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Thierry Renard

lundi 29 août 2011 par Bernard Boutin


Thierry Renard est à la tête du Centre Scientifique et Technique Jean Féger (CFTJF) de Total à Pau. Près de 2.400 personnes du groupe pétrolier travaillent sur place. L’attractivité du territoire est un enjeu majeur pour Thierry Renard qui doit gérer une population d’origine très diverse.
Parc locatif dans l’agglomération paloise, déplacements vers les capitales régionales, Paris et l’étranger, scolarisation d’enfants en anglais, enseignement supérieur, offre culturelle et sportive, emploi des conjoints, image du territoire... pour être attractive notre région doit répondre à beaucoup de critères. Sont-ils bien remplis ? Qu’améliorer ? Thierry Renard répond aux questions d’A@P et nous rassure de suite : l’orléanais se sent bien à Pau !

Alternatives Paloises - Combien y a-t-il de salariés au « Centre Jean Féger » et d’où viennent-ils ?
Thierry Renard - Les salariés représentent 1.900 personnes dont plus de 200 viennent de 40 pays différents. Au-delà de ces personnes, nous avons des prestataires et des employés en contrat de professionnalisation. Le chiffre actuel monte en fait d’environ 2.400 personnes sur le site avec les stagiaires d’été. Sur le centre, 60% des salariés sont des cadres et principalement des ingénieurs.

Alternatives Paloises - Au-delà de ces emplois directs, à combien estime-on le nombre d’emplois indirects qui tournent autour de l’activité du centre ?
Thierry Renard - Trois à quatre mille emplois supplémentaires sont directement impactés par l’activité du centre. Il s’agit des personnes qui travaillent directement pour nous en interne, pour la restauration, pour le nettoyage, la maintenance du centre mais aussi le suivi scientifique, les activités géosciences et parapétrolière etc.

Alternatives Paloises - Pour les 60% d’ingénieurs que vous mentionniez, avez-vous des difficultés pour les faire venir à Pau ?
Thierry Renard - Cela dépend toujours de la situation personnelle de chacun. Il y a ceux qui connaissent déjà Pau et son cadre de vie : La proximité de la mer, de la montagne, le climat mais aussi l’accessibilité du marché de l’immobilier à l’achat, même s’il y a quelques problèmes sur le marché de la location. Pour ceux-ci, c’est facile.
Mais il y a, pour d’autres, quelques problèmes d’attractivité et notamment un vrai sujet qui est celui du travail des conjoints. Actuellement, 85% de nos recrutements sont des cadres jeunes dont le conjoint a souvent été rencontré durant les études. Il ou elle a alors un niveau de qualification élevé et cherche aussi à faire carrière. Le cadre recruté veut bien rentrer chez TOTAL mais le conjoint souhaite aussi trouver un emploi sur Pau... Cela peut conduire à des refus d’embauche net, soit à des refus d’embauche sur Pau.

Alternatives Paloises - Comment régler ce problème ?
Thierry Renard - On essaye alors de faire travailler le réseau de relation que nous avons avec les autres sociétés de la région comme Turboméca avec qui nous avons beaucoup de relations. Dans quelques cas très spécifiques il nous arrive de trouver une solution.
C’est un véritable sujet pour les jeunes générations dont les deux membres du couple souhaitent développer une carrière professionnelle.

Alternatives Paloises - Il n’y a pas beaucoup de solutions immédiates...
Thierry Renard - Non. Il faudrait élargir le bassin d’emploi ce qui ne se décrète pas du jour au lendemain. Une des solutions d’avenir consisterait à désenclaver le piémont pyrénéen en ayant des connexions LGV avec Bordeaux centre-ville en 40 ou 50 minutes de transport ce qui est un standard que connaissent les parisiens. Eventuellement Toulouse...
On arriverait alors effectivement à élargir le marché de l’emploi à de grandes métropoles. Pau deviendrait à ce moment-là plus attractif.
La côte Basque peut aussi offrir des opportunités d’emplois d’où le besoin en TER cadencés.

Alternatives Paloises - Le combat pour une liaison LGV avec Bordeaux doit donc être gagné...
Thierry Renard - Si le Piémont Pyrénéen n’obtient pas cette liaison, il aura à long-terme de grosses difficultés économiques.

Alternatives Paloises - Vous parlez particulièrement des transports par train...
Thierry Renard - Oui, pour ce qui est de la vie privée de nos salariés dans la région. Par contre pour les déplacements professionnels vers Paris, le train n’est pas compétitif aujourd’hui. Pour une journée ou deux jours de travail, les temps de trajet sont actuellement rédhibitoires. Avec la LGV, il pourrait le devenir et offrir une alternative crédible à l’avion.

Alternatives Paloises - L’attractivité concerne aussi l’offre éducative...
Thierry Renard - Pour nos salariés internationaux, la scolarité en anglais est nécessaire. « L’international School of Béarn » est importante pour nous, c’est pourquoi nous l’aidons. Elle est installée à Morlaàs depuis une dizaine d’années et nous finalisons un projet pour qu’elle vienne s’installer plus près de Pau à la Cité Multimédia.
Quand nous envoyons nos salariés à l’étranger, il y a presque toujours des solutions sur place pour que leurs enfants suivent une scolarité en français, l’inverse doit être vrai pour les salariés étrangers qui viennent à Pau. Cela concerne environ 100 familles sur les 200 cadres étrangers qui travaillent au Centre Féger.
Pour l’offre d’enseignement supérieur, il y a l’UPPA, l’Ecole de Commerce, les Ecoles d’Ingénieurs qui développent une véritable notoriété sur Pau. C’est bien mais là aussi il y a une demande pour aller sur Toulouse et Bordeaux et là, on revient au problème de l’accessibilité par le train.

Alternatives Paloises - Comment Pau est devenu une des capitales des géosciences au niveau international ?
Thierry Renard - A la base, il y a Lacq et un gaz que l’on ne savait pas produire au début des années 50 : un gaz très acide, des hautes pressions, des hautes températures. Il y avait de gros enjeux technologiques. Lacq a permis des avancés technologiques dont on n’a pas toujours conscience. Cela a permis de développer tout un bassin d’expertises dans les domaines du pétrole et du gaz qui a attiré des sociétés internationales comme Halliburton, Varel, CGG Véritas et bien d’autres.
Le centre de Pau s’est alors développé pour apporter du support administratif et technique à Lacq mais aussi pour les gisements de Saint Gaudens et Saint Marcet. Au fil du temps, le centre de Pau, devenu le CSTJF, s’est transformé en pôle de support technologique pointu pour ELF d’abord puis pour TOTAL. Le Centre Féger travaille aujourd’hui à près de 95% pour les filiales mondiales du groupe. D’une expertise domestique locale, on est passé à une expertise mondiale reconnue par l’ensemble de la profession pétrolière et gazière.
 
Alternatives Paloises - Le « Centre Féger » a des homonymes en Europe ? Peut-il encore se développer ?
Thierry Renard - Au niveau pétrolier, nous sommes un Centre assez atypique en raison de la présence de l’ensemble des spécialités nécessaires à la conduite d’un projet pétrolier, des géologues aux producteurs en passant par les géophysiciens, les foreurs les spécialistes en sécurité et environnement. Shell a aussi un gros centre à La Haye mais le site de Pau est reconnu mondialement, y compris par nos concurrents et nos partenaires qui viennent souvent sur place.

Pour ce qui est du développement, cela dépend bien entendu de l’activité du Groupe TOTAL et de ses projets dans l’amont pétrolier. Le Centre Féger n’a plus besoin de Lacq pour vivre mais son devenir est lié à l’essor de nos activités dans le monde. Un exemple : nous avons actuellement des équipes qui partent en Ouganda sur un nouveau projet, réciproquement une structure va être créée sur Pau pour apporter un support technique à cette nouvelle filiale.

Alternatives Paloises - Globalement, comment jugez-vous l’attractivité du territoire ?
Thierry Renard - La région est globalement attractive. Mais son image, notamment à l’étranger, gagne à être développée. Une anecdote : Quand on annonce à des étrangers qu’ils vont être mutés en France, c’est tout de suite les grands sourires : Paris, les Champs-Elysées, la Tour Eiffel illuminée... et là, on leur confirme que leur destination finale s’appelle Pau. Les sourires se figent souvent tant qu’ils ne sont pas arrivés. Ensuite, une fois ici, la qualité de la vie, surtout pour les familles, fait que les étrangers sont enchantés. L’attractivité à ce moment là est réelle et le bouche-à-oreille en interne est positif.

Pour ce qui est de l’attractivité générale du territoire, nous voulons y contribuer et l’aider à sortir des clichés du béret basque et de la pluie 350 jours par an. C’est tout l’objectif de nos actions de sponsorings culturels et sportifs vers l’OPPB, du Grand Prix de Pau, de la Section Paloise, la réfection de la Chapelle des Réparatrices. Ce qui est bon pour la notoriété de Pau est bon pour le CSTJF !

Alternatives Paloises - Au niveau attractivité, il y a ici, en plus du pôle géosciences, un très important pôle aéronautique. Y a-t-il des passerelles entre ces deux mondes ?
Thierry Renard - Ce ne sont pas les mêmes métiers. Nous sommes assez éloignés même s’il s’agit de milieux qui vont se rejoindre d’un point de vue catégorie socioprofessionnelle. Dans les deux cas, nous nous trouvons dans le monde de la technique, celui des ingénieurs, de la recherche avec des équipes qui travaillent sur des projets qui les passionnent, tant chez Turboméca que comme chez nous.

Nous venons de faire un séminaire en commun Turboméca-Total sur la formation des tuteurs de travailleurs handicapés qui viennent chez nous dans le cadre d’une formation annuelle diplomate. Indiscutablement, les équipes se retrouvent sur la passion de leur métier.

Alternatives Paloises - L’immobilier à Pau et sa région correspond-il à la demande d’hébergement des cadres détachés au Centre Féger ?
Thierry Renard - Le marché de la location est très limité sur Pau et sa périphérie. Cela est une constante depuis de nombreuses années. Des cadres qui arrivent de Paris, sans forcément vouloir acheter un logement, ont des difficultés à trouver à louer. Généralement, ils ne veulent pas vendre leur domicile parisien de crainte que les prix se soient envolés le jour où ils auront à repartir sur place. Ils cherchent alors à louer et trouvent difficilement.

Il faut savoir que le « turnover » en interne des ingénieurs est rapide étant donné le rythme des mutations qui est de 3 ou 4 ans. Plus des 2/3 des cadres au CFTJF ont déjà travaillés à l’étranger. Il y a donc sans arrêt des besoins en immobilier émanant de chez nous.

Par ailleurs, pour les cadres partants, souvent ils ne louent pas leur domicile, car les destinations peuvent être « compliquées » d’un point de vue géopolitique et l’éventuelle nécessité de les rapatrier rapidement rend préférable de garder leur domicile palois disponible. Nous les incitons dans ce sens. Le récent rapatriement de nos salariés de Lybie a justifié cette politique. Quasiment tous ont pu se reloger chez eux immédiatement et continuer leurs travaux depuis le Centre Féger où nous les avons accueillis.


- propos recueillis par Bernard Boutin

Plus sur le Centre Féger : http://www.larepubliquedespyrenees.fr
et http://www.total.com


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Votre commentaire



> Thierry Renard
29 août 2011, par Coopain des bois  
l’alibi LGV

Vous notez avec justesse la non pertinence de la LGV pour la relation vers la capitale. Par contre vous rajouter : "Il faudrait élargir le bassin d’emploi ce qui ne se décrète pas du jour au lendemain. Une des solutions d’avenir consisterait à désenclaver le piémont pyrénéen en ayant des connexions LGV avec Bordeaux centre-ville en 40 ou 50 minutes de transport ce qui est un standard que connaissent les parisiens. Eventuellement Toulouse..."

Toutes les études universitaires sur les effets d’une desserte TGV sur un territoire confirment que l’effet d’aspiration socio économique profite aux grandes métropoles au détriment des villes moyennes. D’autre part, le coût de réalisation, de gestion ruineux de cette infrastructure nécessite des impératifs préalable de trafics : " L’existence d’une demande préalable de transport est essentielle : la LGV répond à une demande, mais ne la crée pas. Ainsi, une ligne LGV ne serait justifiée que si elle relie deux grands centres urbains offrant un potentiel de demande en transport ferroviaire à grande vitesse situé entre 12 et 15 millions de passagers par an, soit environ 40 000 personnes par jour" (Corinne Blanquart juillet 2011)

De tels investissements inutiles ont pour conséquence d’empêcher les investissements pertinents utiles pour assurer le développement socio économique de nos territoires, en particulier en favorisant réellement les capacités de relations intra et inter régionales.

Vous concluez : "Si le Piémont Pyrénéen n’obtient pas cette liaison, il aura à long-terme de grosses difficultés économiques."

Ce projet LGV ne se fera jamais. Heureusement car sa réalisation ne pourra qu’accroitre les difficultés économiques de ce territoire. Il s’agit donc d’un alibi pour excuser par avance, l’échec de votre politique pour assurer le développement socio économique de ce territoire.

Dois je en conclure que vous n’avez pas de perspectives politiques intéressantes à nous proposer ?

> Thierry Renard
29 août 2011, par Daniel Sango  

Le plaidoyer pour la LGV à Pau n’est pas crédible. Tout d’abord même si elle venait à Pau, elle ne permettrait pas un AR dans la journée sur Paris, ce que permet l’avion (d’ailleurs, les moyens modernes de communication permettront de limiter ces déplacements d’un jour)

Pour ce qui est des déplacements internationaux, le TGV ne sera pas un concurent car il est beaucoup plus facile de partir de Pau ou Tarbes en avion, avec correspondance à Paris. Le surcoût aérien est négligeable par rapport au prix du billet.

D’autre part, le problème du travail des conjoints, s’il constitue un point important, n’est pas majeur. Il faut dire que entrer chez Total, en particulier les cadres et techniciens ce n’est pas pour faire carrière ni en couple, ni en France ! On fait un choix de vie avec une mobilité,...qui estd’ailleurs contractuelle.

Quand on est muté à Port Harcourt, a Balikpapan ou à Luanda, le problème du travail du conjoint ne se pose même pas...il n’y a rien !

Il y aura une LGV jusqu’à Dax, cela rapprochera Pau de Paris, et n’aura aucune conséquence négative pour Total.

  • > Thierry Renard
    29 août 2011, par Maximo  
    Thierry Renard : "Si le Piémont Pyrénéen n’obtient pas cette liaison, il aura à long-terme de grosses difficultés économiques."
    Eh bien voilà... tout est dit. Comme nous savons bien que nous n’aurons jamais cette LGV .........
    A@P : "Le Centre Féger a des homonymes"
     ??? smiley ???

  • > Thierry Renard
    29 août 2011, par Rêveur des villes  

    DS : "Il y aura une LGV jusqu’à Dax".

    Vous êtes optimiste. Qui va sortir les milliards d’€ ?

  • > Thierry Renard
    29 août 2011, par pehache  
    Pourquoi pas Total ? Ils en ont plein les poches, de milliards d’euros smiley

  • > Thierry Renard
    30 août 2011, par Daniel Sango  

    Bien sûr il y aura une LGV jusqu’à Dax parceque c’est une ligne internationale qui connecte l’Espagne à l’Europe.

    Le financement sera un peu plus douloureux pour l’Etat français car il n’y aura pas d’investisseur privé, mais les collectivités locales devront mettre la main à la poche.

    Pour le tronçon Dax Espagne l’Europe financera plus. Quant au calendrier, il est certain que cela risque de glisser un peu, mais cela se fera ...

  • > Thierry Renard
    30 août 2011, par Rêveur des villes  
    Comme l’Espagne aura bientôt l’axe : Madrid - Barcelone - Montpellier, je pense pas que celui-ci devienne une priorité, du moins, pas avant longtemps, longtemps !

  • > Thierry Renard
    30 août 2011, par Maximo  
    L’Espagne, peut-être pas, Rêveur. Mais comme la Catalogne pour Barcelone, le Communauté autonome d’Euskadi voudra une liaison Madrid <-> Bilbao/Vitoria <-> Paris & Bruxelles

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