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Crise en France : L’exemple Argentin

lundi 9 avril 2012 par Pierre Pedaugez


Je voudrais revenir en m’expliquant peut-être plus concrètement, sur le problème de l’Argentine, sans exclure la Grèce et, par ricochet, la France et tous les pays Européens.

L’Argentine n’est pas la Grèce, bien évidemment, et l’argumenter revient à enfoncer une porte ouverte. La seule analogie que j’ai voulu souligner, outre une mauvaise gestion interne des finances publiques, c’est la mainmise du FMI et de la finance internationale, ainsi que la dépendance vis-à-vis du dollar. La Grèce d’aujourd’hui, mêmes causes et mêmes effets : dépendance de l’euro et de la troïka :BCE , FMI, UE

<S’il suffisait de dévaluer sa monnaie pour devenir un pays prospère cela se saurait> voilà une belle affirmation pétrie de certitudes qui semble prouver que son auteur croit encore <Au Père Noël > Eh bien non ! Ce n’est pas parce qu’à longueur d’année on vous asséne une soi- disant vérité, que c’est indiscutablement la seule vérité Pendant des décennies, et nous le sommes encore aujourd’hui plus que jamais, on nous a conditionnés, « formatés’’ dans une culture et une façon de penser. Aujourd’hui la plupart d’entre nous sommes incapables de penser autrement, surtout que l’on nous cache souvent les éléments objectifs. Pensez donc ! Puisque des soi- disant experts, des économistes, dits eux aussi réputés, vous ont expliqué et analysé avec force détails, la situation économique et politique, vous êtes persuadés qu’ils ont obligatoirement raison. Donc celui qui s’aventure à émettre une opinion différente est forcément un imbécile. A court d’arguments ayant fait leur preuves, on lui balance ironiquement :<Ça se saurait>.Ite missa est !

Nous sommes dans la mondialisation, initiée par l’oligarchie financière mondiale et la finance internationale, avec la complicité de ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans. Le but est d’asservir les peuples à leur cause et à leur profit. Leur plus grand ennemi étant les Etats souverains. Il faut donc affaiblir les Etats. Ils y sont arrivés plus ou moins, surtout en Europe, il n’y a qu’à voir la situation économique de l’Irlande l’Italie, le Portugal, la Grèce l’Espagne et même la France (1720 milliards de dettes). Ils avaient mis l’Argentine à genoux, seul la révolte du peuple et un président courageux, ont arrêté la spirale de la soumission à la Finance. Oh certes l’Argentine n’est pas pour autant sortie du gouffre profond où les instances internationales l’avaient précipitée, mais au moins, ils sont sur la voie du redressement. Posez-vous la question de savoir pourquoi on ne vous en parle jamais dans les médias ? Posez-vous également la question pourquoi le silence radio et télé est appliqué à ce pays ainsi qu’à l’Islande. Dans les deux cas, Argentine et Islande, c’est le système bancaire qui a été neutralisé. C’est très mauvais comme exemple pour la finance internationale. La Grèce elle, à moins d’une révolution, n’a pas cette marge de manœuvre, nous non plus d’ailleurs, puisque nous sommes liés à l’euro, et que nous avons perdu notre souveraineté nationale avec l’Europe. Pourtant moi, je suis un Européen convaincu ; oui mais pas cette Europe-là ! L’Europe du traité de Rome de 1957 l’Europe que l’on m’avait chargé d’expliquer dans les écoles en 1992. Hélas on nous a menti ! on vous a menti ! j’ai donc menti aux élèves, et cela j’en ai gros sur la conscience.

Si j’ai pris l’exemple de l’Argentine, c’est qu’il peut nous faire réfléchir sur les dangers que fait courir aux peuples, le diktat de l’oligarchie financière mondiale, en privant ces derniers de leur indépendance et de leur souveraineté. Notre pays a subi par le passé des dévaluations lorsque c’était nécessaire, l’économie tournait, la France n’avait pratiquement pas de dettes, la misère et le chômage étaient bien moindres qu’aujourd’hui. Cela ce sont les faits indiscutables, qu’on évite justement de discuter car il faut que le système économique actuel continue à fonctionner. La solution actuelle consiste à demander toujours plus de sacrifices au peuple pour payer les intérêts de l’argent que nous prêtent exclusivement les marchés financiers. Imaginez un seul instant la panique de ces derniers, si les Etats pouvaient s’affranchir de leur tutelle financière ! que faire de tous ces capitaux flottants passant par les paradis fiscaux ? L’Argentine l’a fait, l’Islande aussi, bravo ! Donc, c’est possible. En Europe tout est fait, pour que ça ne change pas, et tout sera fait pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or de la finance. Tenez voyez la Grèce ! on la maintient sous perfusion, ce n’est pas la Grèce que l’on sauve, mais le système.

Chercher une solution pour sortir de la crise ! Certainement pas si on doit s’écarter de la pensée unique dictée par des instances supranationales comme l’Europe d’aujourd’hui ou encore des instances internationales FMI, Banque Mondiale, OCDE, OMC,. Tenez en voulez-vous un exemple de la nocivité de ces instances ? Prenons l’OMC : Organisation Mondiale du Commerce, créée lors des accords de Marrakech du 15 avril 1994 a eu pour conséquence :

1°- De démanteler une grande partie des réglementations aux échanges de capitaux ,de marchandises et de services qui protégeaient les économies américaines et européennes, d’une concurrence avec les pays à bas coût.

2°-D’autoriser les entreprises occidentales à transférer les capitaux vers les pays émergents permettant de créer des usines, et y délocaliser leur production.

3°- Enfin autoriser ces mêmes entreprises à réimporter leur production créant la misère et le chômage chez nous.

Des moyens considérables, aussi bien qu’humains que financiers sont mis en œuvre pour que le système perdure au service de l’oligarchie financière Des groupes spécialisés comme le groupe Bildeberg le CFR ,la Trilatérale, invitent chaque année à une réunion privée, les principaux dirigeants politiques et financiers ,les principaux acteurs économiques et les journalistes les plus influents acquis à leur cause. Dans ces conditions il est extrêmement difficile voire impossible de trouver une solution à la crise, sauf à faire comme le Président Argentin. Hélas il est de bon ton que cela ne se sache pas, ou alors, au travers d’informations tronquées.

  - par Pierre Pedaugez


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Votre commentaire



> Crise en France : L’exemple Argentin
9 avril 2012, par peyo  

Le long papier de Pedaugez , ça paraît une totale ineptie.

Pedaugez, expert en explication des relations de cause à effet, se répand largement sur les forums. Et toujours son propos montre un fidèle lieutenant de J. Cheminade avec des raccourcis fulgurants

"La mondialisation économique et financière a jeté une partie de la planète dans la misère. La Dette, dont elle est issue, n’est que la conséquence naturelle de notre système bancaire, et pas du tout un excès de dépenses de la société."
(P Pedaugez, extrait de "changement de cap" paru le 19 décembre 2011)

En somme (si on le suit) un complot, où de bons gestionnaires -qui jusque là équilibraient scrupuleusement leurs budgets sans rien demander à personne- ont été contraints à accepter de force les prêts mortifères concoctés par une mafia internationale de financiers sans foi ni loi... Quel délire !

> Crise en France : L’exemple Argentin
9 avril 2012, par Rêveur des villes  

et l’exemple... de la Suède !

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/04/06/20002-20120406ARTFIG00614-les-severes-lecons-de-la-suede-a-la-zone-euro.php

  • > Crise en France : L’exemple Argentin
    9 avril 2012, par Contribuable Palois  

    "le diktat de l’oligarchie financière mondiale" .

    Mais non, M Pedaugez, sortez de ce genre de pncif. C’est l’excuse de ceux qui veulent que ce soit toujours la faute des autres.

    Alors que souvent il suffirait d’avoir une gestion de bon père de famille ! Qu’on soit simple particulier ou Etat gérant le quotidien, on n’est pas maître de ses choix une fois qu’on s’est mis dans la main des créanciers.

    C’est à dire :
    -  ne pas faire des dépenses courante au delà de ses capacités financières,
    -  emprunter pour des investissements durables économiquement justifiés,
    -  ne pas régaler sa petite amie/payer des vacances paradisiaques/construire une nième mediathèque grâce à un emprunt dontles intérêts sont gagés sur la parité roupie-drachme
    -  gérer ses économies avec prudence, les placements dits "financiers" n’étant pas faits pour les petites bourses
    -  se méfier des leaders/faiseurs de miracle/donneurs de recettes "pour la semaine de 25 heures et la retraite à 39 ans" qui ne se sont jamais levés à 5 heures du matin pour aller au boulot et qui ont pour grandes( ?) références d’avoir passé des années dans des appareils politiques , tout en étant prudemment eux-mêmes "en détachement de la fonction publique". Ils toucheront une retraite garantie et indexée, eux ; ceux qui les ont suivi en seront à pleurer la revalorisation du minimum vieillesse
    -  se rappeler que tout ce qui est gratuit a toujours un coût quelque part.

  • > Crise en France : L’exemple Argentin
    9 avril 2012, par Maximo  
    + 1 contribuable. Présenter ainsi cette "oligarchie financière mondiale" comme si elle était organisée en mafia. Elle n’existe pas !!

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