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Réponse à Monsieur Joël Braud

mercredi 21 décembre 2011 par Jean-Louis Brasseur


Ayant demandé que lui soit accordé un droit de réponse, nous publions l’article suivant de Jean Louis Brasseur.

"Monsieur, vous avez écrit un article en réponse au mien, paru le même jour, sous le titre « Plus jamais çà », article assez agressif, nous sommes d’accord.. Souffrez que j’y réponde.


Vous avez parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec moi et le bureau des A@P, dont vous êtes membre, aussi, mais pourquoi, dans une note liminaire, déclarer : « Le bureau d’Alternatives Paloises ne cautionne absolument pas l’idée que la peine de mort puisse être rétablie. Quoiqu’il lui paraisse inacceptable que certains osent à nouveau aborder cette idée, se voulant fidèle à la devise d’A@P "A chacun sa vérité", il a décidé, après discussion, de ne pas censurer l’article qui suit."

Je remercie le bureau d’avoir publié mon article mais n’en attendait pas moins sauf à ne pas respecter sa devise « A chacun sa vérité ». Pourquoi le bureau a-t-il voulu absolument se « dédouaner » en publiant cette note ? Certaines opinions seraient-elles moins égales que d’autres. De quel droit le bureau pense-t-il avoir la science infuse ? Certains sujets sont-ils tabous ( il ose aborder..) ? Mr Braud annonce que les 40% de français favorables à la peine capitale sont minoritaires, peut-être, mais sur ce sujet aucun référendum n’a bien entendu été proposé, de plus une erreur majoritaire ne devient pas de ce fait une vérité. Dans tous les cas la peine de mort n’était pas l’essentiel de mon propos.

Je proposais un renversement complet du droit en faveur de la victime. Dans le doute, ne pas laisser une chance, une occasion, de récidiver au criminel. La chance doit bénéficier à la future victime.

Mr Braud m’accuse d’« exploiter la charge émotionnelle résultant d’évènements dramatiques ». Je ne le nie pas, je fais comme les écologistes, qui se sentent plus forts après Fukushima, comme Madame Veil qui pour faire passer la pilule, si j’ose dire, de l’avortement légal, parlait des pauvres jeunes filles détruites parce que mal accompagnées médicalement ou comme les ONG après chaque catastrophe. Bien entendu, cela n’empêche pas de réfléchir aussi mais les faits sont là, un crime aurait pu être évité à Chambon/Lignon. L’assassin n’aurait pas dû être libéré, non pas par anticipation comme le texte de Mr Braud pourrait le laisser croire mais, avant son jugement pour un crime : un viol avec un couteau à la main. Sur quels critères, le juge pouvait-il se baser pour déclarer que le violeur n’était pas dangereux. Mr Braud, tout comme moi reconnaît que la psychiatrie n’est pas une science exacte. Que reste-t-il alors pour trancher si ce ne sont les déclarations de l’accusé, peu crédibles convenons-en et l’impression qu’il donne au juge. J’appelle cela, n’en déplaise à Mr Braud, l’intuition, je pourrai dire le pifomètre. Enfin, le lycée aurait dû être averti des antécédents précis de l’accusé. C’est contraire à la loi actuelle et il faudrait donc la changer.

Monsieur Joël Braud déclare que les gouvernants ont, « profité de crimes » pour créer de nouvelles lois, ralentissant encore la justice. Il veut parler de quelques mesurettes, pas toujours promulguées mais il oublie une loi, soit disant imposée par l’Europe, qui la freine encore plus : la réforme de la garde à vue. A qui profite-t-elle ? Aux victimes vous croyez ? Demandez à Joël Censier, le père de Jeremy, assassiné à Nay et dont le meurtrier plus que probable a été relâché car sa garde à vue n’avait pas été faite dans des règles non légales à l’époque. Je suis bien conscient que mes propositions ne vont pas « éradiquer tous les crimes ». Tout ne peut être évité c’est certain. Le viol de la première victime de l’assassin de Lozère ne pouvait être évité, le second, alourdi d’un assassinat devait l’être. La faute n’en est pas au juge mais à la loi, trop laxiste pour les criminels et qui oublie le sort des victimes.

Monsieur Braud m’accuse d’écrire d’un ton péremptoire. Certes, mais il fait de même et, en guise d’arguments, m’accuse d’être : simpliste, extrémiste, démagogique. Je lui signale qu’il a oublié fasciste et intégriste. Ces attaques ad personam ne sont pas des arguments mais des termes qui permettent de refuser tout débat. Ils permettent de rejeter sans examen une solution possible à un problème récurrent parce que celle-ci est en contradiction profonde avec sa philosophie politique. Changeons les faits, ils ont tort !"

- Par Jean Louis BRASSEUR


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Votre commentaire



> Réponse à Monsieur Joël Braud
21 décembre 2011, par Maximo  

On ne sait pas s’il convient de répondre, de commenter ou de laisser p...sser (<-c’était un "a", bien sûr !).

Allez, va : l’auteur démontre lui-même l’ineptie et l’incohérence de l’ensemble de son raisonnement, basé sur cet involontaire mais parfait anachronisme,

"La chance doit bénéficier à la future victime",
que je laisse à sa méditation.

  • > Réponse à Monsieur Joël Braud
    21 décembre 2011, par L’ OURS du Bois  

    Maximo, j’ai eu le même sentiment que vous, en premier une colère, puis, le ridicule est venus.....

    alors plus un smiley smiley

  • > Réponse à Monsieur Joël Braud
    22 décembre 2011, par Jacques Faget  
    Les bienveillants

    Monsieur Brasseur vous avez pu voir que la congrégation des "droitsdel’hommistes" et des partisans de la culture de l’excuse-toujours en faveur des délinquants et jamais en faveur des victimes- est bien présente. Ou, tout au moins ce sont eux qui s’expriment, pour l’instant smiley

  • > Réponse à Monsieur Joël Braud
    22 décembre 2011, par Maximo  

    On a quand même le droit de s’exprimer sans se faire insulter, non ? Car je considère que, surtout sous votre plume, "droitsdel’hommistes" et "partisans de la culture de l’excuse-toujours en faveur des délinquants et jamais en faveur des victimes" sont insultants pour les valeurs que j’ose défendre.

    Eh bien non, je ne suis ni l’un ni l’autre, les deux catégories que vous citez me hérissent le poil et m’énervent tout autant l’une que l’autre. Et tout en défendant avant tout la victime, en réclamant pour son bourreau les peines les plus sévères, j’essaye juste de réfléchir sans me laisser aller à quelque impulsion irraisonnée.

    Bref, contrairement à vous puisque vous le dites vous-même, j’essaye d’être un peu moins con que la moyenne. Pehache avait raison, sur ce sujet toute discussion est vaine et stérile.

  • > Réponse à Monsieur Joël Braud
    22 décembre 2011, par Maximo  
    Et même, voulez-vous que je vous dise ? Je suis de droite. ça t’en bouche un coin, hein ?

  • Des arguments donc...
    26 décembre 2011, par Paolo  
    Effectivement ce monsieur à raison, il convient tout d’abord de lui faire remarquer que son "souffrez que j’y réponde" soit un trait d’humour amusant pour un non-abolitionniste (de la peine de mort, mais peut-être aussi de l’esclavagisme puisqu’il fait le lien entre IVG et peine de mort dans ce message sorti tout droit des années 70). Des arguments ? Tout d’abord dans la formation d’une attitude, il y a une phase cognitive et la dimension affective vient souvent en renfort lorsque cette dimension cognitive est défaillante : autrement dit, faites en appel à votre cerveau tout d’abord. Des preuves ? La plupart des réacs qui mettent sur le même plan anti-IVG et peine de mort n’ont pas conscience de la bêtise de leur cheminement intellectuel. En effet, je vous invite par exemple à vous délecter de "Freakonomics" qui explique justement que la baisse de la délinquance aux USA n’a pas été due aux politiques archi-sécuritaires des républicains mais à...la légalisation de l’avortement. Donc si vous votez à droite (ou à droite de la droite), Simone en a certainement plus fait pour réduire la délinquance que Guéant ou Marine ne le feront. Enfin regardez "dans ses yeux", film sorti l’an dernier et peut-être que la dimension cognitive de votre réflexion vous fera prendre conscience que l’affectif ne doit pas guider une société !

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