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Pour une culture durable, raisonnée, avec ou sans OGM ?

lundi 18 février 2008



Pour une culture durable, raisonnée, avec ou sans OGM ?

Posée comme ça, la question va sans nul doute faire hurler et sonne un peu provoc. Mais elle a au moins le mérite de secouer le landerneau culturel qui ne veut pas voir et dire qu’en France, il y a un trop plein de spectacles, non pas dans l’absolu, mais de manière relative si l’on considère le public potentiel et le coût de création d’un spectacle.

Est-il cohérent de pouvoir, le même soir, assister à une représentation du Théâtre Monte-Charge, du Tam-Tam Théâtre, de l’Art Scène à Pau, tandis que le service culturel de Lons et le Parvis à Ibos proposent, à la même heure, leur propre programmation ?

Les compagnies y trouvent-elles leur compte ? Le public n’est-il pas frustré de devoir choisir et, donc, d’éliminer ? Y’a-t-il une cohérence de l’offre destinée aux habitants de l’agglomération paloise ? La réponse est dans la question, implicite. La solution miracle n’existe pas, bien évidemment. Mais de salutaires aménagements seront favorables à une harmonisation nécessaire en matière culturelle. Et pas mal d’embûches et d’enjeux vont se retrouver sur le chemin des futurs élus en charge d’un domaine tisseur de lien social, absent des présidentielles, mais qui refait surface tout les 6 ans à l’échelon local.

Les propositions qui suivent n’émanent d’aucun candidat, d’aucun parti, bien évidemment. Elles sont le fruit de rencontres, de réflexions, d’expériences vécues. Elles ne sont que des pistes, que vous pouvez poursuivre, à l’adresse indiquée sur notre site www.journalfactotum.com . Nous vous y attendons !

La culture, porte - drapeau d’une ville

Et si Pau décidait de se créer une identité culturelle forte, décelable à l’extérieur, par le biais de quelques compagnies théâtrales et de formations musicales d’envergure, comme André Labarrère l’avait déjà envisagé avec la venue de Fayçal Karoui ? Et s’il se décidait en haut lieu la création d’ un "label culturel palois" portant les couleurs de Pau, exportable et véhiculant son image au même titre que l’Élan Béarnais et la Section Paloise ? Concrètement, ça voudrait dire, d’abord, qu’un ou plusieurs chargés de diffusion seraient missionnés pour proposer aux salles de spectacle de France et d’ailleurs l’ensemble des créations des acteurs culturels dans les domaines musical et théâtral. Bon, ça ne se fait pas ailleurs. Et alors ? Ce serait peut-être là l’occasion d’innover, en donnant aux spectacles la possibilité de "tourner", et en ayant en quelque sorte une forme de contrôle et de retour des subventions
accordées. Car il n’est pas admissible qu’une subvention liée à la création ne serve qu’ à financer un tout petit nombre de représentations, ne serait-ce que si l’on fait le rapport (souvent considéré comme indécent, mais il faut appeler un chat un chat) sous accordés et public concerné. Cette "charte" permettrait également aux compagnies de "penser" leurs créations en fonction de leur propension à s’expatrier. J’ai encore en tête "Le baiser de la veuve", d’Israël Horowitz, monté au début des années 2000 par la compagnie Issue de Secours, avec Laurent Paris aux commandes, et 3 merveilleux comédiens : Margot Maynard, Pascal Jouniaux et Stéphane Roulleau. La pièce fut créée aux anciens Abattoirs, avec un décor adapté à ces lieux mais totalement inadaptable ailleurs. Et ce qui fut une réelle réussite artistique resta un événement éphémère, le temps d’une dizaine de représentations. Ce qui n’est pas normal.

Le financement du spectacle vivant est fait aujourd’hui de telle manière qu’il y a une prime, voire une course à la création sans anticipation de "l’après". Or, la culture doit malgré tout obéir à des règles économiques, avec une
phase de "recherche" (période de résidence, comprenant l’écriture, la mise en
scène, les répétitions), une phase de "mise sur le marché", avec la proposition artistique au public local, et une phase de "retour sur investissement", avec la mise en place de tournées.

Autre priorité : permettre l’émergence de festivals et événements portés par les acteurs culturels locaux en veillant à ce que le plus grand nombre de Palois et d’habitants de l’agglomération paloise soient réellement concernés. À ce titre, il est vital qu’un seul opérateur ne fagocyte pas la presque totalité de la proposition culturelle Communautaire Paloise comme on peut l’observer juste à côté de chez nous, avec le Parvis, pour ne pas le nommer.

L’offre culturelle particulièrement riche, et le travail colossal mené depuis des années par Marc Belit et ses collaborateurs ne doivent pas occulter qu’en dehors du Parvis, les autres structures ont bien du mal à exister, jusque dans les communes du Grand Tarbes qui peinent à drainer le public à l’occasion des soirées qu’elles organisent, dans des salles pourtant accueillantes comme Aureilhan et Séméac. De même, concentrer sa puissance municipale sur un unique événement, comme ce fut le cas avec le fameux FIPAU, ou comme ça aurait pu l’être avec le Cirque du Soleil, constitue, certes, un éclairage enviable sur Pau et ses environs (et encore, si les organisateurs sont fiables...), mais assèche la création locale pourtant capable de générer elle-même un festival de qualité et impliquant la population du cru.

Les exemples du Salon du Livre de Pau (méconnu du candidat François Bayrou !), d’Orchestral Urbain, en juillet, et des animations montées au quartier Berlioz (ah, Les gumes...) montrent que les talents sont là, et le public aussi, quand on veut bien l’impliquer. Mais préférer le financement d’Intervilles à celui du Festival Caraïbes est un choix politique que l’on doit assumer devant les électeurs.

Des locaux, vite ! Là encore, le bât blesse, et pas qu’un peu ! Tous les candidats sont unanimes pour souligner qu’une salle de 1000 à 2000 places manque à Pau. Elle existe, cette salle, via un bâtiment communautaire situé sur la rocade entre le rond-point de l’autoroute et le siège de Total.

Initialement destiné à des locaux commerciaux et ouvert aux quatre vents depuis plusieurs mois, ce local peut partir vers une destination culturelle moyennant des travaux qui, dans tous les cas, auront bien du mal à atteindre le niveau de ceux entrepris aux Anciens Abattoirs, pour aboutir en fin de compte à une fermeture de la salle de concert, la seule et unique dans son genre à posséder une scène au ras du sol qui ne permet une vue imprenable sur les musicos que si l’on est licencié à l’Élan Béarnais.

Ensuite, les salles de jauge moyenne, type MJC du Laü, Palais Beaumont ou Maison de l’Étudiant doivent pouvoir être utilisées par toutes les associations de Pau et de son agglo. Leur accès est aujourd’hui très contingenté, voire financièrement dissuasif, pour ne pas dire pire...

Et le Zénith, dans tout ça ? Il constitue une faille douloureuse dans le paysage culturel palois, si l’on songe que, pour résumer, la Mairie de Pau assure un loyer à la SEM du Zénith pour chaque jour sans activité, que les tarifs des spectacles y sont prohibitifs, exceptés ceux organisés par les ACP et l’Espace Pluriels, et que sa nécessité n’est plus aussi évidente aujourd’hui, depuis la réhabilitation du Zénith de Toulouse et la création de l’Atabal à Biarritz.

Qu’est-ce qui empêcherait aujourd’hui la Mairie de Pau de permettre à une asso d’organiser à moindre frais un spectacle au Zénith en sachant qu’un jour de "relâche" coûte plus cher au contribuable palois qu’un soir de concert ? Tout est encore une question de choix politique, ici comme ailleurs.

La Médiathèque ? Tout et son contraire ont déjà été dits, et peut-être faudrait-il enfin jouer la carte de la sagesse et de l’intercommunalité, si délicate à mettre en oeuvre en ce pays de baronnets si fiers de leur pré carré et des traces qu’ils souhaitent laisser...Un château est sur le point de s’achever, une autre bâtisse a besoin d’un second souffle, et une troisième a su trouver son rythme de croisière, aux portes de Pau. La synergie possible saute aux yeux des béotiens...

Le Méliès ? Ce haut lieu de la vie culturelle paloise a été l’enjeu de luttes sévères depuis quelques mois, brouillant une image pourtant jusque-là plutôt nette. Les multiples tergiversations et changements de direction de ces derniers semaines ont fait ressembler Le Méliès à un bateau ivre, quand il eut fallu jouer collectif face aux volontés de main mise des politiques. Gageons que ses nouvelles instances dirigeantes sauront retrouver le bon sens qui a tant fait défaut dans un passé récent...

Quant aux sites des Halles et du Foirail, souvent abordés au cours de cette campagne, ils nécessitent eux aussi des travaux pharaoniques. Et leur position en plein coeur de Pau n’a pas que des avantages, eu égard aux problèmes récurrents de nuisance sonore nocturne qui ne peuvent que s’ensuivre vis - à - vis d’un voisinage plutôt âgé.

Et que dire de la suppression annoncée du "Carré des Producteurs" aux Halles de Pau, où les élus ne doivent certainement pas souvent mettre les pieds...

Et Ampli, dans tout ça ? Pourquoi tant de haine autour d’eux ? Pourquoi cette structure cristallise-t-elle toutes les rancoeurs du monde musical ? Simplement parce qu’on a peut-être oublié ce vieil adage "La confiance n’exclue pas le contrôle", que le volume des subventions accordées a suscité beaucoup d’amertume de la part de ceux qui ont l’impression de s’investir et de regarder passer le train, que la destination de ces subsides a souvent manqué de précision, que ses membres ont parfois donné l’impression d’être musicalement sectaires, un comble pour qui perçoit des aides sensées profiter au plus grand nombre.

Quid de projets avec les jeunes de l’Ousse des Bois ou de Saragosse  ? Quid de l’émergence d’un groupe phare porte-drapeau de notre ville ? D’où notre tiédeur à signer un chèque en blanc en faveur d’une structure qui a besoin d’une salle de concerts, certes, mais dont le fonctionnement démocratique reste à inventer. Les compétences sont là, mais l’ère du pilotage automatique sans rendu de comptes doit s’achever sous peine d’un divorce consommé entre Ampli et la population de l’agglomération paloise, déjà peu concernée par ce qui se passe autour des Anciens Abattoirs malgré les efforts notoires des acteurs du dit Pôle Culturel.

Ce tour d’horizon mériterait quelques chapitres de plus. Il est limité, réducteur, mais son objectif est uniquement de faire réfléchir sur l’appropriation de la culture par ses habitants, et sur le fait que la culture ne doit pas être un hochet qu’on agite tous les 6 ans, mais qu’elle s’inscrit dans un véritable projet urbain maîtrisé par les municipalités. Aux futurs élus de se souvenir qu’ils ne sont que les éphémères locataires d’un champ qui appartient à tous...

- par Pierre de Nodrest


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> Projet pour le développement du spectacle vivant
24 février 2008, par Christian Lemarcis  
Théâtre pour l’agglomération paloise

Compagnie Artistique

du

Sud Aquitain

C.A.S.A.

2008 - 2012

Préambule

Il s’agit là d’une ébauche d’un constat objectif qui devra être enrichi par les interventions et les travaux des différends acteurs culturels afin de déboucher sur un projet qui sera remis au maire, en mars 2008.

Introduction

Le spectacle vivant dans l’agglomération paloise est constitué d’un réseau de compagnies professionnelles et amateurs qui produisent et diffusent des spectacles sans coordination dans une communication désordonnée et insuffisante. En effet, trop ponctuelles, trop éparpillées, elles manquent cruellement de cohésion et de synergie.

Par ailleurs, il n’existe pas - en dehors de la musique autour de l’Orchestre de Pau et des pays de l’Adour - de volonté de programmation ambitieuse (avec éducation des jeunes publics et formules attrayantes d’abonnement).

Ainsi le Théâtre et la Danse ne sont guère diffusés auprès du grand public et sont souvent l’objet de manifestations confidentielles réservées à un auditoire d’happy-few (exemple : la scène conventionnée du Saragosse).

Nous sommes loin d’une ambition culturelle populaire insufflée par une volonté politique.

Cette situation est nuisible aux artistes locaux (qui s’éloignent de la ville) et aux citoyens qui n’ont guère accès à cette ouverture d’esprit que propose le spectacle vivant.

Par cette vacuité culturelle, Pau jouit aujourd’hui de la honte et du ridicule nationaux.

Triste constat pour la « vie rêvée des villes » privée de rêve !

PROJET

La Compagnie Artistique du Sud Aquitain (CASA) développera son projet artistique autour des missions suivantes :

· la création artistique

· la programmation des spectacles

· la formation des acteurs et des publics

La création

La Casa sera constituée, dès sa création, d’une troupe permanente.

Qui dit spectacle vivant de création dit troupe permanente. Rappelons qu’à l’origine, les centres dramatiques nationaux ont été tous constitués autour d’une troupe d’acteurs et de techniciens, menée par un ou plusieurs metteurs en scène. Soucieux de retrouver une identité forte et de s’implanter en réseau, les directeurs actuels de centres dramatiques veulent recentrer leur institution sur la création et la présence permanente d’artistes, engagés au minimum à la saison (artistes qui seront des comédiens bien sûr, mais aussi, selon le projet de chaque maison, des auteurs, metteurs en scène, chorégraphes, compositeurs, vidéastes...).

Il existe des artistes de talent originaires ou vivant à Pau, certains ont du s’expatrier, d’autres rêvent de s’y établir. La compagnie permanente constituée d’une dizaine d’artistes, recrutera ses membres parmi ces palois - présents ou futurs - disponibles et enthousiastes. Cette troupe aura pour ambition de se développer et de se composer, dans un juste équilibre, d’artistes confirmés auxquels se joindront des plus jeunes, issus de différentes écoles spécialisées dont celle ouverte par ses soins localement (ouverture de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse à l’Art Dramatique).

Cette troupe aura vocation à travailler non seulement pour ses créations, mais aussi avec des artistes invités à créer dans une démarche d’ouverture et de diversification. Les comédiens, étroitement associés au fonctionnement de la compagnie, interviendront dans les actions de formation auprès des apprentis acteurs et des jeunes publics. La création s’articulera essentiellement autour de la mise en relief d’un répertoire qui permettra au public du Béarn d’accéder à des œuvres qui lui sont actuellement confisquées.

Il est effarant en effet de constater combien les enfants de Pau et de son agglomération, qui étudient en classe avec profit Molière, Racine et Marivaux, comme tous les élèves de France, ont de difficulté à assister à la représentions vivante de ces textes. La mission originelle de la Casa sera de palier cette carence. Il s’agit là d’un véritable service public !

Fort de cette démarche, la Casa ne s’interdira pas pour autant la création d’œuvre nouvelle, d’auteurs francophones ou non.

Ainsi, sur la base d’un répertoire constitué tout à la fois d’œuvres connues ou nouvelles, il s’agira chaque saison de pouvoir initier une ou deux commandes de spectacles vivants à des artistes français, auteurs, chorégraphes ou metteurs en scène, extérieurs à la compagnie.

Par ailleurs, chaque saison verra la commande d’une création de petites formes itinérantes à destination des communes rurales du Béarn.

La programmation

Avant toute chose, la programmation sera faite en concertation et harmonie avec les autres acteurs culturels, notamment avec l’Orchestre de Pau, le festival Pluriels et les autres lieux. Il importe en effet d’offrir aux palois une offre culturelle diversifiée et non concurrentielle, la plus large possible.

La programmation de la Casa respectera un équilibre entre le répertoire classique et moderne.

Cette programmation sera présentée dans les structures existantes de l’agglomération paloise, qui seront gérée par la Casa, jusqu’à - si nécessaire - l’ouverture d’un lieu propre (lieu ayant vocation à devenir une scène nationale).

Au théâtre Saint-Louis :

Ø Deux à trois fois par mois : une grande œuvre du répertoire

Ø Une fois par trimestre : invitation d’une compagnie extérieure

Ø Chaque semaine durant l’année scolaire : une matinée classique

Au théâtre Saragosse :

Ø Chaque semaine : une soirée poétique, musicale et/ou chorégraphique (voire mélange des genres)

Ø Un week-end par semaine : un séminaire

Ø Des répétitions ouvertes

Au Abattoirs :

Ø Des résidences mensuelles de compagnies lointaines

Ø Une fois par mois : une lecture ou répétition ouverte d’œuvres nouvelles

Ø Une ou deux fois par an : une création d’auteur vivant

Au théâtre de verdure :

Ø Des animations estivales en tout genre

Dans la cour du château :

Ø Une grande évocation historique (en liaison avec le festival de Gavarnie)

Outre ces spectacles (avec décors et proscénium), présentés à Pau même, la Casa proposera des spectacles itinérants de structure plus légère, reposant sur un concept de politique culturel des villages.

Amener au théâtre les gens qui s’en tiennent éloignés sera une mission orgueilleuse de la Casa. En effet, elle doit d’abord être un centre dramatique de proximité et d’irrigation du goût du spectacle sur le territoire. C’est ce qu’on appelle :

"Comédie des villes, Comédie des champs".

En outre, les compagnies indépendantes auront toujours accès dans la programmation de la Casa, dès lors qu’elles proposent un vrai projet culturel professionnel et rigoureux.

Plus de spectacles amateurs, plus de productions de collèges et autres écoles commerciales de danse, plus d’arbres de Noël et manifestations en tout genre et sans genre dans les lieux gérés par la Compagnie (il y a d’autres endroits pour les accueillir : maison des jeunes et de quartier notamment), mais des spectacles professionnels choisis afin de mieux coproduire et accompagner ces compagnies, et de développer notre mission de pôle de ressource et de diffusion de l’action culturelle. Cela sera d’autant plus nécessaire et utile que les relations avec les compagnies paloises seront fréquentes et rapprochées : échanges, interactions, partenariats...

Par ailleurs, la Casa pratiquera des échanges avec d’autres scènes nationales et portera ainsi dans d’autres régions le lustre de notre cité.

Enfin, il appartiendra à la Casa de relancer le festival de Pau, autour d’une idée neuve, par exemple un festival des théâtres européens (concept qui n’existe pas ailleurs).

La formation

La formation des acteurs

La formation professionnelle initiale est assumée efficacement pour la musique et la danse par l’Ecole Nationale de Pau. Il conviendra de lui associer un centre de formation d’art dramatique et aussi de lui rattacher l’école du cirque.

En effet, le sud-ouest de la région Aquitaine doit se pourvoir d’une politique d’actions en matière d’apprentissage professionnel. De ce fait, la création d’une unité de formation sera créée autour des axes prioritaires suivants :

Développement de la conscience de l’humain par l’implication et la pratique.

Réalisation de savoir faire et travail d’expression et d’écriture.

Mis en œuvre des valeurs du travail collectif.

Recherche d’un vrai professionnalisme dans le champ théâtral

Encouragement à l’expression de soi et à la recherche personnelle dans le domaine théâtral.

Projet pédagogique

Trois années durant, deux fois six élèves s’exerceront, jour après jour, au métier de comédien, soutenus, accompagnés, guidés, par des de professeurs (chant, danse, acrobatie, coaching corporel, yoga, clown, kendo, dramaturgie,...) et d’intervenants artistiques (pour des stages d’interprétation de deux à six semaines). L’enjeu de la pédagogie n’est pas tant de leur enseigner un savoir, que de leur transmettre quelques valeurs, quelques repères, pour leur permettre de construire, eux-mêmes, leur chemin d’artiste, d’hommes et de femmes de ce temps.

L’Ecole se voudra ancrée dans la ville : représentations dans les collèges et lycées de l’agglomération paloise, lectures ou représentations organisées dans les hôpitaux, en service de gériatrie ou pédiatrie, en psychiatrie, dans les maisons de retraite, lectures publiques présentées au théâtre Saragosse ou à la Centrifugeuse. Toutes ces propositions mêlant les élèves et les membres de la Compagnie permanente, ces derniers devenant par ailleurs enseignants.

Insertion professionnelle

Une institution dramatique, qui possède une Ecole de formation, se doit de favoriser l’insertion professionnelle des artistes qu’elle a formés. La Casa continuera à leur sortie de formation à aider ces jeunes comédiens à trouver leur juste place dans le paysage culturel, régional et national, soit en suscitant des rencontres avec d’éventuels futurs employeurs, soit en leur proposant, autant que possible, des périodes d’emplois longues et régulières dans l’une des créations de la Compagnie.

La formation des publics

Pas de spectacle sans public !

Or, si le public se gagne, il ne se fidélise qu’en s’étant formé à la profession de spectateur.

Il doit donc se mettre en place une communication permanente entre la Casa et son public. Cependant, le public béarnais ne fréquente guère les salles de théâtres. Depuis la fin du festival de Pau, le désert théâtral s’est encore accru. Il y a donc tout un travail initial de séduction et d’apprentissage à initier. Au fil de notre parcours de recherches et de créations, une convergence d’objectifs culturels se développera.

Le travail en direction des établissements scolaires du Béarn s’ajoutera aux actions menées et décrites ci-dessus. Elaboration lente et patiente d’une culture théâtrale, découverte du spectacle vivant et de ce qui s’y rapporte, affirmation du sentiment critique constituent les principes fondateurs. Les instruments proposés dans le cadre pédagogique seront :

rencontres avec les artistes dans les classes, ateliers, stages, répétitions ouvertes, visites techniques ; mise en relation avec les artistes ; répétitions ouvertes ; lieu de ressource et de conseil pour aider les enseignants désireux de mettre en place les dispositifs d’éducation culturelle et artistique proposés par l’Education Nationale (Classes à Projet Artistique et Culturel, itinéraires de découverte, ateliers artistiques...) ; diffusion de petits spectacles dans les établissements scolaires, lectures ; confection de décors et de costumes par les lycées professionnels. L’équipe de la Casa de Pau bâtira un théâtre citoyen.

Il sera par conséquent fondamental de créer les passerelles avec le public par un esprit d’ouverture, un dialogue permanent, un débat sans cesse reconsidéré de nos choix et de nos orientations. Le dialogue doit être réellement la méthode de travail de la compagnie qui doit considérer son auditoire comme un public-spectateur certes, mais surtout comme un public-citoyen, dans l’esprit des pères fondateurs de la Décentralisation, Vilar, Copeau, Dasté...

" Le théâtre ne cessera jamais d’exister, parce que l’homme ne pourra jamais cesser de vivre sans l’angoisse de sa propre connaissance, sans la nécessité existentielle d’être, à la fois, spectateur de soi et spectateur de ses actions. L’art du Théâtre se nourrit de ses composants psychiques, et ainsi peut renaître millénaire après millénaire et il continuera d’exister tant que l’Être humain restera le fruit naturel de l’amour".

Iakovos Kampanellis, dramaturge grec

> Pour une culture durable, raisonnée, avec ou sans OGM ?
19 février 2008, par Christian Lemarcis  

Pierre, Nous sommes nombreux à Pau à partager ton analyse. J’ai présenté aux candidats un projet de compagnie théâtrale permanente afin de fédérer les forces actuelles qui disposent de peu de moyens (mais de bons comédiens et de metteurs en scène intelligents et créatifs) pour monter des projets ambitieux : Corneille, Brecht, Shakespeare, etc., (15 à 20 acteurs sur scène) dans le cadre d’une offre programmée, sous contrat d’objectifs. L’ambition est d’offrir aux palois des œuvres comme - au hasard, tiens - le Cid ou Cyrano de Bergerac qui demandent du travail, des talents et quelques sous (mais pas autant que le festival Hanin, le FIPAU ou le Théâtre du Soleil). Il y a un public potentiel à Pau (3 à 4.000 personnes) et nous avons à en conquérir de nouveau (notamment les jeunes, via des matinées scolaires). Puis ces spectacles iraient porter le rayonnement de notre ville en tournées ! On peut facilement faire pour le théâtre ce qui se fait pour la musique classique et pour la danse - encore que pour cette dernière discipline, il conviendrait de faire confiance un peu plus aux compagnies locales, n’est-ce pas monsieur Vincenot, notre directeur de notre Scène Conventionnée, curieusement silencieux durant cette campagne ? Je le répète inlassablement : 1 euro investi dans une troupe extérieure, c’est un euro perdu pour Pau ; alors que ce même euro investi dans un projet local, c’est plus de 3 euros qui s’injectent dans l’économie paloise : la subvention municipale s’accompagnant de celle de la DRAC et de celle du Conseil Général, plus les recettes des spectacles, plus les indemnités Assédic perçues par les intermittents, tout cet argent se dépensant à Pau et non à Paris ou à Rio... La vie rêvée des villes, c’est aussi d’offrir du rêve aux villageois, et pour cela quoi de mieux que le spectacle vivant ?

  • > Pour une culture durable, raisonnée, avec ou sans OGM ?
    19 février 2008, par D’Alembert  
    Oui, oui : "aux villageois"... et aux beaux jours, vous iriez par les chemins communaux, de quartier en quartier avec vos tréteaux, jouer Molière !!! Comme on fait avec CinéMachin, qui est très bien d’ailleurs ! Ah, oui, Lemarcis, vous avez des mots qui font tilt ! et je suis sûr que ça marcherait du feu de dieu !

  • > Pour une culture durable, raisonnée, avec ou sans OGM ?
    19 février 2008, par Jacques Saury  

    C’est un long développement un peu ardu que nous livre ici Nodrest. Mais le sujet est tellement vaste ! C’est peut-être pour cela que personne n’y a réagi encore.

    Mais ses nombreuses réflexions ne manquent pas de pertinence et apportent une réponse à tous ceux qui disent que la culture se porte bien à Pau. Eh bien, non : il n’y a pas de politique culturelle dans notre ville. Elle est à penser et construire de toutes pièces. Et qu’on ne vienne pas nous dire que la Ville donne tant et tant de subventions ! Le saupoudrage clientéliste de l’argent public n’est pas une politique. Pas culturelle, en tout cas.

    Merci, Pierre, pour ce tour d’horizon. L’essentiel y est dit.

       
     
     
     
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