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Christian Pèes

lundi 29 octobre 2012 par Bernard Boutin


EURALIS pèse lourd : 1,326 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Au moment où l’on parle tant de redressement productif et d’exportation, il est intéressant de se pencher sur une entreprise locale qui exporte 328 millions d’euros de produits agricoles et alimentaires. (plus 8 % par rapport à 2010)

Valeur de l’euro, prix du baril, sécheresse aux États-Unis, Espagne à la baisse, Chine à la hausse, Christian Pèes, Président d’EURALIS nous livre l’environnement dans lequel se bat (avec succès) son entreprise. L’agriculture et l’alimentaire, une valeur sûre de la France à l’étranger.


A@P - Que représente actuellement l’exportation pour EURALIS et quelles est la tendance de fond pour chacun de vos secteurs d’activités au cours des dernières années ?
Christian Pèes - L’export représente environ 20% de nos activités, avec le maïs, les semences et le foie gras.
Nous pouvons avoir des interrogations concernant, par exemple, l’Espagne. En effet, la crise pose la question de la pérennité des élevages. Toujours sur l’Espagne, la crise génère un tassement de la consommation du foie gras.
Au niveau des semences, notre activité internationale se développe en particulier à l’Est sur des marchés en croissance comme l’Ukraine et la Russie.
En foie gras, il y a une véritable montée en puissance du marché chinois. En Californie, des difficultés sont à envisager en raison de la nouvelle réglementation, dans un état qui représente pourtant 10% du marché nord américain. Nous espérons pouvoir compenser par une meilleure activité sur la côté Est.

A@P - La croissance ininterrompue de la population mondiale est-elle un gage de croissance continue pour EURALIS ?
Christian Pèes - C’est évidemment un facteur favorable pour le développement de nos activités semences et foie gras par exemple. Mais ce n’est pas suffisant. Avant tout, Euralis doit être performant dans ses activités pour s’insérer dans la croissance mondiale.

A@P - Le cours de l’euro, aux alentours de 1,3 € pour $1 actuellement, est-il handicapant pour votre activité ? Souhaitez-vous un euro plus fort ou plus faible et pourquoi ?
Christian Pèes - Il est difficile de juger. Un euro fort, c’est bien pour l’énergie (pétrole), pour tout ce qu’on achète à l’extérieur (emballages...). En revanche, un euro fort rend l’exportation difficile.
Il faut donc trouver l’équilibre. Un euro à $1,20 ou $1,30€ reste un bon compromis. Un euro à $1,50 commence à rendre la situation difficile.

A@P - Des spécialistes prévoient un prix du baril du pétrole toujours plus cher à moyen terme. Cela aurait-t-il des conséquences pour votre activité ? Au niveau de la transformation et/ou du transport... Comment s’y adapter ?
Christian Pèes - Comme tout le monde, nous devons être plus vertueux en termes de consommation d’énergie. L’innovation doit nous permettre de nous adapter.
La hausse du baril est particulièrement ressentie au niveau des exploitations agricoles où le poste énergies est un poste vital soit de façon directe (essence), soit de façon indirecte (engrais). Chez Euralis, nous mettons en place des actions pour lutter contre cette hausse du pétrole. Par exemple, avec Maïsadour et Vivadour, nous travaillons ensemble en optimisant les distances entre le lieu de récolte et le lieu de séchage du maïs.

A@P - Les conséquences de la sécheresse aux Etats-Unis impactent directement le prix des céréales sur les marchés nationaux. Pouvez-vous nous donner des détails ? Est-ce une tendance durable ?
Christian Pèes - On espère que la sécheresse est ponctuelle mais, tendanciellement, les cours sont plutôt haussiers. Nous disposons d’une production mondiale juste suffisante quand ça va bien alors au moindre accident, ça décroche. Et cette fragilité est durable.

A@P - La forte notoriété de la filière alimentaire de la France est un des atouts internationaux de notre pays, à l’identique du luxe ou de l’aéronautique. Que vous manque-t-il pour pouvoir faire plus à l’export ?
Christian Pèes - Sur nos marchés comme le foie gras par exemple, nous sommes sur un produit souvent frais. De multiples barrières sanitaires nuisent à la fluidité du business. En interne, nous devons aussi investir encore plus pour bien connaître les besoins, les aspirations et les goûts de nos clients à l’international.

A@P - Plus près de chez nous, quelles sont les conséquences d’une moindre pluviométrie dans le sud-ouest pour votre activité ? Peut-on la chiffrer ?
Christian Pèes - Certes, l’eau a manqué en fin de cycle mais on l’a eue au début du cycle. L’important est la répartition de l’eau dans l’année. Pour le maïs, nous avons plutôt besoin d’eau pendant l’été. Cette année, nous en avons manqué en fin d’été. La récolte est loin d’être terminée mais elle s’annonce, en moyenne, bonne mais avec des disparités en fonction des zones.
Concernant les céréales d’hiver, nous n’avons pas eu de problèmes particuliers.

- sur des questions préparées par Bernard Boutin


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