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Votre article est excellent. Il est bon de rappeler que d’autres fléaux tout aussi importants devraient être traités aussi au niveau mondial, comme l’accès à l’eau, la faim, les autres types de pollution, les migrations humaines, l’accès à la santé et aux médicaments.
C’est ce que disait hier François Bayrou sur RFI-TV5 Monde, avec les mêmes arguments que vous, déplorant aussi que l’Europe n’ait pas parlé d’une seule voix. Il ajoutait d’autres arguments très pertinents, notamment une vision relative des émissions CO2/habitant, qui sont de 21 t pour les Etats-Unis, 6 pour la France, 4 pour la Chine et inférieure à 1 pour les pays d’Afrique.
Même si en valeur absolue des émissions la Chine a finalement dépassé les Etats-Unis plus tôt que prévu, ses émissions qui restent encore deux fois moindres par habitant que celles d’un Français moyen et 7 fois moins importantes qu’un américain moyen !
Enfin, si l’on se rapporte à la contribution historique des grandes régions du monde au réchauffement climatique via leurs émissions en gaz à effet de serre de 1990 à 2000, ce sont les Etats-Unis et l’Europe qui totalisent à eux seuls près de 60% des émissions contre moins de 8% pour la Chine.
Les négociations préalables auraient dû tenir compte de ces chiffres dans les objectifs à cibler. Il était évident qu’un objectif de réduction de 20% sur des chiffres en valeur absolue appliquée à tous pays qui ne partent pas du même niveau de développement paraît injuste et trop difficile à atteindre pour les pays émergents.
Par ailleurs François Bayrou a aussi dit des choses très intéressantes sur sa vision géopolitique de la gouvernance mondiale, qu’il faut organiser par pôles régionaux qui parlent chacun d’une seule voix dans un monde multipolaire(Amérique latine, Afrique, Pays d’Asie du Sud Est, Europe, face à la Chine et aux Etats-Unis) plutôt qu’un monde dominé par les quelques plus fortes puissances économiques. Une représentation plus équilibrée et ainsi plus concentrée dans les ONG, l’ONU, la Banque Mondiale, l’OMC,le FMI, le BIT etc. (impossible de négocier ainsi à 130 pays !) et la vision transversale des problèmes inter-ONG(prise en compte de normes environnementale, éthique et sociale dans les négociations de l’OMC par exemple) permettraient de mieux conduire ces sujets mondiaux.

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