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Albert JACQUARD

lundi 21 février 2011 par Clémence LEGRAND et Nicolas PONCATO


Un homme qui malgré son âge, 86 ans, trouve encore la force pour transmettre ses idées, ses valeurs. Un homme qui multiplie les déplacements à travers la France et que nous avons eu la chance de pouvoir rencontrer lors de son passage à l’Ecole Supérieure de Commerce de PAU le 8 février 2011. Le Professeur Jacquard est ancien directeur de l’Institut National de la Démographie, généticien, démographe, mathématicien, philosophe et surtout humaniste.
Connu du grand public, notamment pour ses engagements humanitaires, défense des SDF et des « sans-papiers » aux côtés de l’Abbé Pierre, il consacre l’essentiel de son activité à la diffusion d’un discours humaniste destiné à favoriser l’évolution de la conscience collective.
Libre à vous de réfléchir sur ses paroles, qui vous convaincront ou non, mais qui sans nul doute vous pousseront à réfléchir.
 
Alternatives Paloises - Pourquoi refusez-vous la compétition dans le monde actuel ?

Albert JACQUARD - La compétition, telle qu’elle est entendue par notre société, c’est la lutte avec un gagnant et un perdant. Un heureux et un malheureux. Cela fait la moitié de l’humanité qui perd, et même beaucoup plus de la moitié actuellement, ce qui n’est pas quelque chose de rationnel. Cela pourrait être différent.

Pourquoi est-ce que face à l’autre j’aurais vraiment besoin de l’emporter ? Il n’y a aucune raison.

Regardez l’histoire de l’humanité : nos arrière-grands-parents, il y a 20 000 ans, étaient des gens qui partaient à la chasse pour les plus forts et les autres, les gringalets, restaient dans les grottes pour les peindre. J’ai plaisir à penser que mon arrière-grand-père, d’il y a 20 000 ans, faisait partie des gringalets qui peignaient des roches plutôt que de ceux qui courraient bêtement après le bison.

Autrement dit, la compétition des uns contre les autres est une idée récente. Un peu stupide. Elle ne correspond à aucune réalité contrairement à la coopération qui est toute évidente.
Je ne comprends pas qu’on puisse se lancer dans la compétition. Lorsque l’on chasse le bison, il vaut mieux s’y mettre à plusieurs. La coopération est de loin la réponse à la difficulté d’être.

Alternatives Paloises - Vous semblez garder foi en l’Homme, n’avez-vous jamais eu peur de sombrer dans le cynisme ?

Albert JACQUARD - Pourquoi ne pas être cynique ? Ce qu’il faut c’est être véridique, être lucide.
Si vraiment j’ai démontré que l’humanité était une catastrophe pour la planète, je le dirais avec cynisme.
Il ne faut pas avoir peur du cynisme, ce qu’il faut c’est avoir peur de l’erreur. Ce que j’aimerais, c’est diffuser de la lucidité, cynique ou pas.

Alternatives Paloises - Vous parlez souvent de l’importance de créer du lien, que pensez-vous des réseaux sociaux du type Facebook qui ont par exemple aidé au soulèvement de la population en Tunisie et en Egypte ?

Albert JACQUARD - Alors c’est peut-être une question d’âge, mais je n’ai aucune confiance en Facebook. Je crois en la nécessité de la rencontre. Est-ce que vraiment, par internet je rencontre quelqu’un ? Cela peut arriver mais c’est très rare.

Pour moi Facebook est plus une façon d’échapper à la nécessité de rencontrer. Pour rencontrer, il faut véritablement un plaisir de s’exprimer, faire des allers-retours. Cela ne se fait pas aussi vite. Par conséquent, j’ai peur que tout ce ne soit qu’un leurre. Je pense qu’au travers d’internet on fait un tri, et nous ne sommes jamais sincères. Être sincère c’est très long, l’ajustement des mots n’est pas une chose rapide.

J’ai envie de vous faire comprendre qui je suis, quel est vraiment mon motif etc. Je ne vais pas faire cela en 5 minutes. Il ne faut pas oublier l’amour dans tout ça. L’amitié aussi est magnifique. Elle a la capacité de dire à quelqu’un autre chose que ce que l’on dit aux autres, non pas pour le cacher, mais pour tourner autour de la réalité.

Je suis en train d’écrire mon prochain livre et pour être sincère justement, cela m’oblige à relire Proust. Proust est un bel exemple de quelqu’un qui tourne autour d’une idée sans arriver à bien la définir, parce qu’il est sincère...il arrive peu à peu à pénétrer dans sa propre pensée, mais c’est long. Avec internet, Proust écrit tout ça en 5 minutes et ainsi on ne sait rien de lui...

L’important, ce sont les rencontres, mais les vraies. Celles où nous aurons ensemble certains réflexes, certaines réactions.

Alternatives Paloises - Et que pensez-vous du site internet WikiLeaks ayant fait polémique par le fait qu’il diffuse des documents diplomatiques ?

Albert JACQUARD - Cela m’a fait sourire, même si je ne l’aurais pas fait à la place de ces gens. Cela au moins a permis à des gens d’être sincères sans le savoir.

Alternatives Paloises - Comment concevez-vous la croissance économique ?

Albert JACQUARD - C’est une stupidité. Quand j’entends un homme politique de gauche ou de droite me dire « heureusement l‘année prochaine il y aura 3% de croissance » je me dis que soit il est idiot, soit il est menteur.
Il aurait dû apprendre ce que l’on enseignait au certificat d’études, à la fin de l’école primaire où on nous parlait des « intérêts composés ». On nous expliquait la chose suivante : Tu mets 1 franc à la caisse d’épargne, et l’année suivante tu auras 1,03 puis 1,06 etc. et cela va se multiplier de telle façon que lorsque tu auras 1000 années d’économies, tu auras une fortune fabuleuse. Ce sont les intérêts composés, la croissance exponentielle. Avant, c’était avant un simple exercice de mathématiques. Désormais nous disons aux enfants que grâce à cette croissance, tout ira bien.

Mais lorsque monsieur Fillon ou madame Aubry nous promettent 3% de croissance pendant un siècle, cela revient à nous promettre de multiplier par 20 nos capacités de consommation, ce qui est absurde. Heureusement pour la planète.

La croissance n’a de contenu que si elle ne concerne, non pas des biens que l’on consomme et qu’on détruit, mais des biens qui peuvent être développés à l’infini comme l’amitié, la compréhension, le rapprochement entre les gens etc.

Alternatives Paloises - C’est en ce sens que vous avez abordé à plusieurs reprises la notion de décroissance soutenable ?

Albert JACQUARD -En effet, il faut très vite décroître, ceux qui sont au sommet en tous cas. Pour nous, les occidentaux, il s’agit d’avoir très vite une décroissance de 1 à 3%.
Evidemment on ne peut demander cela aux peuples du Bengladesh, mais de notre côté, une croissance de 3% serait insoutenable.
Malgré cela nous continuons les incantations à la croissance.
Il faut que les jeunes en aient conscience, qu’ils sachent qu’en étant bon en marketing, en sachant créer des besoins, on ne leur donnera pas la légion d’honneur car ils sont un danger public.
Dans l’immédiat ils font le bénéfice de l’entreprise, de l’Etat, mais globalement ils nous entraînent vers une catastrophe.

Alternatives Paloises - Aujourd’hui on se tourne de moins en moins vers les hommes politiques, alors selon vous, vers qui pouvons-nous nous tourner ?

Albert JACQUARD - Je vais vous répondre très clairement : vers ceux dont le métier est d’être lucide. Je parle évidemment des scientifiques. Ce sont des gens qui ont appris à raisonner, et même si la plupart d’entre eux l’oublie, leur vrai rôle est d’apporter de la lucidité.



Alternatives Paloises - Pour terminer, une question pratique : Comment fait-on pour changer le Monde ?

Albert JACQUARD - Alors tout d’abord il faut faire attention aux mots que l’on emploie : ce n’est pas le Monde qu’il faut changer, c’est l’humanité. Le Monde, on ne peut pas le définir. Par contre, si je veux changer l’humanité, cela dépend de moi. Et, je suis en train de la changer, chaque fois que je fais un discours. Tout le monde peut le faire autour de soi.

Par conséquent ce qu’il faut, c’est essayer d’imaginer une humanité meilleure, et commencer à la réaliser. Voilà une possibilité.
On s’est donné des moyens d’efficacité extraordinaires pour communiquer avec le monde entier de manière instantanée, profitons-en de manière raisonnable. Je vous parlais du marketing qui est une incohérence. Débusquer les incohérences est une chose nécessaire.

- propos recueillis par Clémence LEGRAND et Nicolas PONCATO
élèves à l’ESC Pau


Nous remercions Albert JACQUARD ainsi que Fernando CUEVAS, organisateur du cycle de conférences à l’ESC Pau qui a permis cette rencontre. Pour les plus curieux : voici quelques liens intéressants afin d’en savoir plus sur Albert JACQUARD et sa vision de l’humanité :

L’intelligence selon Albert JACQUARD : http://www.youtube.com
Citations d’Albert JACQUARD : http://www.dicocitations.com
Une émission très intéressante sur Albert JACQUARD : http://www.dailymotion.com


Participez à notre sondage de la semaine et donnez votre avis :
Quel type de croissance pensez-vous souhaitable ?


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Votre commentaire



> Albert JACQUARD
25 février 2011, par Georges Vallet  

Point de départ : le texte d’Albert Jacquard.

Première partie de la réponse

1°)G.V« Quiconque croit qu’une croissance exponentielle peut durer toujours, dans un monde fini, est un fou ou un économiste » Kenneth Boulding.

Réponse Marc« La vérité est précisément que le monde n’est pas fini »

Réponse Maximo « Ah ben ça, GV !!! J’espère que vous n’osez pas contredire la vérité démontrée que l’univers n’est pas fini mais en expansion !

Réponse de G.V

a) Tous ces échanges partent du fait qu’une fois de plus le contenu des mots n’est pas le même pour tous : Quand, au départ il est évoqué la croissance exponentielle de l’économie, il est question de l’économie humaine car un croissance exponentielle animale ou végétale dure en général très peu de temps ! C’est pourquoi je doutais effectivement qu’une telle croissance, au niveau de notre planète finie, soit possible. On peut toujours imaginer une délocalisation spatiale ! C’est aussi risqué de l’affirmer !

b) Pour ce qui est du monde, en général, fini ou infini, je m’associe à la réponse de péhache d’une part ; d’autre part, il faut considérer, la aussi de quoi on parle : monde physique, monde vivant, monde humain ! la réponse n’est pas la même.

Deuxième partie de la réponse :

Maximo « c’est se gargariser de mots dont le sens vous échappe. Vous devriez aller tailler vos rosiers, il va bientôt être temps.

vous êtes un scientifique à la rigueur d’un baril de produit à vaisselle.

Marc Il est clair qu’après un tel charabia, qui ne veut strictement rien dire,

Je pense que vous oubliez le sujet du débat et le code de déontologie imposé sur le forum. Je ne répondrai plus à ces attaques insultantes.

Trosième partie de la réponse

AB « Monsieur Vallet écrit : "Economie... c’est aussi une manière parcimonieuse de consommer les ressources disponibles... »

Il n’y a pas si longtemps Monsieur Vallet était président de la Maison de la nature et de l’environnement (Route de Bordeaux). Le site de la MNE nous propose de remplacer GOOGLE par ECOSIA, "le moteur de recherche qui est bon pour la planète". Une solution parmi d’autres ? Ou La Solution pour sauver notre planète ?

Quand on a la lâcheté de rester derrière sa burqua de l’anonymat, il est vraiment lamentable t’attaquer quelqu’un qui ne peut pas répondre puisqu’il ignore son adversaire.

  • > Albert JACQUARD
    25 février 2011, par Marc  

    "Les mesures prises par Thatcher et Reagan ont transformé la concurrence en sa dérive perverse : la compétitivité. Nous sommes arrivés alors à l’économie et la croissance à partir du P.I.B. Elle est donc très récente, contrairement à votre affirmation"

    Je maintiens que la phrase ci-dessus est du charabia qui n’a pas de sens. Dire cela n’a rien d’insultant. Si vous êtes capable d’expliquer ce que cela signifie je retirerais mon commentaire.

  • > Albert JACQUARD
    28 février 2011, par AB  

    "... la lâcheté de rester derrière sa BURQUA de l’anonymat, il est vraiment lamentable d’ATTAQUER quelqu’un qui ne peux pas répondre puisqu’il ignore son adversaire", écrit Monsieur Vallet...

    Mais que diable vient faire ici la burqua, déjà évoquée par Monsieur Vallet sur A&P dans le passé ?

    Pourquoi imaginer une attaque et des adversaires là où il y a une simple question concernant les vertus de l’ECOSIA "le moteur de recherche qui est bon pour la planète", préconisé par le site de la Maison de la nature et de l’environnement ?

    En cliquant sur ECOSIA je croyais protéger notre planète, polluer moins... mais un post sur A&P nous a appris autre chose.

    Pourquoi donc la MNE incite à utiliser ce moteur de recherche ? La pollution est la même qu’avec GOOGLE.

    Je pense que l’éminent membre de Sépanso Béarn pourrait donner une explication, un insight comme dirait BB.

  • A propos d’ECOSIA
    2 mai 2011, par Xavier Bouchet  
    ECOSIA

    A propos d’ECOSIA et de votre affirmation mensongère, cher Monsieur AB et autres septiques, il est pourtant simple de se rendre sur le site et de consulter tous les comptes et autres informations qui y sont rendues publiques !

    Oui, Ecosia reverse 80% de ses recettes au WWF pour un programme de sauvegarde de la forêt amazonienne, et oui, ses serveurs fonctionnent bien aux énergies écologiques (éolien et autres renouvelables) !!

    Donc, avant de dénigrer et de lancer des accusations diffamatoires, il faut mieux s’informer... D’ailleurs, en tant que président (le nouveau) de la MNE de Pau, j’ai pris l’initiative de remettre Ecosia en avant sur notre site Internet : www.mne-pau.org

    A bon entendeur,

    Xavier Bouchet (nous on est pas des anonymes !) président de la MNE de Pau

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Georges Vallet  

    Quelques compléments personnels.
    -   1°) Pourquoi refusez-vous la compétition dans le monde actuel ?_ « Autrement dit, la compétition des uns contre les autres est une idée récente. Un peu stupide. Elle ne correspond à aucune réalité contrairement à la coopération qui est toute évidente. »

    Le monde du commerce est envahi par les anglicismes, avec toute la connotation défavorable que ces « ismes » véhiculent et que « l’identité française » semble craindre. Utiliser inconsciemment, l’anglicisme « compétition » pour désigner la concurrence, a une manière subliminale d’injecter des valeurs sportives dans un environnement où elles sont particulièrement absentes. Il conviendrait de définir de quelle « compétition » on parle. Est-ce entre personnes, entre groupes, entre pays ? Et ce, pour quoi faire ? Si c’est un jeu, par exemple dans le sport, suivant qu’il est individuel ou d’équipe, c’est très différent !

    Il est bien certain que d’une manière générale, une coopération est toujours plus productive qu’une compétition. Dans une entreprise, la cohésion, la coopération, la solidarité, l’absence de compétition est la clé de la réussite. Dans le domaine de la politique, la compétition crée les guerres. Dans le domaine économique, la compétition cherche à s’accaparer des finances d’un autre. La compétition est une conséquence d’un esprit conditionné à l’école à vouloir être meilleur qu’un autre. La concurrence et la coopération ne désirent pas être meilleur, mais désirent être différent. .

    C’est, dit d’une autre façon, ce que Darwin évoquait en considérant les espèces qui vivent individuellement et celles qui vivent en société. Pour les premières la sélection naturelle se fait au niveau de l’individu, la compétition est indispensable ; pour les autres, au niveau du groupe, la nécessité impérieuse, est de trouver la cohésion pour survivre. La compétition dans notre monde est la clé de l’échec car elle diminue la force, la puissance donc l’efficacité. Ce raisonnement est valable aussi bien en politique qu’en entreprise.

    2°)Comment concevez-vous la croissance économique ?_ je me dis que soit il est idiot, soit il est menteur

    « Quiconque croit qu’une croissance exponentielle peut durer toujours, dans un monde fini, est un fou ou un économiste » Kenneth Boulding.

    3°) La notion de décroissance soutenable ?_

    La "croissance" est un mot que nous attachons à du positif ; décroissance est associée à du négatif. En fait, il ne rend absolument pas compte du projet ; je pense même qu’il est volontairement employé pour dissuader. Albert Jacquard, comme bien d’autres, tente de lui donner un caractère plus sympathique, à l’esprit des gens, en y associant des adjectifs comme soutenable ou positif. Pour moi, il faut abandonner ce terme et utiliser l’expression "autre croissance" car c’est cela dont il est question. Dans la croissance qu’on nous impose, il n’est question que de croissance quantitative, chiffrable. Même dans ce domaine, tout ne va pas à la même vitesse ; on sélectionne « des pôles d’excellence » qui profitent à certains mais sûrement pas à tous ! L’objectif ne devrait-il pas de faire croître, dans l’intérêt de tous ? Quelques émissions, quelques publications mettent en relief « la face cachée de la croissance » !!!! Ce n’est pas très réjouissant pour notre avenir ! Les projets d’avenir ne devraient-il pas pouvoir être les mêmes pour tous dans une société qui se veut basée sur l’égalité et la fraternité ?

    4°) Comment fait-on pour changer le Monde ?_

    Croyiez-vous honnêtement, obtenir une recette en quelques lignes ????

    C’est le reflet des besoins actuels : réponses courtes, car les gens ne lisent et ne réfléchissent pas, efficacité immédiate car on est pressé !

    Apporter des pistes nécessiterait des » volumes », Changer l’humanité, c’est d’abord une réforme générale au niveau de la pensée, de l’instruction, de l’éducation. Les voies réformatrices sont corrélatives, interactives, interdépendantes.

    Une politique nouvelle nécessiterait l’action conjointe de l’Etat, des collectivités publiques, des associations privées et des citoyens. Elle devrait affronter les lobbies et corporatismes mais aussi l’apathie et les indifférences.

    « Il est indispensable de substituer à l’hégémonie de la quantité celle de la qualité ; à l’obsession du plus, celle du mieux ». Edgar Morin

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Marc  

    "Le monde du commerce est envahi par les anglicismes, avec toute la connotation défavorable que ces « ismes » véhiculent et que « l’identité française » semble craindre. Utiliser inconsciemment, l’anglicisme « compétition » pour désigner la concurrence, a une manière subliminale d’injecter des valeurs sportives dans un environnement où elles sont particulièrement absentes"

    Beaucoup de confusion. Utiliser le mot "compétition", n’a rien d’un anglicisme et ne constitue pas un emprunt au monde du sport. Il est vrai que ce mot a été pris à la langue anglaise, mais il a le latin pour origine et est utilisé depuis fort longtemps en français, dans le sens de rivalité. La "concurrence" n’est rien d’autre qu’une forme de compétition appliquée aux entités économiques.

    "Quiconque croit qu’une croissance exponentielle peut durer toujours, dans un monde fini, est un fou ou un économiste"

    La vérité est précisément que le monde n’est pas fini. La croissance exponentielle dure depuis la fin des temps. Pourquoi devrait elle s’arréter aujourd’hui à l’appel de nos grands penseurs qui prennent de l’âge ? En continuant à faire deux enfants par femme, les français votent pour la croissance.

    "Pour moi, il faut abandonner ce terme et utiliser l’expression "autre croissance" car c’est cela dont il est question. Dans la croissance qu’on nous impose, il n’est question que de croissance quantitative, chiffrable"

    Le mot croissance a un sens bien précis : c’est l’augmentation de la richesse produite. Si vous voulez parler d’autre chose que de croissance, utilisez donc un autre terme (et pas "autre croissance"), au lieu de créer ainsi la confusion.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Georges Vallet  

    Marc

    "La croissance exponentielle dure depuis la fin des temps"

    Original !

    " Pourquoi devrait elle s’arrêter aujourd’hui" ?

    Pour plein de raisons qu’il serait trop long de citer ; des avertissements de plus en plus significatifs et nombreux montrent que si on ne change pas d’orientation, nous y serons contraints !

    Quant aux grands penseurs qui prennent de l’âge, je fais d’avantage confiance à leur sagesse qu’aux experts de notre économie.

    "Le mot croissance a un sens bien précis : c’est l’augmentation de la richesse produite. Si vous voulez parler d’autre chose que de croissance, utilisez donc un autre terme"

    Absolument pas, vous le réduisez à son sens économique. Prenez les dictionnaires et vous verrez que le mot n’est pas le monopole des économistes et des politiques ; il a de multiples utilisations, suivant les disciplines : mathématiques, cristallographie, biologie, botanique, médecine, démographie.... Dans les propos tenus par A.Jacquard, il y a , si vous ne l’avez pas bien compris, une dimension beaucoup moins réductrice que celle que vous employez. Il en est de même de mon côté ; je ne vois pas pourquoi je devrais changer de mot : ; « autre croissance » associée à une dynamique nouvelle de développement, me semble, au contraire, tout à fait justifié.

    La dimension humaniste couvre l’ensemble des problèmes auxquels l’homme biologique et culturel est confronté. Elle veut mettre en avant, pour le maintien d’une société durable, le nécessaire équilibre entre les différentes formes de la croissance : environnementale, alimentaire, anatomique, physiologique, psychologique, démographique, homéostasique : cette dernière étant la source de notre bien-être comme la joie, le bonheur, l’amour... : états non-chiffrables qui n’intéressent pas les économistes en général. La croissance économique n’est qu’un catalyseur facilitateur et non une fin en soi.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Marc  

    "La croissance exponentielle dure depuis la fin des temps" Original !

    Contrairement à d’autres, je ne cherche pas l’originalité à tout prix.

    "Pourquoi devrait elle s’arrêter aujourd’hui" ? Pour plein de raisons qu’il serait trop long de citer

    La morgue de GV revient à grande vitesse. Un moyen facile de ne pas répondre aux questions. En outre, je remarque que GV ne revient pas sur mon affirmation que le monde n’est pas fini.

    Le mot "croissance : "il a de multiples utilisations, suivant les disciplines : mathématiques, cristallographie, biologie, botanique, médecine, démographie.... Dans les propos tenus par A.Jacquard, il y a , si vous ne l’avez pas bien compris, une dimension beaucoup moins réductrice que celle que vous employez. Il en est de même de mon côté ; je ne vois pas pourquoi je devrais changer de mot : ; « autre croissance » associée à une dynamique nouvelle de développement, me semble, au contraire, tout à fait justifié".

    Là encore, de jolis tours de passe-passe. Quand les gens comme AJ parlent de "croissance zéro" ou de "décroissance", il se référent explicitement à la notion de croissance économique et plaident pour que la production de richesses s’arrête de croître ou diminue.

    "La dimension humaniste couvre l’ensemble des problèmes auxquels l’homme biologique et culturel est confronté. Elle veut mettre en avant, pour le maintien d’une société durable, le nécessaire équilibre entre les différentes formes de la croissance : environnementale, alimentaire, anatomique, physiologique, psychologique, démographique, homéostasique : cette dernière étant la source de notre bien-être comme la joie, le bonheur, l’amour... : états non-chiffrables qui n’intéressent pas les économistes en général".

    Au liue de nous servir votre fourre-tout ésotérique habituel, pourquoi ne produisez vous pas une définition claire et compréhensible de ce que vous appelez "autre croissance" ?

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Maximo  

    "La croissance exponentielle dure depuis la fin des temps" Original !
    Ah ben si, Marc, reconnais que c’est bougrement original !!!!! smiley

    Non seulement c’est originAl, mais c’est originEl smiley

    (sûr que t’as pas relu ce que t’as écrit  smiley )

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Marc  

    Oops ! Lapsus révélateur ! Il serait si bon de retourner au jardin d’Eden !

    Bon. Disons donc que la croissance exponentielle dure depuis l’origine de l’homme !

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par claudiqus  
    C’est bien la seule espèce, d’ailleurs, qui croît sans sourciller... smiley

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par L’ OURS du Bois  
    marc redeviendrai humain ?? smiley la meilleure nouvelle de la semaine smiley

  • > Albert JACQUARD
    23 février 2011, par Georges Vallet  

    Marc

    La morgue et l’agressivité de Marc reviennent aussi à grande vitesse...

    « En outre, je remarque que GV ne revient pas sur mon affirmation que le monde n’est pas fini ».

    Puisque vous l’affirmez, c’est que vous avez des raisons valables qui ne souffrent aucune contestation.

    Le « monde où l’homme peut vivre » est infini !! C’est réjouissant pour l’avenir, mais je pense que cette affirmation est risquée, car si l’affirmation pourrait être discutée pour la Vie en général,elle est vraiment très contestable pour la vie de l’homme ; il a des exigences telles qu’il y a vraiment peu de chance de les retrouver identiques dans l’univers.

    Reformulation de mes propos antérieurs.

    L’histoire de l’économie, de la croissance et du développement s’enracine en effet dans la nuit des temps, plutôt d’ailleurs que dans la fin des temps !!!!

    Elle a commencé avec le début de l’Univers, dans le monde physique, puis, il y a 3 à 4 milliards d’années dans le monde vivant. Cette économie, par le jeu de la sélection naturelle qui éliminait systématiquement ce qui était incompatible, a réussi à gérer les flux d’Energie, de Matière et d’Information qui arrivaient de l’espace.

    1 )L’homme biologique, c’est-à-dire nous tous, se construit par une succession de croissance quantitative et de développement qualitatif : division cellulaire, accroissement cellulaire donc croissance : en masse, en longueur et épaisseur,puis spécialisation, donc diversification des fonctions. Tout cela est rendu possible par un métabolisme donc une économie dont les trois définitions suivantes rendent compte :

    Economie :

    « C’est l’ensemble des activités d’une communauté cellulaire relatives à la production, à la répartition et à la consommation des ressources. »

    C’est aussi : « une manière parcimonieuse de consommer des ressources disponibles, dans le but d’en laisser en réserve à titre de précaution..

    R.Barre : « la science économique est la science de l’administration des ressources rares ».

    L’économie, la croissance, le développement ne sont pas le monopole des économistes de la globalisation d’aujourd’hui. Il n’était pas question de P.I.B. Par extension un peu hasardeuse peut-être, on peut comparer ce PIB aux besoins calorifiques globaux de chacun d’entre nous, suivant nos activités. Après une croissance jusqu’à une vingtaine d’années, c’est la stabilisation indispensable puis, hélas, le déclin. La croissance infinie est la mort programmée.

    2°) L’homme culturel a conservé cette dynamique, pendant un temps ; c’est toujours le cas dans les sociétés traditionnelles agonisantes. Les transformations de l’économie de la croissance et du développement ont commencé à la fin du XVème siècle avec la conquête des Amériques et la circumnavigation de Vasco de Gama : L’ère de la mondialisation commençait. La globalisation est le stade actuel de la mondialisation, c’est la conjonction de l’essor effréné du capitalisme qui sous l’égide du néolibéralisme déferle sur les 5 continents et de l’essor d’un réseau de télécommunications instantanées. Les mesures prises par Thatcher et Reagan ont transformé la concurrence en sa dérive perverse : la compétitivité. Nous sommes arrivés alors à l’économie et la croissance à partir du P.I.B. Elle est donc très récente, contrairement à votre affirmation. Si vraiment cela reste de l’ésotérisme, si vous ne comprenez pas qu’il a existé plusieurs types de croissance économique, qu’elles ont montré leur efficacité et leur danger, qu’il en existe sans doute d’autres dans l’univers des galaxies et dans l’univers des alternatives que l’esprit humain peut concevoir, alors !!!

    .

  • > Albert JACQUARD
    23 février 2011, par Maximo  

    "« En outre, je remarque que GV ne revient pas sur mon affirmation que le monde n’est pas fini ». Puisque vous l’affirmez, c’est que vous avez des raisons valables qui ne souffrent aucune contestation. Le « monde où l’homme peut vivre » est infini !! C’est réjouissant pour l’avenir, mais je pense que cette affirmation est risquée, car si l’affirmation pourrait être discutée pour la Vie en général,elle est vraiment très contestable pour la vie de l’homme ;"
    Ah ben ça, GV !!! J’espère que vous n’osez pas contredire la vérité démontrée que l’univers n’est pas fini mais en expansion ! Marc n’a rien inventé. Tous les scientifiques (je dis bien tous) le disent, le savent l’ont démontré, aussi nettement et sans contestation que la terre est ronde. Et une des grandes quêtes de l’heure est les traces de vie dans l’univers ailleurs que sur terre.

    Qu’ensuite vous confondiez l’expansion de l’univers avec les possibilités de vie montre, s’il en était besoin, que vous êtes un scientifique à la rigueur d’un baril de produit à vaisselle.

  • > Albert JACQUARD
    23 février 2011, par Maximo  

    Vous ne lisez pas ce que vous écrivez, pire, vous ne le comprenez pas, Monsieur Vallet.

    Dire que l’histoire de l’économie remonte aux débuts de l’univers (sic je n’invente ni n’extrapole rien), c’est se gargariser de mots dont le sens vous échappe. Vous devriez aller tailler vos rosiers, il va bientôt être temps.

  • > Albert JACQUARD
    23 février 2011, par Marc  

    "Les mesures prises par Thatcher et Reagan ont transformé la concurrence en sa dérive perverse : la compétitivité. Nous sommes arrivés alors à l’économie et la croissance à partir du P.I.B".

    Il est clair qu’après un tel charabia, qui ne veut strictement rien dire, on ne peut plus argumenter (Pour info, les notions de croissance, de compétitivité et de produit national ont été développées dès le XVIIIème siècle).

    Et l’on attend toujours la définition de "l’autre croissance"....

  • > Albert JACQUARD
    23 février 2011, par montekristo  
    On pourrait parler de l’économie sociale solidaire qui ne cesse de croître par exemple.

  • > Albert JACQUARD
    24 février 2011, par pehache  

    Ah ben ça, GV !!! J’espère que vous n’osez pas contredire la vérité démontrée que l’univers n’est pas fini mais en expansion ! Marc n’a rien inventé. Tous les scientifiques (je dis bien tous) le disent, le savent l’ont démontré, aussi nettement et sans contestation que la terre est ronde. Et une des grandes quêtes de l’heure est les traces de vie dans l’univers ailleurs que sur terre. Qu’ensuite vous confondiez l’expansion de l’univers avec les possibilités de vie montre, s’il en était besoin, que vous êtes un scientifique à la rigueur d’un baril de produit à vaisselle.

    Oulàlàlàlà, Maximo ! Question rigueur scientifique vous auriez mieux fait de vous taire, là... Vous mélangez allègrement des concepts qui n’ont rien à voir entre eux : finitude/infinitude et expansion/contraction/stabilité, par exemple.

    Toutes les combinaisons sont possibles (en expansion et fini, en expansion et infini, en contration et fini, etc...).

    Notre univers a beau être en expansion, il n’en est pas moins fini. Et le fait qu’il soit en expansion ne signifie pas que son "contenu" croisse.

    Quant à dire que tout cela est "démontré", c’est inaproprié. Les théories de ce type ne se démontrent pas : elles se vérifient, et restent valables tant qu’elles n’ont pas été invalidées par des observations contradictoires.

  • > Albert JACQUARD
    25 février 2011, par Carola  

    Ah mais le Pehachotron est d’une grande rigueur de style ce matin !

    L’infinitude de l’expansion contracte la finitude de la stabilité entre fini et infini etc, toutes les combinaisons sont possibles...

    Les théories de ce type contradictoire restent valables du moment que les observations validées ont démontré qu’on ne pouvait pas les vérifier....

    Il est inapprorié de dire que le contenu croasse bien que l’univers soit beau...

    ....

    Du cadavre-exquis sur l’écrit des autres, il y a toujours une belle perspective ouverte. Personnellement je ne suis pas certaine que cela contribue au débat d’idées à part renvoyer l’expression de l’autre à la dérision et au cynisme sur sa personne smiley

  • > Albert JACQUARD
    25 février 2011, par pehache  

    Bonsoir Carola,

    si vous souhaitez des explications complémentaires ou des précisions sur ces aspects de fini/infini ou de contraction/expansion de l’univers, n’hésitez pas à demander : je me ferai un plaisir de vous les fournir avec des mots simples.

  • > Albert JACQUARD
    25 février 2011, par pehache  

    Par exemple : comment un univers peut-il être à la fois fini et en expansion, et pourtant sans croître ?

    Je vous remercie de m’avoir cette très intéressante question, Carola.

    La meilleure image, classique, permettant de comprendre cela est celle du ballon de baudruche.

    Imaginez que la surface du ballon soit un univers : cet univers est fini, on peut en faire le tour, et sa surface est mesurable.

    Gonflez le ballon : sa surface augmente -l’univers en expansion- tout en restant finie.

    Maintenant dessinez quelques points sur la surface du ballon pour symboliser des étoiles : en gonflant le ballon, que se passe-t’il ? Les étoiles s’éloignent toutes les uns des autres (ce qui est exactement ce que l’on observe dans notre univers). Mais il y a toujours le même nombre d’étoiles : la quantité de matière dans un univers en expansion n’augmente pas.

  • > Albert JACQUARD
    24 février 2011, par AB  

    Monsieur Vallet écrit : "Economie... c’est aussi une manière parcimonieuse de consommer les ressources disponibles..."

    Il n’y a pas si longtemps Monsieur Vallet était président de la Maison de la nature et de l’environnement (Route de Bordeaux).

    Le site de la MNE nous propose de remplacer GOOGLE par ECOSIA, "le moteur de recherche qui est bon pour la planète". Une solution parmi d’autres ? Ou La Solution pour sauver notre planète ?

  • > Albert JACQUARD
    24 février 2011, par Contribuable Palois  

    ECOSIA, comme ils disent

    ’’ ECOSIA la recherche verte ’’

    tu parles d’un enfumage totalement bidon, Monsieur VALLET !

    Ecosia est une entreprise commerciale (pas une association), qui joue sur les mots avec "son" moteur de recherche. Et derrière il y a seulement un accord commercial pour utiliser en réalité Bing le moteur de recherche de Microsoft et accessoirement Yahoo.

    Alors comme écologie ? Ecosia-Bing-Microsoft mieux que Google ? c’est (au mieux) comme chercher qui de Staline ou de Hitler était le plus humain !

    Le principe "vert" revendiqué par Ecosia ? c’est seulement que Ecosia ristourne pour la forêt tropicale une partie des primes que MicroSoft lui verse pour faire tourner Bing et ses pages de publicité !

    En allant bien chercher http://ecosia.org/values.php on voit que c’est tout juste une entreprise à réflexion sociale ; c’est honorable mais on n’est pas dans la philanthropie ! Pas certain non plus que les orang-outangs de la forêt humide y trouvent leur compte !

    C’est une escroquerie morale, au mieux un très bon prétexte de marketing. Et une fois que vous avez installé Ecosia sur votre PC, comment faites-vous pour échapper à Micosoft, à Bing et ... à Bill Gates ?

  • > Albert JACQUARD/ECOSIA
    24 février 2011, par AB  

    "...ECOSIA la recherche verte... enfumage totalemement bidon..."

    Mais comme vous y allez, cher Contribuable palois ! Monsieur Vallet, Président de la MNE, membre de la Sépanso Béarn, était également membre de l’équipe des enseignants du CIEH ’Certificat International de l’Economie Humaine’ à sa création. Cet homme est parfaitement sérieux.

  • > Albert JACQUARD/ECOSIA
    24 février 2011, par Marc  
    Non, c’est le "Certificat International de l’Ecologie Humaine".... Pauvre université....

  • > Albert JACQUARD/ECOSIA
    24 février 2011, par AB  
    Merci, Marc, Ecologie Humaine, bien sûr ! Je commence à tout confondre, Ecologie, Economie... et Entomologie, l’étude des insectes, la spécialité du Professeur Vallet, ancien de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA)...

  • > Albert JACQUARD
    27 février 2011, par pehache  

    (marc)

    La vérité est précisément que le monde n’est pas fini. La croissance exponentielle dure depuis la fin des temps.

    Affirmation hasardeuse, résultant du prisme déformant de notre propre civilisation.

    Les exemples de civilisations ayant régressé, ou même ayant disparu, sans conflit connu avec d’autres civilisations, existent comme contre-exemples (Ile de Paques, Mayas, pour les plus connus).

  • > Albert JACQUARD/Insight
    24 février 2011, par AB  

    "...Le monde du commerce est envahi par les anglicismes avec toute la connotation défavorable que ces "ismes" véhiculent et que "l’identité française" semble craindre. Utiliser inconsciemment, l’anglicisme ’compétition’ pour désigner la concurrence, a une manière subliminale d’injecter des valeurs sportives dans un environnement où elle sont particulièrement absentes."

    Quel insight ! dirait Bernard Boutin, notre boss qui n’hésite jamais à injecter du snobisme subliminal anglo-saxon sur son site...

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Carola  

    Merci pour cette interview. Albert Jacquard, comment pourrait-on s’en lasser ?

    Mais est-ce que c’est parce qu’on est étudiant à l’ESC qu’on se doit de remplacer le mot "humanité" par "humanistique" en pensant résumer la pensée de l’homme pour transmettre l’humain au coeur de la science ?

    J’ai assisté à sa conférence avec beaucoup d’émotion devant le visage d’un vieillard fatigué et à la fois magnifique.

    J’aurais aimé personnellement qu’il reprenne une de ses chroniques sur la formation des élites et les grandes écoles. Cela me paraissait être le lieu d’en dire quelque chose...Il a fait le choix de nous parler de la génétique et d’un grand cheval de bataille pour l’humanité qui se situe entre "reproduction" et "procréation".

    J’aurais aimé questionner son choix de sujet mais devant la grande fatique de l’homme, c’est inconditionnellement que j’ai écouté sa présence et pas osé davantage...

    Les liens de ce sujet avec une grande école de commerce sont pourtant moins évidents. Encore que... la génétique se fraye de bons chemins dans le marché qui ont de quoi nous laisser rêveur smiley

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Marc  
    J’ai été aussi décu que lors de sa conférence, AJ n’aborde pas le thème qui était semble t-il originellement prévu, à savoir "entreprise et humanisme". A t-il été l’objet de pressions ?

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Maximo  
    NOn ! Comme d’habitude, ce genre de personne donne un grand titre à ses conférences pour pouvoir mieux baratiner son habituel fonds de commerce. Encore une énorme c...

    -  Alternatives Paloises - Comment concevez-vous la croissance économique ?

    -  Albert JACQUARD - C’est une stupidité
    Ben non ! C’est inévitable ! La richesse croît inévitablement. Il confond croissance, d’une part et maîtrise de la croissance et répartition des richesses, d’autre part smiley

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par pehache  

    La richesse croît inévitablement.

    Ah ? Expliquez-nous donc cela...

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Maximo  
    Lois inévitables : la richesse c’est le travail. Ainsi la richesse ne peut-elle que croître... tant que l’homme travaille ! Bien sûr, vous allez me parler de variables d’ajustement, de phénomènes climatiques, sociaux, belliqueux, de catastrophes économiques, tous phénomènes qui obèrent la croissance. Il n’empêche : la richesse mondiale ne peut que croître.

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par pehache  
    Vous dîtes "la richesse c’est le travail", mais ce n’est rien de plus qu’un postulat. Qui vous arrange pour démontrer ce que vous voulez, certes, mais cela n’en fait pas une vérité.

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Maximo  
    un postulat ? non ! D’abord, que serait-ce d’autre ? En suite c’est une loi économique démontrée depuis le XVIIIe siècle. Pas la mienne...

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Marc  
    "La richesse naît du travail des hommes". Un postulat certes, que l’on doit à l’école physiocratique de François Quesnay, en réaction à la pensée mercantiliste. Un postulat qui a été repris et développé ensuite par tous les économistes, de Ricardo à Perroux, en passant par Smith et Marx. Un postulat qu’il serait bien difficile de remettre en cause.

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par pehache  

    Un postulat qu’il serait bien difficile de remettre en cause.

    Voire... C’est un postulat qui a été émis dans une période de l’histoire de l’humanité où on n’envisageait pas qu’il puisse y avoir de limites aux ressources naturelles. Ressources naturelles qui sont indispensables à la production de richesses par le travail. Ressources naturelles qui sont elles-mêmes des richesses.

    A la limite, dire "La richesse naît du travail des hommes" reste valable, car cela pose le travail comme condition nécessaire à la création de richesse, mais pas forcément suffisante. Par contre dire comme Maximo "la richesse c’est le travail", c’est beaucoup plus restrictif.

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Maximo  
    Ergoter de la sorte, c’est de l’enc... de mouche. t’adores ça, tu ne fais que ça ! pénible à la fin. Un temps j’étais souvent d’accord avec toi, Pehache. Mais tu vieillis bien mal. tu seras bientôt encore plus annuyeux que Georges V, Raymond M. et Albert J. réunis !! smiley

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par pehache  

    De mon côté je t’ai connu plus rigoureux que ça, Maximo.

    Dire que la richesse ne peut ne croître n’est possible que si tu fais semblant de croire qu’elle ne dépend QUE du travail de l’homme. Or c’est faux. Fais rentrer les ressources naturelles limitées dans le problème, ou même -soyons fous- les richesses naturelles qui ne sont pas des ressources, et tout est différent.

    Je n’invente d’ailleurs rien, de nombreux économistes ont déjà essayer d’intégrer ces concepts pour fabriquer des indices de "richesse" autres que le PIB.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Maximo  
    La matière première n’est rien si elle n’est exploitée par le travail de l’homme, son travail de réflexion, intellectuel, de recherche d’abord, pour penser son usage et la manière de l’exploiter, ensuite le travail manuel pour la fabrication des outils et l’extraction elle-même, le travail de commercialisation enfin. Et cela est valable de la plus petite activité humaine d’une société dite autochtone aux grands chantiers industriels polluants d’une société dite développée et sur-développée.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par pehache  

    Je suis étonné par la faiblesse de votre raisonnement sur ce sujet, Maximo.

    Paléolithique : les plantes poussant naturellement suffisent à nourrir la population humaine, moyennant un petit travail de cueillette.

    Néolithique : sous la pression démographique (oui oui, déjà !), ce travail de cueillette ne suffit plus. L’homme doit se mettre à cultiver, défricher, labourer, semer...

    Donc au final un travail plus important pour une richesse qui est la même (si on considère que la richesse est dans ce cas précis la nourriture disponible dans l’assiette).

    On peut appliquer ce raisonnement à des activités plus "modernes" sans problème.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Marc  
    c’est votre "raisonnement" qui est incomprehensible, Pehache. La richesse n’est pas ce qui est disponible dans l’assiette. La richesse est le résultat de l’activité productrice de l’homme, qu’il peut échanger ou vendre. Les biens publics n’en font pas partie.

  • > Albert JACQUARD
    23 février 2011, par pehache  

    La richesse n’est pas ce qui est disponible dans l’assiette.

    Ah bon ? Pourtant au final c’est ce qui intéresse tout le monde, non (l’assiette au sens large, bien entendu) ?

    La richesse est le résultat de l’activité productrice de l’homme, qu’il peut échanger ou vendre.

    Et bien, l’homme du paléolithique qui cueillait des baies dans son coin à baies pouvait fort bien les échanger contre les racines récoltées par une tribu dans son coin à racines, non ?

    Et pourquoi ce qui est disponible "naturellement" ne serait-il pas considéré comme une richesse, si ce n’est par une définition arbitraire de la richesse ?

  • > Albert JACQUARD
    24 février 2011, par Marc  

    "Et bien, l’homme du paléolithique qui cueillait des baies dans son coin à baies pouvait fort bien les échanger contre les racines récoltées par une tribu dans son coin à racines, non ?"

    Exactement. vous avez tout compris. la valeur d’échange était proportionnelle à la quantité de travail nécessaire à la récolte.

    Ce qui est disponible naturellement, comme la lumière ou la chaleur et ne s’échange pas, constitue un bien public dont la valeur n’est pas estimable. Elle le devient seulement quand ces biens sont privatisés (comme l’eau par exemple) et vendus sur un marché.

  • > Albert JACQUARD
    24 février 2011, par pehache  

    Exactement. vous avez tout compris. la valeur d’échange était proportionnelle à la quantité de travail nécessaire à la récolte.

    C’est bien ce qui montre que valeur d’échange (ou travail) et richesse ne sont pas forcément corrélées.

    Le PIB mesure la valeur d’échange, et vous (et d’autres) affirmez abusivement que cela définit également la "richesse".

    Ce qui est disponible naturellement, comme la lumière ou la chaleur et ne s’échange pas, constitue un bien public dont la valeur n’est pas estimable.

    Que la valeur ne soit pas estimable ne signifie pas qu’elle n’en a pas.

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Maximo  

    Comment pourrait-on s’en lasser ? Mais voyons, on s’en lasse dès la prelière réponse car pour dire des c... de ce genre,

    "nos arrière-grands-parents, il y a 20 000 ans, étaient des gens qui partaient à la chasse pour les plus forts et les autres, les gringalets, restaient dans les grottes pour les peindre. J’ai plaisir à penser que mon arrière-grand-père, d’il y a 20 000 ans, faisait partie des gringalets qui peignaient des roches plutôt que de ceux qui courraient bêtement après le bison."
    faut se lever tôt. Quelle vue de l’esprit fait dire que ce n’étaient pas les mêmes qui chassaient et peignaient ? Qui dit ça ? Mais qu’est-ce qui fait dire ça ??

    Quant à parler de "couraient (avec un seul r) bêtement après le bison" s’ils ne l’avaient pas fait, et intelligemment conservé, "ceux qui peignaient" seraient morts de faim. La quête de nourriture serait-elle plus vaine que la peinture rupestre ? Au nom de quelle Loi ?

    Et on s’arrête là car on n’a pas de temps à perdre. Les meilleurs spécialistes devraient ne jamais oublier deux choses :
    -  1/ qu’il convient de rester dans sa spécialité qui n’ouvre pas le savoir universel, en clair savoir la fermer
    -  2 / que la vieillesse est un naufrage.

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Carola  

    Quand on parle de richesse mondiale, on ne parle que de matérialisme et de résultat. Albert Jacquard parle, quant à lui, du point de vue de processus physiques et biologiques à l’oeuvre que l’homme a recréé métaphoriquement sans cesse dans son organisation sociale depuis la nuit des temps...

    Mépriser cet homme comme un stratège de la com ou quelqu’un qui a cédé à je ne sais quelle pression à l’ESC me paraît une grosse bévue ! L’homme, vu son grand âge, paraissait déjà ailleurs que dans la vie lors de cette conférence...

    C’est peut-être ce qui nous a un peu déçu au regard de la pensée vive qu’il nous laissera.

    Quant au "temps à perdre" on a que ça à faire sur terre, Maximo, alors profitons des détours que la vie nous propose au lieu de chercher les autoroutes pour penser !

    Votre dernière phrase nous rappelle que le destin de l’humanité est une tragédie. Dans le matérialisme, oui, la vieillesse c’est le naufrage de l’égo. Or c’est par là aussi que s’ouvrent les portes de l’universel et de la sagesse.

    Albert Jacquard restera un homme étonnant dans sa contribution à l’humanité smiley

  • > Albert JACQUARD
    21 février 2011, par Edouard Girard  

    Il est temps de clôre ce débat confus et sans intérêt, aprés une interview maladroite conduite d’une manière tout aussi confuse. C’est du temps perdu !

    Carola risque en clôture un jugement qui parait trés hasardé : "Albert Jacquard restera un homme étonnant dans sa contribution à l’Humanité". Peut-être cette contribution a-t-elle existé, mais aprés ma lecture de ce soir, je n’ai aucunement envie de la connaître.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Carola  

    Ceux qui ont mené cette interview ont eu le mérite de s’exercer au risque de l’erreur et de leur jeunesse... une fraîcheur de regard qui semble malheureusement vous faire défaut.

    Tirer sur ceux qui écrivent est un exercice de base derrière son clavier et prétendre conclure que tout le monde perd son temps à parler d’Albert jacquard me paraît bien prétentieux.

    Soit, on peut ne pas être en accord avec le personnage et sa pensée, mais il faudrait au minimum l’effort d’en dire quelque chose qui a du fond parce que votre lecture de pantouflard est effectivement sans intérêt. smiley

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par montekristo  

    Il est temps de clôre ce débat confus et sans intérêt, aprés une interview maladroite conduite d’une manière tout aussi confuse. C’est du temps perdu !

    Vous n’êtes pas obligé de continuer à lire dans ce cas. Moi j’ai trouvé cet echange intéressant.Il prouve en tout cas que, contrairement à ce qu’on entend trop souvent, tous les gens ne sont pas résignés, qu’ils sont capables de s’interroger et de mettre éventuellement en cause notre modéle de société. Pour rebondir sur le propos de Pehache, j’ai lu quelquepart que l’Etat du Bhoutan mesurait officiellement sa richesse à la valeur du BNB (Bonheur National Brut) et non du PIB. Je ne sais pas trop comment il s’y prennent, en tout cas ils ont le mérite de jeter un petit pavé dans la mare des economistes. La manière de "mesurer" l’économie mondiale est certainement à revoir car elle tient compte uniquement des échanges marchands.Et c’est là que l’on se heurte à la fameuse notion de croissance qui parait incortounable. Mais quid de la vrai richesse ?

    Presque tous les livres de Jacquard tournent autour de ces notions là.D’accord ou pas il convient, je crois de les potasser avant de tout balayer d’un revers de la main.

    a+

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Maximo  
    si vous classez le bonheur dans l’économie, montekristo, alors, en effet, tout est dans tout et son contraire, et on recommence à rebrousse poil en remontant la descente en marche arrière !

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Carola  
    Houla Maximo ! même avec un GPS, j’arrive pas à savoir où vous allez comme ça smiley

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par claudiqus  
    La vraie richesse est intérieure ... mais il semblerait qu’elle se dégrade proportionnellement à l’explosion d’une société hyper industrialisée ! l’aseptisation éloigne de la nature et des valeurs fondamentales, mais la pourriture organique fait partie du cycle ... vive l’asticot ! smiley

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par montekristo  

    Pour faire simple Maximo, Jacquard dit que la croissance economique est une stupidité car quand la croissance économique d’un pays augmente, le bien être des populations, la démocratie, la qualité de vie, la qualité des soins, la qualité de l’air, la qualité de l’éducation, toutes ces notions "sans valeur", elles, ne croissent pas forcémment et je souligne pas forcémment.

    Jacquard nous dit qu’il faudrait peut-être intégrer ces valeurs non marchandes dans l’appréciation de l’économie de tel ou tel pays et sortir du culte de la Sainte croissance.

    Il nous dit, par ailleurs, mais quelqu’un l’a déja dit, que la notion de croissance est aussi une stupidité car les ressources de notre planéte ne sont pas infinies.

    Je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûr que je ne vous ai pas convaincu. smiley smiley smiley

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Marc  

    1. La plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Il en va de même de la notion de croissance. Personne n’a dit qu’elle mesurait le bonheur ni même le développement. Bien d’autres indicateurs ont été développés pour mieux tenir compte des dimensions que vous mentionnez. L’expérience la plus aboutie à ce jour reste celle de l’indice du développement humain promu par le PNUD.

    2. Nous ne vivons pas dans un monde fini. Nous apprenons progressivement à utiliser l’énergie venue d’ailleurs, telle l’énergie solaire. L’homme apprend aussi à voyager dans l’espace. Rien ne dit que dans quelques générations nous ne serons pas capables d’y vivre. Le fait que les ressources propres de la terre ne sont pas infinies n’implique donc pas que la croissance doive s’arréter.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par montekristo  
    En attendant, les voyages spacio-temporels, il me semble qu’il est plus urgent d’agir sur Terre où des problêmes urgents sont à régler. smiley

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Marc  
    Là n’est pas la question. Je dis simplement que le monde n’est pas fini. Et que penser comme moi ne signifie pas nécessairement être stupide.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par montekristo  

    Non, vous n’êtes pas stupide.

    D’ailleurs, Jacquard, lui-même dans ces oeuvres évoque les progrés dont vous faites mention.Cela dit, il les ecarte rapidement de l’équation car il les trouve hasardeuses et trop optimistes.

    Soyez honnête, Marc, c’est quand même un peu risqué de tout miser sur les progrés de la science pour nous sortir du pétrin non ?

    Quand aux indices dont vous parlez, vous savez bien que les hommes et femmes politiques n’en parlent que très rarement, malheureusement.On ne nous parle essentiellement que de croissance.

    Jacquard, propose lui une decroissance soutenable et critique avec véhemence les "économistes triomphants" comme ils les appellent quand ils nous mènent droits dans le mur.

    Et il avait commencé bien avant la crise financière.

  • > Albert JACQUARD
    23 février 2011, par pehache  

    Parier sur d’hypothétiques progrès scientifiques pour résoudre les problèmes de ressources qui vont se poser -qui commencent à se poser en réalité- est du même ordre d’attitude que celle de tous ces pays qui s’endettent lourdement simplement pour fonctionner et vivre au dessus de leurs moyens, comptant sur les générations futures pour payer les dettes.

    On vit au-dessus des moyens de la planète en l’état actuel des connaissances scientifiques et technologiques. Une énergie abondante et bon marché est peut-être envisageable mais reste à démontrer. Quant à la solution ultime qui est la colonisation d’autres mondes que la Terre, elle relève tout simplement de la science-fiction.

    Des calculs simples peuvent être faits sur l’énergie nécessaire simplement pour atteindre les étoiles les plus proches simplement dans un temps accessible aux humains : c’est astronomique. Seules des découvertes fondamentales que l’on n’entrevoit même pas aujourd’hui pourraient changer cela.

    Si un jour ces découvertes ont lieu, tant mieux, on pourra reconsidérer tout ça. En attendant on ferait mieux de gérer la Terre avec ce qu’on sait et non pas avec ce qu’on espère.

  • > Albert JACQUARD
    27 février 2011, par pehache  

    Il n’y a pas que l’énergie qui va se faire rare. Dès 2012, la valse des ressources minières qui se tarissent va commencer avec le terbium :

    http://terresacree.org/reflexionfaite.htm

    D’ici 200 ans grand maximum on manquera de tout. Et d’ici là les tensions et conflits se seront multipliés pour mettre la main sur ce qui reste. Mais pas de souci, "on" va révolutionner la physique pour conquérir l’infinitude de l’univers...

  • > Albert JACQUARD
    27 février 2011, par AK Pô  

    Cormac Mac Carthy et son roman "La route", Mad Max 4, film spectaculaire et violent

    Quelque temps après le Thunderdome, de nouveaux hors-la-loi font leur apparition dans le désert sud Australien. Sauf que ces hordes ne convoiteraient plus de l’essence mais du sang humain(-wikipédia)....

    L’avenir est noir, très noir, pour cette civilisation gloutonne, pour l’humain et la nature en général. Faire l’autruche n’a pas de sens. Plus de vert. Le bleu sera devenu gris. Et trouver à manger accaparera tous nos instants.(terresacree.org)

    Nous sommes des cons, c’est tout !

  • > Albert JACQUARD
    4 mars 2011, par Ches’  

    Juste pour expliquer « le monde fini » (ce qui me parait délirant mais allons-y)il s’agit du monde économique réel. C’est de celui là qu’on parle. Un monde donc, basé sur la consommation de matières premières. Et bien qu’on affine les procédés de forage et que l’on raffine toujours plus la transformation des matières fossiles, c’est un fait : ces ressources sont finies. Taper dedans toujours plus et reposer toute son économie là-dessus, c’est la certitude de se ramasser en bout de course. Il faudra passer à autrechose.

    Ceci dit, on peut considérer les choses différemment, ce n’est pas un crime. Mais de grâce, les réponses de Jacquard sont suffisamment claires. Partons au moins de cela.

    La croissance est un terme comme un autre,mais qui présente l’avantage de se prononcer mieux que « escalade » ou « complication » ou encore « empirement ». Je vous rappelle que nous en sommes à entendre à heures de grandes écoutes : croissance négative. Du Marketing c’est tout.

    "La richesse naît du travail des hommes". Je rajouterais : Quels hommes ? combien ?

    Pour finir j’aime bien les reflexions qui reposent sur l’expansion à un autre univers. À l’image d’un virus en fait. Qui bouffe ce qu’il y a sur place et meurt s’il ne trouve rien à bouffer ailleurs. Un monde de parasites quoi.

  • > Albert JACQUARD
    22 février 2011, par Carola  
    Marc, La phrase exacte, c’est : "même la plus belle femme du monde ne peut pas donner ce qu’elle n’a pas". Autrement dit elle n’interdit pas la porte du rêve...mais c’est un détail sur ce que vous vouliez dire... smiley

  • > Albert JACQUARD
    4 mars 2011, par Maximo  
    "même la plus belle femme du monde ne peut pas donner ce qu’elle n’a pas". Autrement dit elle n’interdit pas la porte du rêve...
    C’est terrible... smiley En relisant ça quelques jours plus tard, j’y vois une terrible définition de Pau et de son nouveau logo... smiley Et le rêve, c’est les Pyrénées. Pas la ville qui, elle, n’est que la porte sous laquelle on passe, comme on passe sous une putain !

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