Abonnement à la newsletter d'A@P

Votre email :

Valider
 

 

Coluche, reviens !!!

lundi 6 juin 2011 par AK Pô


En une demi-heure de télé et trois courtes séries de spots publicitaires (entre treize et quatorze heures le jour de l’Ascension -C+ et TF1-), le constat est terriblement roboratif : la publicité nous prend vraiment pour des cons ! Quatre exemples parmi d’autres :

pour vous, les hommes : le rasoir(électrique) qui est dur avec le poil mais doux avec votre peau. Le tout expliqué (et oui, comment ça marche ?) avec un film d’animation où l’on voit ces vilains poils se faire tondre et, attention, au moment précis où ils vont regagner leur cavité (que l’on suppose pas plus propre qu’un trou à rats) hop ! une seconde lame les coupe net. Ils n’ont plus qu’à aller pleurer sous l’épiderme et se remettre à pousser en toute insignifiance jusqu’au lendemain, où la même histoire de nouveau les réduira à zéro sur le tarmac bronzé de votre peau glabre, apaisée, et reconnaissante.

Attendez, les hommes, ce n’est pas tout ! Cet objet magique vous fournira ce à quoi vous ne sauriez croire : le plaisir ultime ! Après ça, envoyez la facture. Mais plus qu’ultime, vous pouvez même l’utiliser sous la douche. Là, on est carrément dans le sublime ! Le mec à poil sous la douche se rase ; le téléphone sonne, il décroche son sèche cheveux (qui fait aussi office de téléphone mobile). A l’autre bout du fil, le revendeur de rasoirs. Une offre exceptionnelle de rasoirs jetables à six lames, avec leur crème intégrée qui permet de se raser à sec, sans eau ni mousse, des fois que vous ayez des coupures d’eau dans votre coin reculé de salle de bain et, en cadeau, l’ultime plaisir (réservé à tout acheteur de vingt cartons de rasoirs), une escort girl déguisée en soubrette, vraiment l’ultimitimité, le fin du fin jusqu’au bout du poil de barbe, vous ne passerez plus pour un ayatollah et pourrez plaider coupable au tribunal de l’Open Razor, à New York city.

Après l’ultime plaisir du rasage, vous les hommes, quittez l’hôtel. Un deux étoiles qui ne casse pas les briques et pourtant ! A voir votre gueule à l’écran, il semble que vous veniez d’y passer une véritable lune de miel, entre votre escort girl déguisée en soubrette (on ne la voit pas mais on sent sa présence virtuelle sans laquelle l’imaginaire aurait vraiment du mal à comprendre l’histoire) et vos séances de rasage ultimes. Une série de cuts-up rapides vous montrant devant le buffet hyper garni en train de saliver comme un malade, puis faisant le saut de l’ange vers le plumard défait, etc. Ensuite, capturée en temps réel, votre image pleurnicheuse, enfin vos larmes amères quand il s’agit de quitter ce lieu paradisiaque, séjour payé sans doute par votre patron (raison de vos pleurs : c’est fini le bon temps aux frais de la boîte) pour assister à une réunion de travail (rébarbative mais stratégiquement essentielle) à quelques centaines de kilomètres de votre domicile, plaisir ultime de ne pas avoir sa femme sur le dos mais de simples collègues qui se rasent avec des rasoirs Bic à deux lames et utilisent des tonnes de mousse pour éviter les coupures et se maintenir à votre ultime niveau de chef d’escadrille.

pour nous, les femmes : munies de notre bracelet clochettes, telles des délinquantes libérées sur parole avec leur puce RFID, nous galopons toute la journée en quête d’un mauvais coup à faire ou d’un bon à tirer. Mon Dieu les filles, comme c’est fatigant de se trimballer ainsi toute la sainte journée, poursuivies par le surveillant informatique qui nous mate sur son écran plat, bien installé dans son fauteuil de la prison centrale, prêt à alerter les services spéciaux et les chiens policiers qui nous suivront à la trace, si le bracelet se détache. Mais nous, les femmes, on les connaît, les hommes ! ils puent la sueur et passent leur temps à nous coller aux fesses. Heureusement, grâce à notre déodorant Rex. (ou Nart.), pas de trace de transpiration pendant vingt quatre heures chrono, une fraîcheur toujours d’actualité pour aller courir le guilledoux. Nous, les femmes, sommes toutes des fées Clochette, faisons tinter la monnaie et payons nous du bon temps sur le dos des agents de sécurité hypoallergéniques. Et oui, plus vous bougez vos fesses, plus vous vous sentez fraîches, mes sœurettes !

Pour les plus âgées d’entre nous, et celles qui ont du mal à se dérider, l’emploi du Q10 est vivement conseillé. Le Q10, ce doit être comme le Carbone 14 : on ne vous identifie qu’une fois démaquillée. A nous la belle vie ! Prenons notre yacht et allons draguer les aviateurs, ne sommes-nous pas nos propres banquières ? Faisons des merveilles en prenant Alice comme pseudo et préparons de faux bons laitages déguisées en fermières rubicondes au carnaval de Nice...

Et ce ne sont que de tous petits exemples...

-par AK Pô

02 06 11


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 
 
 
Votre commentaire



> Coluche, reviens !!!
6 juin 2011, par Maximo  

plaisir ultime de ne pas avoir sa femme sur le dos mais de simples collègues
 smiley smiley  smiley

> Coluche, reviens !!!
6 juin 2011, par L’ OURS du Bois  

d’un mauvais coup à faire ou d’un bon....a tirer.

 ??????doit on comprendre que c’est un coup ???? smiley smiley smiley smiley

   
 
 
 
Les rubriques d’A@P
Citoyenneté
A compte d’auteurs
"Arpenteurs sans limites"
"Les sorties de Michou"
"Un samedi par semaine - tome 2"
"Un samedi par semaine - tome I"
Au ras du bitume
Enquêtes
Evasion
Maréchaussée Paloise
A@P.com
Courrier d’e-lecteurs
Hommes et femmes d’ici !
Opinion
Portraits, Entretiens
Tribune Libre
Humeurs
La Charte d’A@P
Le défouloir !
Les cartons
Les cartons mi-figues mi-raisins
Les cartons rouges
Les cartons verts
Les Nouvelles Pratiques Municipales (NPM)
Vu dans la presse
”Les Causeries d’A@P”
Détente
Loisirs
Spectacles
Economie
Aéroport Pau-Pyrénées
Enjeux
Enjeux environnementaux
Enjeux européens
Enjeux sociétaux
Grand Pau
Lescar
Billère
Gan
Gelos
Idron
Jurançon
La CDA Pau-Pyrénées
Lons
Point de vue
Grands projets
"LGV des Pyrénées" : la desserte du Béarn et de la Bigorre
BHNS (Bus à Haut Niveau de Services)
Le "Pau-Canfranc", la Traversée Centrale des Pyrénées
Nouveau complexe aquatique de Pau
Nouvelle voie routière Pau-Oloron
Nouvelles Halles de Pau
Pau
Du Côté des Quartiers
La vie
Une idée pour la ville
UPPA
Politique
Forums des Partis
Politique locale
Politique régionale et nationale
Territoires
Aragon
Béarn
Bigorre
Espagne
Europe, Monde
Pays Basque, Euskadi
Pyrénées
 
   
 
  Envoyer à un ami
Destinataire  :
(entrez l'email du destinataire)

De la part de 
(entrez votre nom)

(entrez votre email)



[ Imprimer cet article ]
 


 
Autres articles

Obsolescence de la publicité
Le complot
Pau - Malédiction ou bénédiction pour le boulevard des Pyrénées ?
Les oiseaux
Le corbeau
L. l’entrepreneur
Généalogie existentielle, ou comment vivre avec des cornes (en bois)
Les infos, les manies, les infomaniaques et les canapés-lits.
Feuilleton (chap 21) : Oncle Joé engrange le blé
Petit conte à rebrousse-poil
Feuilleton (chap 20) : les oeufs durs
Feuilleton (chap 19) : le témoignage de Guido
Feuilleton (chap 18) : les doutes de Carlyle
Feuilleton (chap 17) : au bistrot, chez Carlyle
Feuilleton (chap 16) : la carte postale
Feuilleton (chap 15) : l’œil vitreux de John tombe sur le carreau
Feuilleton (chap 14) : ville d’automne et flambée des prix
Feuilleton (chap 13) : fin de séjour d’Angélique et du paupoète
2035 : la ville des trois mirages
Feuilleton (chap 12) : le stage de Chinette



[ Haut ]
 

Vous pouvez afficher les publications de Altern@tives-P@loises sur votre site.

Site mis en ligne avec SPIP | Squelette GNU/GPL disponible sur © bloOg | © Altern@tives-P@loises