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Adìu Hestiv’Òc 2007

lundi 20 août 2007 par Bernard Boutin


Malgré la pluie qui aura perturbé la dernière journée, cette troisième édition d’Hestiv’Òc aura été un franc succès avec une participation en très forte augmentation.

A ceux qui répètent que Pau est incapable de se réveiller, en été qui plus est, Hestiv’Òc démontre qu’ils ont tout faux. La Place Royale noire de monde, au milieu de nuit, en train de danser ou scander des rengaines habituellement entendues du côté de Bayonne, avait un rythme enthousiasmant les participants, animateurs et commerçants.

Magique que de voir ce centre-ville si calme, si endormie d’ordinaire, s’animer à tel point.

Merci à Didier Fois et toute son équipe d’organisateurs et de bénévoles d’avoir « mis le feu » à la ville. Elle a tellement besoin de se réveiller.

Bénévoles parmi les bénévoles, je voudrai témoigner qu’une majorité d’entre eux venaient de partout en Béarn ; chacun apportant avec eux un peu du sens de la fête qui de Monein, de Montardon, de Morlaas etc...

Merci à André Labarrère d’avoir donné le coup de pouce nécessaire à ce festival, auquel il ne croyait pas trop d’ailleurs, mais c’était sans compter sur la volonté et le dynamisme des organisateurs qui ont gagné leur pari. André Labarrère aurait été ravi de voir ce « remue-ménage » sous ses fenêtres.

Il reste maintenant aux Palois et à tous les fans de racines occitanes, béarnaises, basques etc. à venir toujours plus nombreux. Dès maintenant, bloquez sur vos calendrier l’édition d’Hestiv’Òc 2008 qui aura probablement lieu le premier week-end qui suit le 15 août.

Adichatz.

- par Bernard Boutin


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Votre commentaire



> Hestiv’Òc - Mise au point
6 septembre 2007, par Pierre Dubruchou  

Ceci concerne le début de polémique développée ci-dessous sur des questions financières.

Nous avons rencontré Didier Fois, qui comme il l’a dit lui-même dans ses réponses, est totalement disposer à jouer le jeu de la transparence sur ces questions, pour peu que l’on vienne le voir.

Comme ses contradicteurs -anonymes- n’ont à ce jour pas donné suite et n’ont apporté aucune preuve de ce qu’ils avançaient, je pense que le débat est clôt sur le sujet.

Nous tenons au principe de la libre expression sur ce forum, mais cette liberté d’expression ne peut être le prétexte à dire n’importe quoi sans fondement.

Pierre Dubruchou - animateur d’A@P

> Adìu Hestiv’Òc 2007
20 août 2007, par Alain Lalanne  

Adishatz a tots,

Pour avoir été présent pour la 3° fois lors de la cérémonie d’ouverture, et bien sûr lors de celle du 1° Hestiv’oc lorque André Labarrère a lancé son béret à la (petite) foule assemblée sous le bacon de la mairie, je suis aussi heureux de voir le succès grandissant de cette fête béarnaise où les "estrangers" ne se pressent pas encore.

J’ai apprécié les menus bien de chez nous, béarnais ou basques, servis sous les tentes aussi bien les chanteurs comme le groupe basco-béarnais Arraya.

J’ai moins apprécié la musique du groupe "occitan" militant brandissant sur scène un incongru drapeau à la croix toulousaine. Je dois vous rappeler la réaction d’André Labarrère au moment de son discours d’ouverture du 1° Hestiv’oc : après avoir lancé son béret, il a fait sur le moment enlever du balcon de la mairie le drapeau occitan, excédé par ce militantisme étroit qui voudrait qu’existât une Occitanie dont ferait partie le Béarn.

J’ai retrouvé cetta année encore ce drapeau à côté des vaches de notre drapeau béarnais, sous-entendant une vassalité linguistique du Béarn à une mythique Occitanie. Sans souhaiter qu’il disparaisse, je demande qu’il soit à la place qui lui revient : être le pendant du drapeau basque, l’ikuruña, de l’autre côté de nos vaches.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    21 août 2007, par Biarnes  
    Transparence : parlons chiffres !!

    Bonjour, Histoire d’être aussi transparents que pour tous les autres festivals dont on connait les destins sur Pau : quels sont les chiffres de fréquentation cette année, et le coût global de la manifestation, dont les parts publiques ? Merci si quelqu’un connait ces données.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    22 août 2007  
    Apparemment il y aurait eu 35000 personnes. Le concert phare au Chateau a par contre était un bide avec 200 personnes. Quant au bénévolat s’il est magnifique il faut savoir que l’un des organisateurs se paie sur la subvention municipale 2000 euros net par mois toute l’année. Pour 4 jours de festival c’est le coté moche de voir une telle arnaque Raymond

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    22 août 2007, par Didier  
    Monsieur, je vous invite vraiment à vérifier vos sources, et surtout à faire attention à vos propos quand vous parlez de "mocheté" et "d’arnaque". Il ne s’agit pas d’un salaire pour 1 salarié, mais pour 2, chacun des 2 étant à temps partiel (ceci étant en théorie, car dans la réalité le travail en représente 2 à 3 fois plus). De plus, cet appointement ne porte pas sur une année entière. Enfin, le budget qui supporte cette dépense, provient de fonds privés et non public, car le festival se finance pour moitié par des partenaires privés et par les actions propres de l’association qui l’organise. Je suis également persuadé, que vous n’avez pas une vision exacte de ce que représente le travail à fournir, les responsabilités vis à vis des partenaires, des prestataires, des artistes, des institutions, des services de sécurité et j’en passe... Monsieur, Il y’a bien d’autres associations qui emploient 1, 2 ou 3 permanents... Est ce là une offense ? Par vos propos inexacts, votre méconnaissance du sujet, et votre gout pour la polémique, vous êtes de ceux qui découragent celles et ceux qui se donnent à fond pour que la vie soit plus généreuse et solidaire. Je suis à votre disposition pour en débattre de vive voix, quand vous voudrez, chiffres et documents à l’appui. A propos, qui êtes vous et qu’avez vous fait... vous ?

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    25 août 2007, par ContribuablePalois  

    La loi prévoit de rémunérer des permanents ; pour les dirigeants c’est plus contraignant.

    La loi de 2002 met des bornes, notamment que ce soit prévu aux statuts et que le conseil d’administration l’ait décidé à au moins 2/3 des voix.

    Par ailleurs il est décllaré la nécessité pour l’association d’avoir recuilli, HORS RESSOURCES VERSEES PAR DES PERSONNES MORALES D’ORDRE PUBLIC, des ressources annuelles de 200.000 euros pour 1 dirigeant rémunéré (et 500.000 euros pour 2 dirigeants) et que le/les dirigeants soient régulièrement élus de façon démocratique. On suppose que tout cela est bien le cas pour HestivOc...

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    22 août 2007  

    Raymond,

    Didier Fois vous a répondu. Contactez-le. Il vous expliquera comment Hestiv’Oc est mis en place. L’énergie, le bénévolat. Les € publics. Les € privés.

    Car contrairement à beaucoup d’opérations culturelles, Hestiv’Oc trouve une majeure partie de son financement en dehors de subventions publiques. Ce qui est remarquable et doit perdurer.

    Didier Fois est prêt à la transparence. Profitez-en.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    22 août 2007, par Alain Lalanne  
    Tiens, puisque Didier Fois, l’organisateur d’Hestiv’Oc est passé par là, j’aurais apprécié qu’il réagisse à ma remarque concernant la juste place du drapeau occitan et du drapeau basque, l’ikurriña, à côté du drapeau béarnais. Qu’on sorte de l’équivoque d’Hestiv’oc.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    22 août 2007, par Didier  

    Monsieur Lalane,

    Vous avez l’art de faire bois de la moindre brindille, oubliant probablement que l’essentiel dans hestiv’Oc, réside dans son envie de mettre en lumière, des cultures et musiques qui n’ont guère le droit de citer en milieu urbain.

    je ne sais si vous avez tort ou raison dans votre approche historique du sujet, et pour tout vous dire, cela est dans notre organisation le cadet de nos préoccupations.

    Je suis Monsieur Lalanne, probablement tout autant que vous, amoureux de ma culture, de ma langue, de ce que mes parents et grands parents ont (bien malgré eux) posé en moi, lorsqu’ils parlaient entre eux "le patois", comme on disait à l’époque.

    Je n’ai aucune légitimité scientifique pour vous répondre, encore moins pour nourrir votre polémique et de ce fait je vous laisse penser de nous ce que vous souhaitez.

    Pour ma part, je désire simplement dépenser mon énergie, à rendre ce monde plus solidaire, à travers une manifestation qui favorise des rencontres, des échanges, et un certain esprit du partage. C’est ainsi, en "lenga nosta", que j’ai ouvert pour la troisième fois ce festival, pour lequel j’ai donné depuis plus de 3 ans, l’essentiel de tous mes temps libres et congès.

    Alors, s’il vous plait, allez régler vos comptes auprés de ceux qui écrivent l’histoire et qui sauront je suppose vous donner le change.

    J’ai, Monsieur Lalanne, du respect pour vous et pour vos idées, mais il ne m’interresse pas d’en débattre, encore moins de les épouser.

    Vous êtes cependant le bienvenu, si vous souhaitez à votre façon et selon votre disponibilité et votre compétence, nous donner un coup de main.

    Bien cordialement.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    22 août 2007, par Jerlau  

    Alain,

    Je trouve que Didier Fois t’a parfaitement répondu et gentiment. Ces querelles de drapeaux locaux sont un peu dépassés.

    Il faudrait arrêter sur ces antagonismes locaux. Finalement la culture locale n’a pas de limite géographique. C’est un peu le sens de la démarche de Didier Fois.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    23 août 2007, par sandra  
    oui, c’est dépassé. D’ailleurs rappellez vous ce que monsieur labarrère disait : Bayonne n’en a pas voulu (donc les basques, c’est là que les organisateurs ont essayé de le lancer sans succès) et c’est tant mieux pour Pau. Bien d’accord avec lui. bravo et longue vie à Hestivo’c.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    23 août 2007, par Jerlau  

    Cette histoire de drapeaux montre toute l’ambiguité liée à la promotion de la culture locale.

    Ainsi,d’un coté, on voit Didier Fois qui cherche à faire partager au maximum par les autres sa différence. Et de l’autre, en parfaite opposition on voit une autre approche qui consiste à opposer aux autres sa propre différence.

    Une approche est source d’apaisement car on connait mieux le voisin, l’étranger. Elle est source d’intégration parfaite sans oublier son origine.

    L’autre approche par contre oppose les différences de chacun, des communautés.... A la longue, elle est source d’opposition forte entre communautés et on en connait toutes les dérives, l’Histoire et le présent en sont riches.

    La musique, le chant, la danse sont bien des moyens de partager des différences. C’est en cela qu’il faut remercier Didier Fois. Chez nos voisins tout proches, à l’extrême, on en arrive à refuser l’étranger et cela de façon violente quelques fois.

    Autre exemple : Le FiPau, en oubliant les querelles dues au montage et aux finances, ne s’est pas monté sur ces bases de partage des différences. Il faisait appel à l’opposition des peuples premiers aux peuples d’aujourd’hui pour un très grand nombre de raisons. Ce n’était pas une joie du partage. Il y manquait en fait un coeur à la Didier Fois.

    Et dans cette approche les subventions publiques sont secondaires. Didier Fois fait partager, il augmente son rayon d’activité, il augmente le rayon d’activité de ses sponsors, des autres. Il y a une vraie dynamique dans le partage des différences, qu’on ne trouve pas dans l’opposition des différences.

    Cela me rappelle mes "petite équipes rugby" qu’on faisait vivre avec des cartes de "membres bienfaiteurs" ( le sponsor n’était pas connu) ; on vivait bien, on faisait partager notre différence !

    Milles fois merci à Didier Fois pour son approche rafraichissante !

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    23 août 2007, par pehache  

    Je ne trouve pas que la réponse de Didier Fois soit si "gentille" que ça. Je la trouve même un peu "facile", se résumant à un bottage en touche en règle et une fin de non-recevoir.

    Il ne faut pas être naïf, ces histoires de drapeaux ne sont pas si anodines que Didier Fois veut le laisser paraître. On ne peut pas dans le même temps brandir des drapeaux (quels qu’ils soient) et dire que cela n’a pas d’importance. Si vraiment ça n’en a pas, alors pourquoi les brandir ? Enlevons les drapeaux, *tous* les drapeaux, et comme ça il n’y aura plus de problème.

    Il ne faut pas être naïf, car derrière l’occitanie culturelle, il y a toute une mouvance d’occitanie politique militante, pour qui le drapeau n’est pas qu’un bout d’un tissu. On ne peut pas l’ignorer, et Didier Fois ne l’ignore certainement pas. Le point soulevé par Alain Lalanne ne peut se comprendre que dans ce contexte, et mérite alors une autre réponse.

    Je précise qu’à la limite ce débat me concerne assez peu, n’étant moi-même pas Béarnais, ni même "du sud", quoiqu’à la limite. Seulement, j’avoue que les réflexes identitaires ont tendance à me hérisser en général.

    Je n’étais pas au concert de Lou Dalfin (groupe italien occitan) samedi soir, mais je recopie ici les propos tenus par son leader sur scène, tels que rapportés par Sud-Ouest (20 août) : "La France, l’Italie, on s’en fout, ça ne nous concerne pas. On est oc-ci-tans !". Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il faut remplacer un clocher par un autre ? J’aurais préféré qu’il dise "La France, l’Italie, l’Occitanie, on s’en fout, on est tous des êtres humains !".

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    23 août 2007  
    Pierre

    Vous avez mille fois raison Pehache. Nous sommes tous citoyens du monde. Ne faisons pas de l’occitanie un combat d’arrière garde en ce début de XIXe siècle mais bien une richesse parmi tant d’autres.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    23 août 2007, par Alain Lalanne  
    pehache, merci pour ce "recentrage" très clair et lucide, et très modérateur.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    23 août 2007, par Sébastien  
    C’est vrai que beaucoup d’associations (sportives, loisirs, cultures...) ont des permanents. La création de ces postes faisant toujours l’objet de négociation avec l’organisme financeur. Dans le cas d’hestiv’Oc, la négociation a bel et bien eu lieu avec la Mairie de Pau. Celle ci a refusé la création du poste, mais en même temps a fait une réponse de normand : on vous refuse le poste, mais on vous augmente la subvention, faite ce que vous voulez. Dans le cas d’une association, il est toujours délicat de savoir qui embaucher. On ne salarie jamais un dirigeant. C’est pourtant ce qui se passe avec Didier qui a fait le coup de force ... car il voulait en vivre. Ce n’est pas nouveau il avait eu également cette ooportunité avec le FIPAU en 2006, mais la suite... Dans le cas présent de source proche de l’association, les chiffres annocés sont bien exact 2000 €/mois sur l’année et il n’y a qu’un seul salaire. Que cela soit pour un mi-temps je le conçois bien car cela représente sur 12 mois une charge très légère. Pour conclure sur ce sujet je voudrais souligner qu’en matière de développement de la culture occitane, le Carnaval Béarnais fait un travail plus profond, plus important et de avec beaucoup moins de moyen.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    23 août 2007  

    Sébastien,

    puisque vos sources ont l’air si fiables, et bien citez les...

    Encore une fois, je suis à votre disposition pour vous communiquer tous les éléments de notre organisation.

    Vous mentez en propageant vos affirmations. Quand au travail que cela représente, je vois que vous ne vous rendez pas compte de ce que nous réalisons et du temps qu’il faut pour cela.

    Visiblement, vous avez l’intention de nous/me casser... Continuez, vous allez y arriver.

    En attendant, et à visage découvert, je vous attends pour prouver mes propos, documents à l’appui.

  • > Adìu Hestiv’Òc 2007
    25 août 2007, par eric  
    Il est très facile de lancer des contre vérités. Il serait peut être plus intéressant de citer vos sources. "On est un con" dit on... Et puis c’est si facile de dire n’importe quoi... Ces propos insultent tous les gens de bonne volonté qui ont de prés ou de loin contribués à la réussite de ce festival ... Vous parlez du carnaval béarnais ? Alors sachez que beaucoup de personnes oeuvrent pour les 2 causes ! Quand vivra t’on dans une ville ou les gens seront solidaires de ce genre de projet qui en plus d’être ludique et culturel contribue à tisser un vrai lien social entre gens de toutes générations, de toutes cultures et de tout niveau social. Vous ne devez certainement pas avoir grand-chose à faire d’intéressant pour perdre votre temps à dire n’importe quoi.

  • L’équivoque d’Hestiv’Oc
    23 août 2007, par Alain Lalanne  

    Cher Monsieur Didier Fois,

    Bien sûr ils sont beaux les bons sentiments d’ouverture aux autres. Elle est belle la fête multiculturelle, comme est belle cette idée de réunir 500 chanteurs pour entonner des chants qui font vibrer les Béarnais, comme celle d’inviter des musiciens basques ou occitans qui portent haut leur drapeau. Les bénévoles peuvent être satisfaits de voir se concrétiser leurs idées et je les remercie de m’avoir fait passer de chauds moments.

    Mais lorsqu’on agite chez nous avec tant de vigueur le drapeau occitan, cela doit signifier quelque chose pour le militant qui s’exprime ainsi. Sous ce drapeau, le militant milite. Il agite son drapeau - il en a tout à fait le droit - comme il agite ses idées, et il est bon de savoir lesquelles. Lorsque le drapeau emblématique, pour beaucoup gentiment folklorique, devient une arme idéologique, alors nous sommes en droit de demander des explications, à moins d’avoir cette naïveté de croire que le militant ne dit que « Peuple, amuse-toi ! ». Il dit bien plus. Monsieur Didier Fois, maitre de cérémonie dont je reconnais volontiers les qualités d’organisateur et de trompettiste, vous le savez bien : sous le béret du militant il y a souvent une tête pleine de certitudes et de schémas idéologiques. Hélas qui sont trop souvent peu respectueux de notre identité béarnaise ou gasconne. Je m’explique :

    Partant de bonnes intentions, défendant les idées louables du droit à l’expression des cultures diverses, déroulant jusqu’au bout sa logique, le militant occitaniste en arrive à défendre l’idée pour moi paradoxale et même aberrante, d’une frontière entre Oloron et Mauléon, frontière entre deux pays, l’Euskadi et l’Occitanie, pays qui n’existent que dans la mythologie occitaniste et euskarienne ! Comme si entre Basques et Béarnais tout était si différent, du simple fait que les Romains ont imposée ici une autre langue que l’ancienne. Comme si la culture, les traditions millénaires avaient été effacées et étaient devenues plus proches des traditions provençales ou du val d’Aoste que des traditions et de la culture basque. Par exemple en Béarn comme en Soule, depuis des siècles, il existe la même tradition des pastorales... sauf qu’elles sont dites et chantées dans deux langues différentes. Le militant, avec cette vision du monde à travers la seule géographie des langues, ne doit pas comprendre pourquoi la Suisse n’a pas explosé depuis longtemps. Les chanteurs du groupe Arraya devraient au contraire bien le comprendre.

    Que les occitans et leur drapeau à la croix toulousaine soient invités ici, en Béarn et Gascogne, au même titre que les Basques, c’est avec joie. Levez cette équivoque qui laisse entendre que le Béarn est le vassal d’une Occitanie mythique. Le jour où les deux drapeaux occitans et basques encadreront équitablement le drapeau béarnais je serai volontiers bénévole dans l’équipe d’Hestiv’oc pour les accueillir. Promis.

    Bien cordialement.

  • > L’équivoque d’Hestiv’Oc
    24 août 2007, par Didier  

    Monsieur Lalanne,

    je reçois votre argumentaire avec respect, car rédigé avec courtoisie et de surcroit de façon éloquente. J’y suis sensible et vous prie de croire que j’y porte grand intérêt.

    je ne suis pas certain de partager exactement tous vos points de vue, mais je serai ravi que nous puissions échanger un peu de vive voix tous les deux, dans cet esprit de tolérence, qui je pense nous caractérise.

    Vous comprendrez aisément que je ne puisse laisser ici mes coordonnées téléphoniques, mais je suis persuadé que vous saurez trouver le moyen de me contacter, si du moins vous le souhaitez.

    Respectueusement,

  • > L’équivoque d’Hestiv’Oc
    24 août 2007, par Alain Lalanne  
    A bientôt pour échanger et préciser nos points de vue autour d’un verre de ...(au choix) smiley

  • > L’équivoque d’Hestiv’Oc
    24 août 2007, par Didier  
    dab plaser

  • > L’équivoque d’Hestiv’Oc
    27 août 2007  

    Pour ma part, je félicite Didier Fois ainsi que son équipe pour le travail réalisé. Pour bien connaître le monde associatif et le bénévolat, je crois que peu de gens perçoive la masse de travail que représente l’organisation d’un tel festival. Il ne s’agit pas seulement d’offrir au public des instants magiques de convivialité, d’échange et de culture pendant quelques jours. Ce serait une partie de rigolade si le festival se limitait à cela ! je crois que vous oubliez que mettre un groupe sur une scène, ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Quant aux démarches administratives pour, ne serait-ce que poser des barrières à certains endroits, relève du parcours du combattant. Aller chercher du sponsor privé n’est pas non plus de tout repos (et j’invite vivement ceux qui n’ont pas la fibre commerciale à s’y coller juste pour rigoler !!). Bref je trouve qu’accents du sud a fait un travail exceptionnel en s’investissant tout au long de l’année pour créer et faire vivre ce festival et je pense qu’il serait judicieux que certaines personnes viennent passer quelques jours avec l’association sur le terrain pour se rendre compte de la lourdeur d’une telle organisation. Quant à ceux qui trouvent qu’avoir 1 ou 2 ou plusieurs permanents sur une telle organisation n’est pas nécessaire, je leur pose alors la question : seriez-vous pret à travailler entre 10 et 12h par jour pour rien pendant quelques mois ? Si oui alors contactez de toute urgence l’association car votre candidature les intéressera sûrement !

    Une bénévole qui a pris énormément de plaisir à être sur le Festival.

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