

Valider
 

 

15 jours de faits divers, locomotive d’automne.

lundi 26 septembre 2011 par AK Pô


Les faits divers sont très souvent bien plus révélateurs de l’état de santé d’une société que toutes les mascarades et ronds de jambes de ceux qui prêchent un monde meilleur en ne cultivant que leur petit jardin d’avenirs florissants, lançant des appels au peuple sans lui voler sa pelle, pour lui montrer comment on creuse la vérité pour en récolter les droits et devoirs de chacun. Les meilleurs fruits sont ceux que l’on chaparde chez le voisin, tous les gosses savent cela.

Sans aller dans le sordide, encore récent dans toutes les mémoires, et qui ne reflète en rien une société moderne, il est de multiples exemples qui dressent un constat assez déplorable de la vie courante ( c’est ici la vision négative, uniquement, l’autre côté sera retranscrit ailleurs ). Voici un petit concentré, ( articles parus dans la République des Pyrénées, du 10 au 23 septembre 2011, que je remercie au passage, pour en enquiquiner certains ) :

Frustré de n’avoir pas sur lui ses propres bijoux de famille, il vole ceux de sa mère et les revend à une interdite bancaire spécialisée dans les rachats de chéquiers volés, chèques qu’elle fourgue ensuite au Trésor Public pour acheter des timbres fiscaux qu’elle distribue à des petits vieux qui perdent les pédales et deviennent agressifs quand ils atterrissent sur le lino des hôpitaux.

Justement, à l’hôpital, deux quinquas blessés entourés d’une soixantaine de membres de la famille attendent la visite d’une bande de jeunes armée de barres de fer et autres joyeusetés pour régler des comptes qui n’ont rien à voir avec les marchandes de dictionnaires, objets au-dessus de toutes les querelles, même à Brest, auxquelles on refuse l’accès aux collèges, pendant que dans les maternelles des parents se battent pour obtenir un demi-poste en criant au feu, et qu’à Jeanne d’Albret les casiers des vestiaires sont mis à poil par des larrons sortis de la foire exposition qui pètent les plombs des canalisations d’eau potable.

Sans parler de ceux qui font vrombir de colère leurs pots d’échappements devant les night-clubs de la ville qui dort le doigt sur la gâchette, au cas où la voisine bruyante du dessus ne dérouillerait pas un peu, à rendre la vie impossible aux autres, par voie de justice, ce qui se justifie amplement, c’est infernal les gens qui gueulent jour et nuit, avec leurs chiens insomniaques. Celle-ci a sans doute été cliente d’un pseudo-psychologue qui lui a appris l’interdiction de la pêche à l’anguille mais s’est fait régler ses boniments sous roche, peut-être même avec les bijoux volés par le fils à sa mère. Sa mère qui bossait sans doute à la Poste avenue du Loup et qui, du coup, fait de ses pierres deux coups : un enfant en prison, une fermeture de service public.

Et le pote du gosse, qui n’a pas plus de pognon que l’autre n’a de bijoux, décide de lui apporter une chaîne Hi-Fi à 150 euros qu’il vient de voler en la cachant dans son slip, et se fait crocher parce que la chaîne soudain se met à retransmettre le concert en direct live d’Hélène Ségara et qu’en simultané sur les écrans des murs du hall d’entrée d’Isabe, à Saragossa, comme ils disent sur les panneaux, les caméras filment une jeunesse entièrement conquise, que dire, fanatisée par cette artiste aux trémolos molosses, et dans l’euphorie la plus complète, dévaste toutes les caméras alors que dehors les chouettes hullulent et les sirènes hurlent because un feu se déclare à l’UFR.

On apprendra plus tard qu’un étudiant a mis le feu à un album de "Martine s’en va-t-en Chine", et Patapouf et Cadichon sont sur les dents rapportera-t-elle une nouvelle robe à motifs de fleurs de lotus ? La ville est en émoi, vite, instruisons-nous en lisant le petit Larousse ( illustré ), où est la Chine, la Lotus est-elle la femme du lotus villa Navarre, vite pédalons sans perdre les pédales jusqu’à la FNAC, avant qu’ils ne débrayent dans les rayons et ne mettent les bouts sur les sièges moëlleux (en cuir de vaches à lait vendues au rabais par des éleveurs désespérés) des motards en colère.

La Province est faite pour les princes. Quand les chiens écrasés feront la Une des journaux, tout ira bien. C’est pas demain la veille, pourtant, en contrepoint, dans la même presse, bien des choses se font ici et là, témoignages d’une vie que l’oeil accroche moins, car déshabitué d’un certain plaisir de vivre, ensemble.

-par AK Pô

AK Pô navigue aussi sur les archipels des 2 rives

23 09 11


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 
 
 
Votre commentaire



   
 
 
 
Les rubriques d’A@P
Citoyenneté
A compte d’auteurs
"Arpenteurs sans limites"
"Les sorties de Michou"
"Un samedi par semaine - tome 2"
"Un samedi par semaine - tome I"
Au ras du bitume
Enquêtes
Evasion
Maréchaussée Paloise
A@P.com
Courrier d’e-lecteurs
Hommes et femmes d’ici !
Opinion
Portraits, Entretiens
Tribune Libre
Humeurs
La Charte d’A@P
Le défouloir !
Les cartons
Les cartons mi-figues mi-raisins
Les cartons rouges
Les cartons verts
Les Nouvelles Pratiques Municipales (NPM)
Vu dans la presse
”Les Causeries d’A@P”
Détente
Loisirs
Spectacles
Economie
Aéroport Pau-Pyrénées
Enjeux
Enjeux environnementaux
Enjeux européens
Enjeux sociétaux
Grand Pau
Lescar
Billère
Gan
Gelos
Idron
Jurançon
La CDA Pau-Pyrénées
Lons
Point de vue
Grands projets
"LGV des Pyrénées" : la desserte du Béarn et de la Bigorre
BHNS (Bus à Haut Niveau de Services)
Le "Pau-Canfranc", la Traversée Centrale des Pyrénées
Nouveau complexe aquatique de Pau
Nouvelle voie routière Pau-Oloron
Nouvelles Halles de Pau
Pau
Du Côté des Quartiers
La vie
Une idée pour la ville
UPPA
Politique
Forums des Partis
Politique locale
Politique régionale et nationale
Territoires
Aragon
Béarn
Bigorre
Espagne
Europe, Monde
Pays Basque, Euskadi
Pyrénées
 
   
 
  Envoyer à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)



[ Imprimer cet article ]
 


 
Autres articles

Obsolescence de la publicité
Le complot
Pau - Malédiction ou bénédiction pour le boulevard des Pyrénées ?
Les oiseaux
Le corbeau
L. l’entrepreneur
Généalogie existentielle, ou comment vivre avec des cornes (en bois)
Les infos, les manies, les infomaniaques et les canapés-lits.
Feuilleton (chap 21) : Oncle Joé engrange le blé
Petit conte à rebrousse-poil
Feuilleton (chap 20) : les oeufs durs
Feuilleton (chap 19) : le témoignage de Guido
Feuilleton (chap 18) : les doutes de Carlyle
Feuilleton (chap 17) : au bistrot, chez Carlyle
Feuilleton (chap 16) : la carte postale
Feuilleton (chap 15) : l’œil vitreux de John tombe sur le carreau
Feuilleton (chap 14) : ville d’automne et flambée des prix
Feuilleton (chap 13) : fin de séjour d’Angélique et du paupoète
2035 : la ville des trois mirages
Feuilleton (chap 12) : le stage de Chinette



[ Haut ]
 

Vous pouvez afficher les publications de Altern@tives-P@loises sur votre site.

Site mis en ligne avec SPIP | Squelette GNU/GPL disponible sur © bloOg | © Altern@tives-P@loises