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Ces journées qui ébranlèrent la France

lundi 24 mars 2008


Ces journées qui ébranlèrent la France

J’aime vous prendre à contre-pied, lecteur ou lectrice. Non, je ne veux pas revenir ici sur cette campagne qui a vu tant de concitoyens « passer de l’illusion à la désillusion » et voter en conséquence. Je veux seulement évoquer ici le 40ème anniversaire d’un évènement autrement marquant. Une centaine de livres, petits ou gros... pavés, CD, BD le font mieux que je ne saurais le faire. Mais pourquoi ne pas vous inciter à raconter votre 68 ? Ce ne sont pas seulement les journalistes, tels Michèle Cotta (« Cahiers secrets de la Vème République »), Jean-Luc Hees (« Le roman de Mai 68 »), les historiens et philosophes qui ont le monopole des histoires cocasses ou de l’analyse des faits marquants ou significatifs.

22 mars 1968. Nanterre, morne plaine. Le nouveau campus est frangé de bidonvilles qui le séparent des villas cossues de Croissy ou verdissantes de la Malmaison (mal nommée...). Tout part d’un petit fait : un groupe d’étudiants proteste contre l’interdiction faite aux garçons de pénétrer dans les résidences des filles et inversement. Ils s’insurgent aussi contre la poursuite de la guerre au Vietnam qui voit des tonnes de napalm et de bombes se déverser sur un petit peuple. Le local rejoint le mondial par un rejet de l’autoritarisme.

Il est difficile aujourd’hui d’imaginer le caractère archaïque de la société française de l’époque. Aujourd’hui, chaque gamin a son téléphone portable et les bébés ont leur réplique. Mais au début des années 60 j’avais dû croiser le fer (au sens figuré...) avec le Directeur de l’Ecole Normale Supérieure de St Cloud qui ne voulait pas que les normaliens (souvent majeurs) puissent avoir le téléphone dans leur résidence. Les femmes ne pouvaient travailler sans une autorisation de leur mari. Le pays était dirigé par un général au verbe haut et fleuri, vieillard d’une autre guerre pour bien des jeunes. Edgar Pisani, qu’on ne peut classer parmi les gauchistes, s’écrie à l’Assemblée : « Nous transmettons à nos enfants un monde sans garantie, sans signification, et nous voudrions qu’ils nous approuvent ! »

Ce qui déclenche l’embrasement est une décision des autorités universitaires de fermer la Sorbonne et de la faire évacuer par la police alors que les étudiants de Nanterre sont venus l’occuper pour se rallier les étudiants parisiens. Dans la nuit de 3 au 4 mai les étudiants dressent des barricades dans le Quartier Latin et, avec la télévision qui vient de se répandre, le monde découvre une situation insurrectionnelle.

La police procède à quelque 500 arrestations. Les morceaux de fonte des grilles des arbres du Boul’Mich volent ainsi que des pavés. Je frôle les murs pour rejoindre ma jeune épousée et mon bébé, petite merveille de chair et de ris. L’ancien meneur de l’UNEF anti-colonialiste n’en mène pas large, même si les matraques ont retrouvé une taille normale comparée aux « bidules » qui, 7 ans auparavant, avaient créé la panique au métro Charonne et fait plusieurs morts.

Ce n’est que quelques jours plus tard que les intellectuels se laissent séduire par le mouvement aux mots d’ordre si imaginatifs : « Il est interdit d’interdire », « Sous les pavés la plage »... Les partis de gauche sont pris au dépourvu ; en particulier, le Parti Communiste craignant « le gauchisme, la maladie infantile du communiste » reste prudent. C’est la base qui entraîne la CGT dans une grève générale le 13 mai.

Le général de Gaulle se réfugie à Baden-Baden auprès du général Massu, dans un remake de la fuite à Varennes qui rappelle le putsch de 1958. Le Premier Ministre, Georges Pompidou n’est pas au courant...

La réaction contre « la chienlit » viendra le mois suivant. Les français ont eu trop peur de manquer d’essence... Mais rien ne sera plus jamais comme avant et de formidables avancées sociales et sociétales sont en marche.


- par Jean Paul Penot

« Liquider l’héritage de Mai 68 ? » Qui veut vraiment revenir à la société pré-68 ?


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> A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
26 mars 2008, par la buse  
A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..

Ce qui sauve cet article, c’est justement d’être le point de vue d’un étudiant de l’époque et non celui de Glucksmann et fils (« Mai 68 expliqué à N.Sarkozy ») ou de Wolinski...Cependant, on peut souhaiter mieux sans forcément vouloir revenir aux années 50/60 comme certains passéistes. Où sont passés les meneurs de l’époque, qu’ont fait les étudiants qui hurlaient « C.R.S SS !! »dans les rues ? Eh bien moi, je vais vous le dire. Ils sont cadres chez IBM, employés chez Total. Aprés avoir joué les bergers au Larzac, aprés avoir restauré quelques moulins en ruine, et pris un peu de fumette, ils se sont rangés avec maison, maison de campagne, voitures (eux qui se disent écolos) et petite famille. J’ai oublié le chien, souvent un labrador (accessoire indispensable à la famille américanisée). Eux que vous voyez jouer les bo-bos(bourgeois bohèmes), ce sont les mêmes qui ont scandé les paroles de Brassens ’ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin’ . J’exagère à peine, j’ai l’impression qu’on s’est trompé de bonne foi, que les soixante-huitards ne sont pas ceux qu’on croit. Elle est bien là la désillusion ! Plateau du larzac, manif, et puis plus rien. Seuls certains don Quichottes ont quitté leurs emplois de prof, de cadres et sont partis faire des fromages mais ils sont rares et souvent récupérés par les mêmes qu’ils critiquent et contre qui ils se sont battus ! Alors, je crois que Mai 68 reste à faire. On a dit « il est interdit d’interdire », mais c’est pas parce que c’est légal que c’est possible, et c’est par ces belles phrases qu’on a enrolé des jeunes qui ne demandaient qu’à y croire. C’est bien triste. Heureusement il y a beaucoup de poesie dans cet article et d’espoir peut-être. la buse

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par Jerlau  

    68 ? C’était un immmense éclat de rire. J’étais étudiant à Nanterre cette année là. J’étais maoiste à l’époque. On aimait Mao parce qu’il s’occupait des paysans. Il les faisait crever en travaillant alors que d’autres crevaient de faim sans travailler. C’était une raison pour l’aimer, ce Mao : Il s’occupait des âmes !

    La France sortait de l’époque des problèmes. Plus d’OAS, le mur de Berlin était déjà loin, la guerre froide était une habitude, on n’avait aucun problème, l’élection présidentielle de 65 était loin également, le calme plat ! On n’avait plus que les manifs contre les bombes du Vietnam, et contre Fouché, Papon avait échappé à la vindicte étudiante des années actives. Et en plus on ne pouvait plus visiter les filles ! Que pouvait-on faire ?

    Heureusement qu’on avait les discussions vigoureuses, maoistes/trotskystes/léninistes. On ne savait pas où cela pouvait commencer et finir. Et ensuite on pouvait faire la course avec la Police. C’était un programme formateur pour le corps et pour l’esprit.

    Bien sur qu’on est tous devenus cadres. Après un match de rugby, on remet bien le pantalon et la cravate. 68 c’est pareil, c’est un bain de plage.

    L’enseignement de Fac, dans beaucoup de domaines était désuet. On en a profité pour faire un peu le ménage. Mais cela a été mal compris. On a fait le ménage partout. C’est cela qui été un peu excessif. C’est comme un match de rugby. Des fois il est excessivement correct et viril. 68, c’est un peu cela !

    Il n’y avait eu aucune tristesse dans 68, ni avant, ni pendant, ni après. Un match, c’est tout. Distribution gratuite, et plaisir assuré !

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par Jerlau  

    Juste 2 mots pour compléter sur le maoisme.

    Tout le monde sait que le Maoisme c’est le partage d’une gamelle vide d’une façon patriote et nationaliste. C’était la fierté des maoistes.

    C’est ce qui nous opposait aux trotskystes qui voulaient remplir la gamelle en permanence. Pas réalistes.

    On sait bien qu’il est plus facile de partager une gamelle vide qu’une gamelle pleine !

    Voilà pourquoi on était fan de Mao. Vous avouerez qu’il fallait avoir de la constance pour garder son sérieux !

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par Jerlau  

    Excusez moi, j’étais un peu pris.

    68 est peut-être conséquence de la révolution culturelle chinoise, commencée par MAO en 65 et stoppée en 67. Les gardes-rouges, jeunes étudiants, avaient été renvoyés à la campagne vider les gamelles. 68 ressemble dans l’esprit, à ce mouvement : on placarde les affiches, on poursuit quelques idées, mais on n’a pas fait de descentes chez les notables.

    On a fait une révolution culturelle à blanc pour prolonger la chinoise. C’était le vrai sens, je crois, des manifs anti-américaines pour le Vietnam de tout l’hiver 67/68. On n’en finissait pas d’imiter la révolution culturelle. Je crois que c’était le moteur de l’affaire et à l’époque personne ne s’en est vraiment aperçu.

    On va pas l’enterrer pour ça, 68 !

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par Autochtone palois  

    Un slogan de 68 : "Bourgeois, nous aurons votre PAU !"

    40 ans après, c’est fait !

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par BobG  

    L’après 68 à la Fac ? Ce n’est pas seulement L’enseignement de Fac, dans beaucoup de domaines était désuet. On en a profité pour faire un peu le ménage comme l’écrit Jerlau

    Pour avoir la paix Edgar Faure alors ministre de l’Éducation nationale a titularisé sans discernement tous les assistants en place en 1968. On a vu le résultat avec certains "enseignants" discutables voire médiocres indéboulonnables ... jusqu’à aujourd’hui où ils ont atteint l’âge de la retraite. L’avenir sera enfin dégagé de ces ex-contestataires opportunistes

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par Jerlau  

    BogG,

    J’ai vécu l’aventure Dauphine, la Fac crée par Edgar Faure après 68. J’y étais étudiant pour faire une thèse en marketing. J’étais essentiellement diplomé d’une école d’ingenieur, avec en plus une licence en Economie, mais j’avais rien d’un Expert en Marketing ; hop j’ai été nommé Assistant en Marketing.

    Un copain qui avait fait l’ESSEC, s’inscrit pour faire une thèse en informatique. Hop, Assistant en Informatique. Il connaissait rien.

    On peut en rire, mais c’était pas si mal. Dauphine n’avait été ouvert qu’à partir du 3 ième cycle. L’Assistant apportait un oeil nouveau, avec des méthodes d’autres domaines. Par exemple en marketing, j’avais des étudiants qui aveient déjà fait HEC, Sciences Po. Ils étaient bien plus savants que moi en connaissances coommerciales. Etant matheux, j’apportais une méthode un peu différente. Il y avait un échange entre étudiants et assistants.

    Mon copain, qui avait fait l’Essec, apportait également un point de vue différent en Informatique, celui de l’utilisareur d’informatique, et à l’époque c’était important.

    Et Dauphine a relativement prospéré.

    Edgar Faure, sur cette histoire, n’a pas eu complètement tort ; il y avait une logique. Par la suite, il y a eu certainement des déviances.

    Pour moi Dauphine a été une réussite sur ce plan là

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par BobG  
    Il ne faut pas le dire, mais Dauphine est l’exception : la seule Fac française qui pratique la sélection à l’entrée. Et si là c’était l’explication de son indiscutable réussite ?

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    26 mars 2008, par Jerlau  

    ce qui est aberrant ce qu’on puisse s’inscrire dans une Fac sans sélection.

    C’est une fausse Egalité. Les Fac sont alors dévalorisées. Le Bac ne fait plus la sélection. On refuse cette sélection au nom de l’Egalité. Ce qui n’est pas égal, c’est la non sélection qui tue la Fac.

    Vincennes qui s’est crée après 68 en est morte ou moribonde, je ne sais plus ce qu’il y a à Vincennes.

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    27 mars 2008, par la buse  
    Bien sûr, Jerlau, mais vous savez on connait tous quelqu’un qui avait d’excellents résultats en terminale ,une bonne mention au bac, une sacrée dose de sérieux et qui n’a pas réussi en fac. Peut-être à cause de la liberté, des mauvaises fréquentations, d’un cap difficile...Au contraire d’autres n’avaient pas le profil et ont bien marché.C’est la vie, on ne peut jamais savoir ce que deviendront les gens. Cependant on prend surement moins de risques en faisant une sélection au moyen de dossiers (comme pour les prépas) et il se pourrait que certains négligent moins leurs formations si elles deviennent valorisées. la buse

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    27 mars 2008, par jerlau  

    la buse,

    la sélection fait partie de la vie. S’il n’y a pas de sélection cela revient à dévaloriser l’ensemble du groupe qui est constitué sans sélection. Et il n’y a pas de progrès de l’esprit. On peut refuser le progrès matériel, mais on ne peut jamais refuser le progrès de l’esprit (ouverture, raisonnement, connaissance..)

    Et il y a pire ; la non-sélection crée les systèmes déviants, type Ecoles de Commerce de 3 ième ordre, où les éudiants payent une fortune pour un diplôme à l’impact incertain.

    C’est une des erreurs de 68 d’avoir trop cru en cette fausse liberté. Et cela a été du aux cathos de gauche, je crois. L’étudiant de 68 était un privilégié. On vivait bien même ceux qui avaient peu d’argent, le petit boulot était bien payé. Il y avait chez les cathos de gauche, un certain sentiment de culpabilité. Et c’est à ce titre qu’est né ce genre de rêve comme la non-sélection.

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    28 mars 2008, par la buse  

    Jerlau, Je crois que dans votre article vous confondez cathos de gauche et bourgeois. Tous les cathos ne sont pas forcément riches, et les cathos de gauche justement ne devaient pas l’être.Même parmi les bourgeois je distingue deux catégories : les bourgeois qui en voulaient aux étudiants à cause des manifs, du manque d’essence etc et les bourgeois qui se voulaient modernes et qui trouvaient ’sympa’ toute cette agitation, voire y participaient (ou leurs enfants).

    Encore un détail, la sélection, je ne suis pas contre mais, comme je le dis dans l’article, je me demande si elle va avoir l’impact que vous espérez. la buse

  • > A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs..
    28 mars 2008, par jerlau  

    la buse

    qd j’évoque les cathos de gauche des années 62/68, je n’évoque que les jeunes cathos de gauche étudiants. Martine Aubry en est le prototype, même si en 68 elle n’avait pas l’âge. Il y a avait un sentiment de culpabilité liée à la chance qu’on avait et qui poussait à partager. Honorable mais dangereux.

    La non-sélection est une conséquence de ce sentiment. La sélection produit toujours des laissés pour-compte injustes. Dans un groupe constitué par sélection, il y a un énorme effet d’entraînement. C’est le cas des classes préparatoires. En sport un joueur qui intègre une équipe de catégorie supérieure fait généralement des progrés rapidement.

    La sélection crée l’émulation. C’est moins vrai lorsqu’il n’y a pas sélection. La sélection fait adhérer à un groupe. Cette adhésion crée l’émulation. L’émulation crée les conditions de l’individu.

  • De grace, évitez nous les poncifs
    28 mars 2008, par Olivier  

    " A tous ceux qui ont vendu leurs cols MAO pour s’acheter des cols blancs.."

    Plus insipide que le discours de N. Sarkozy sur "Mai 68" c’était difficile à faire.

    Les temoignages et les analyses pleuvent sur cette période, et en tant qu’acteur et témoin de ces années, je préfère que le tapage médiatique se calme, avant de m’exprimer.

    Il est pourtant difficile d’entendre dire n’importe quoi sur les soixante-huitards, sur leurs motivations, ce qu’il sont censés etre devenus, alors pitié ne parlez pas à leur place. Trop facile de débiter des clichés.

  • > De grace, évitez nous les poncifs
    28 mars 2008, par Dany  
    J’étais à Paris en 68, pas en Mai, car encore lycéen. J’étais à Dauphine après, mais bon ! Les cars de CRS étaient encore en place. Jusqu’en 70 tout le quartier latin était sous surveillance. Malgré tout ça on ressentait un vent de liberté, et un certain eveil. Ce que nous sommes devenus ? On peut nous qualifier de Bobos et de tous les noms d’oiseaux de la création. Quelque chose à changé la France. On ne dit plus Docteur, on dit Monsieur, on ne dit plus Maître, on dit Monsieur. Il reste beaucoup à faire pourtant pour faire évoluer la socièté bourgeoise que certains voudraient perpétuer...

  • > De grace, évitez nous les poncifs
    29 mars 2008, par Jerlau  

    Une chose qu’on a quasiment totalement oublié, c’est les très grandes différences de castes qu’il y avait avant 68 dans les grandes entreprises ( genre siderurgie, fonderie, automobiles..) qui existent encore aujourd’hui, mais à petite échelle. Chez les fondeurs, sidérurgie, j’ai connu les réfectoires pour ouvriers, les réfectoires pour les contre-maitres, les restaurants pour les cadres, ingénieurs. Comme à L’armée : troupe, sous-off et officiers !

    Au-delà du floklore, je suis persuadé que cet état d’esprit a nuit à l’évolution de ces industries : le péquenot du bas "rien à en tirer", donc il marnait sans penser. Chez Toyota un ouvrier a le droit d’arrêter une chaîne s’il voit un défaut, et depuis très longtemps. Chez les fondeurs Indous, il y a quasiment plus d’ouvriers.

    Le respect de l’homme conduit au progrès industriel. Et 68 dans nos vieux pays, c’était déjà trop tard pour changer les états d’esprit à l’usine.

    D’autant plus que les syndicats ouvriers ont tout transformé en revendications salariales.

    Le plus important en fait c’était le respect de l’homme et si on avait su bien l’expliquer, on aurait gagner du temps. Cela a été occulté par le brouhaha du reste. Personne ne pouvait écouter. 68 a simplement été un déclencheur. On en prend à peine conscience aujourd’hui : 2 générations après !

  • > De grace, évitez nous les poncifs
    29 mars 2008, par Autochtone palois  

    Jerlau, j’ajoute mon expérience d’après 68 : en 70 j’ai aussi connu cette situation de castes dans l’industrie. Il en restait la trace avec les WC pour cadres et les WC pour les autres...

    Aujourd’hui l’industrie au niveau international a bien plus évolué vers l’écoute "d’en bas" (Toyota etc.) associée à l’écoute du client, que nos administrations ou services communaux... où le corporatisme remplace l’écoute d’en bas et où l’écoute du client n’existe pas.

  • > De grace, évitez nous les poncifs
    29 mars 2008, par Jerlau  

    Fin des années 70, on trouvait encore des PME ( 500 personnes ) où dans les bureaux, on distinguait le petit personnel, en blouse bleue, les petits cadres sans être "cadre", en blouse blanche, et les directeurs en veston. C’était admis. Ce n’était pas méchant. Si vous demandiez une initiative à une "blouse bleue" ou même à une "blouse blanche", la réponse n’était pas venimeuse, c’était simplment l’inaction par peur de mal faire et de se faire taper dessus.

    Aujourd’hui dans les grosses boites, on est revenu bien souvent au point de départ. Tout le monde a peur. Tous aux abris. On voit des notes où on ne prend même pas la peine d’expliquer le pourquoi des choses. Par moment on croit être revenu au début des années 70 !

    J’ai l’impression aujourd’hui sur le plan des relations humaines que la direction des cadres d’aujourd’hui est pire que celle des années 60. Avant c’était la peur de "ceux qui aveient fait", aujourd’hui c’est la peur de "ceux qui savent"

    Cela rappelle une histoire de rats de laboratoire. Vous prenez 8 rats de labo. Vous les mettez ensemble en situaton de crise : Il y a toujours 2 rats qui se cachent, 2 rats qui attendent que le vainqueur du combat opposant les 2 autres se dessine.

    Vous prenez ensuite 8 rats trouillards. C’est pareil.

    En fait la Nature est comme cela. L’homme doit être soumis aux mêmes Lois. Il faut en parler aux Ecolos.

  • > De grace, évitez nous les poncifs
    29 mars 2008, par D’Alembert  
     smiley ça fait 6 rats, ça ! Diantre, où sont passés les deux autres ?  smiley

  • > De grace, évitez nous les poncifs
    29 mars 2008, par Jerlau  
    je me suis rendu compte de l’erreur après, mais c’est bien 4 rats qui attendent, 2 rats qui se cachent et 2 rat qui se battent !

  • > 8 rats
    31 mars 2008, par la buse  
    8 rats ?

    Jerlau, C’est un peu réducteur. Il n’y a pas que 8 rats dans cette histoire. La preuve : vous dites vous-même ’rats de laboratoire’. Où sont donc passés les manipulateurs, ceux qui jouent les apprentis sorciers avec ces malheureux rats épiés, examinés, mis en danger ? Je pense que c’est clair, il y a peut être huit rats mais au-dessus, il y a combien de chats ? la buse

  • > De grace, évitez nous les poncifs
    29 mars 2008, par CV  
    1968 a fait beaucoup de mal à l’orthographe... smiley

  • > Ces journées qui ébranlèrent la France
    24 mars 2008, par Lou Tillous  
    Désinformation

    Et c’est ainsi qu’on écrit l’Histoire, en l’examinant avec un regard de borgne smiley

  • > Ces journées qui ébranlèrent la France
    24 mars 2008, par D’Alembert  
    C’est une histoire dans l’Histoire. Je l’ai lue ainsi

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